Des mesures d'urgence demandées par les professionnels pour répondre à la hausse des prix

Des mesures d'urgence demandées par les professionnels pour répondre à la hausse des prix

La Capeb et la FFB tirent la sonnette d'alarme et demandent au gouvernement des aides aux entreprises pour faire face à la hausse des prix des matériaux de construction ainsi que celle des coûts de l'énergie.



Après la crise sanitaire qui a déclenché une crise des matériaux de construction, la guerre en Ukraine renforce les risques de pénuries et d'inflation de l'ensemble des coûts de production.

 

Le 9 mars, le président de la Capeb Jean-Christophe Repon a adressé une lettre au ministre de l'Economie Bruno Le Maire afin d'attirer son attention sur la situation des entreprises du bâtiment soumises aux augmentations de prix et aux difficultés d'approvisionnement pour les matières premières, les matériaux et les matériels. On peut lire dans ce courrier : "Il est indispensable que ces entreprises [les entreprises artisanales du bâtiment, NDLR] fortement génératrices d'activité et d'emplois bénéficient des mesures envisagées dans le futur Plan résilience économique, suggéré par le Président de la République, afin qu'elles puissent amortir ce nouveau choc (...) A cela s'ajoutent depuis cette semaine, des annonces de hausses de prix intempestives de fabricants et distributeurs. A titre d'exemple, certaines de nos entreprises viennent d'être averties d'augmentations pour les armatures aciers de 15 % et pour le treillis soudé de 25 % (...)"

 

Le 11 mars, c'est au tour de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) de demander, via un communiqué de presse, des mesures d'urgence aux pouvoirs publics. Olivier Salleron, président de la FFB, indique : "Les artisans et entrepreneurs du bâtiment, qui ont porté l'économie au cours des derniers mois dans une situation déjà tendue, ne pourront pas tenir sans mesures exceptionnelles."

Voici les mesures demandées par la FFB :

  • une mesure transitoire de baisse du taux de TVA sur les carburants ;
  • un gel des prix de l'énergie et des carburants ;
  • la prise en charge intégrale de l’activité partielle qui découlerait de pénuries ;
  • dans les marchés publics, la prise en compte systématique des demandes d'indemnisation, d'avenant au marché, de non application des pénalités de retard ;
  • la mise en œuvre de la théorie de l'imprévision tant dans les marchés publics que dans les marchés privés en vue d'imposer une renégociation des prix aussi longtemps que durera le conflit.

 

La Capeb a annoncé avoir convenu d'un rendez-vous en visioconférence pour évoquer ces problèmes. Sans nul doute, une réponse gouvernementale devrait suivre dans les jours qui viennent.


Source : batirama.com / E. Wood / Photo © ResoneTIC

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