La Réunion : la nouvelle route du littoral cumule retard et surcoût

La Réunion : la nouvelle route du littoral cumule retard et surcoût

A la Réunion, la nouvelle route du littoral, chantier pharaonique censé désengorger l'île, sera livrée avec 7 ans de retard et un coût supplémentaire de 600 millions d'euros, selon le conseil régional.





Entamé en 2014, ce chantier titanesque reliant Saint-Denis (nord) à La Possession (ouest) devait être livré en 2020-2021. Il ne sera cependant pas terminé avant 2027 ou 2028, et le montant des travaux atteindra finalement 2,2 milliards d'euros au lieu du 1,6 milliard initialement prévu, a indiqué Huguette Bello, présidente du conseil régional, au cours d'une assemblée plénière spéciale de la Région.

 

Les élus régionaux ont d'ailleurs estimé que la Région n'avait pas la capacité financière de finir seule la route. Ils ont décidé de "négocier auprès de l'Etat une contribution financière complémentaire". Par ailleurs, la collectivité régionale risque aussi d'avoir à verser près d'un milliard d'euros d'indemnités diverses au groupement de BTP (Bouygues et Vinci) attributaire du marché de construction de cette route "interminable", a souligné Huguette Bello.

 

Ces montants sont "aussi irréalistes que scandaleux" a estimé la présidente de Région. La collectivité va poursuivre les tentatives de conciliation avec le groupement et "portera ces affaires en justice", si un accord n'est pas trouvé.

 

Une décision à prendre concernant les 2,7 km de route manquante

 

Au cours de cette séance spéciale, la Région devait notamment déterminer si les 2,7 km manquants pour terminer l'ouvrage devaient être construits en digue ou en viaduc, comme le reste de l'ouvrage. Mais à l'unanimité, majorité et opposition comprises, les conseillers régionaux ont décidé d'attendre de nouvelles expertises pour prendre une décision.

 

Baptisée nouvelle route du littoral (NRL), l'ouvrage long de 12,7 km construits sur la mer est destiné à remplacer l'actuelle route à quatre voies entre Saint-Denis (nord) et la côte ouest. Cet axe de circulation, vital pour l'économie de l'île, régulièrement saturé, est également souvent fermé en raison de chutes de rochers venant de la falaise instable qui le surplombe, ou quand les conditions de mer sont dangereuses.

 

Ce chantier sans fin avait provoqué l'agacement du président de la République Emmanuel Macron, qui avait en octobre 2019 déploré: "nous n'avons collectivement pas su être au rendez-vous".



Source : batirama.com

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