Les caméras infrarouges : ergonomie et facilité d’utilisation

Les caméras infrarouges : ergonomie et facilité d’utilisation

Ponts thermiques, défauts d’isolation ou fuites de planchers chauffants sont autant de défauts rapidement visibles par une caméra infra-rouge. Mais attention, à chaque problème son matériel…






Mise en évidence de défauts ­d’isolation, d’infiltrations d’air, de ponts thermiques, de présence ­d’humidité ou mauvais serrages de cosses dans une armoire électriques par exemple, voilà le champ d’action de ces caméras thermiques que tout le monde, ou presque, utilise aujourd’hui dans le domaine de la construction.

 

©Testo

 

Ces matériels ont déjà fait leurs preuves dans des secteurs divers et variés tels que l’industrie, la sécurité, la recherche, l’automobile et même l’environnement, rien de tel, en effet, qu’une caméra thermique pour observer les cerfs dans la nature à la saison du brame.

 

Alors pourquoi le Bâtiment n’utiliserait pas les atouts de la technologie infra-rouge pour régler ses problèmes de chantiers ?

 

Applications curatives et préventives. La thermographie permet d’établir des diagnostics électriques et thermiques prouvant par la visualisation les défauts thermiques d’une construction, afin de définir les actions à mener pour les résoudre.

 

Les applications curatives sont évidentes et maintenant reconnues par bien des entrepreneurs, mais les actions préventives sont aujourd’hui un secteur en pleine expansion avec les réglementations thermiques successives.

 

Les tests d’étanchéité à l’air et de thermographie s’imposent dans le processus de construction. Quand on sait que les pertes de chaleur liées à des fuites d’air dans les cheminées, les toitures et les greniers, les entrées d’air et les fenêtres ou portes mal isolées peuvent représenter jusqu’à 50% de la consommation d’énergie d’une habitation, on voit là l’importance de ces tests.

 

Les 6 critères de sélection

 

Des paramètres de choix, il y en a autant que de caméras ou presque ! On affiche des plages de températures, des pointeurs laser, des tailles d’écran ou encore des autonomies de batteries, mais certains sont indispensables pour bien choisir sa caméra thermique.

 

  1. La qualité de l’image.

Les modèles de base proposent une résolution de 60 x 60 pixels, alors que les plus performants affichent 640 x 480 pixels. Cette dernière résolution devient d’ailleurs un standard pour les inspections avancées des thermographes professionnels.

 

  1. La sensibilité thermique.

C’est la plus petite différence de température détectée et visualisée par une caméra. Exprimée en [°C] ou [mK], elle avoisine 0,03 [°C] ou 30?[mK] pour les appareils les plus perfectionnés.

 

  1. L’exactitude.

Dans les fiches techniques, l’exactitude est exprimée en pourcentage et en degré, elle donne une indication sur la marge d’erreur de la caméra. Généralement on observe des valeurs de + ou -2% ou + ou -2?°C, mais certains affichent + ou – 1% ou + ou – 1°C.

 

  1. Fonctions de la caméra.

L’émissivité, la température apparente réfléchie, la distance et l’humidité relative sont autant de fonctions qui font opter pour une caméra plutôt que pour une autre. La correction manuelle de la plage et du niveau des images thermiques est une fonction tout aussi importante car sans elle, l’opérateur ne pourra pas régler son échelle de température.

 

  1. Les logiciels.

Après l’inspection sur le chantier, il est indispensable de reporter les relevés afin de les analyser et de faire un rapport à son client.

 

  1. La formation.

Des offres de formation sont aujourd’hui proposées par une grande majorité des acteurs de ce secteur. Elles peuvent se faire sur chantier ou directement dans un centre de formation dédié.

 

 

Savoir choisir son matériel…

 

Pour bien réaliser ces tests, encore faut-il avoir le bon matériel. Comment s’y retrouver dans l’offre pléthorique que proposent les industriels ? Pas évident, mais six paramètres permettent d’y voir plus clair. La qualité de l’image d’abord est un facteur important, une résolution élevée permet de voir, de mesurer et de comprendre plus précisément une situation.

 

La sensibilité thermique et l’exactitude sont deux critères qui témoignent de la précision de la caméra. Ses fonctions comme le réglage de l’émissivité et de la température sont un atout supplémentaire, gage que l’on est face à un matériel de professionnel. Les logiciels associés permettent de transmettre les relevés sur site, de les analyser et de faire son compte-rendu.

 

Vérifier l’existence d’une offre de formation ! Dernier critère important, l’offre de formation. Sur ce dernier point les fabricants sont unanimes. Il est fortement recommandé de se former à la manipulation de ces caméras thermiques.

 

Ainsi on comprendra mieux ce que l’on voit sur ce petit écran coloré, et on apprendra les rudiments de leur utilisation, comme par exemple réaliser les thermo-grammes le soir ou tôt le matin pour éviter que les mesures soient faussées par un ensoleillement des façades trop important. Alors même si aujourd’hui l’utilisation d’une caméra thermique est devenue chose courante, il n’en demeure pas moins qu’elle requiert un minimum de savoir-faire.

 

 

Source : batirama.com / Laurent Denovillers

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