Point sur le risque sismique en France

Point sur le risque sismique en France

Le risque sismique est la possibilité qu’un séisme se produise et occasionne des dommages humains, économiques et environnementaux plus ou moins importants. Quel est ce risque sur le territoire français et comment est-il prévenu ? Il est temps de faire le point sur le risque sismique en France.



La France, un pays à sismicité modérée

 

À l’exception des Antilles, la France est un pays à risque sismique modéré du fait de son éloignement avec les frontières des plaques tectoniques. En effet, en France métropolitaine, les déformations tectoniques sont principalement dues à la collision de la plaque eurasiatique avec la plaque africaine. Cela entraîne une sismicité hétérogène sur le territoire et modérée, avec des magnitudes généralement très inférieures à 6.

 

Néanmoins, le risque sismique est bien présent en France, qui subit chaque année une centaine de séismes de magnitude supérieure à 3 et une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5. Les différentes zones sont cartographiées sur un zonage sismique.

 

Le zonage sismique

 

Le zonage sismique permet l’application de mesures de prévention du risque sismique pour les bâtiments, équipements et installations à risque dit « normal » - dont les dommages liés à un séisme sont circonscrits à leurs occupants et à leur voisinage immédiat.

 

5 zones sont répertoriées dans le zonage sismique. Les zones 1 à 4 concernent la métropole et seules les Antilles françaises sont concernées par la zone 5, celle de risque de sismicité la plus forte. Le zonage actuel ne considère aucune région comme exempte de tout aléa sismique.

 

Sur le territoire métropolitain, les zones montagneuses des Pyrénées, des Alpes, des Vosges et du Jura ainsi que le littoral méditerranéen dans sa globalité sont les régions pour lesquelles le risque de sismicité est le plus élevé.

 

La Gironde et les régions du nord de la France font, pour leur part, partie de zones à faible risque de sismicité.

 

Le zonage sismique est employé lors de la construction ou la rénovation lourde de bâtiments pour mettre en œuvre des précautions de conception et de matériaux. Ces mesures de construction parasismique visent à éviter les dommages structuraux et humains en cas de séisme.

 

Bonnes pratiques de construction parasismique

 

La construction parasismique consiste à résister à un niveau d’agression sismique défini au préalable pour chaque zone de sismicité établie. Pour le niveau déterminé, le bâtiment qui suit les règles de construction parasismique peut subir d’importants dommages, mais ne doit en aucun cas s’écrouler sur ses habitants.

 

Pour ce faire, la construction parasismique repose sur cinq principes fondamentaux :

- le choix du site d’implantation,

- la conception architecturale,

- le respect des règles parasismiques,

- la qualité de l’exécution,

- la maintenance des bâtiments.

 

Des règles de construction particulières sont appliquées pour les bâtiments et infrastructures spécifiques à risque dit « spécial » - dont les dommages, même mineurs, liés à un séisme peuvent ne pas être circonscrits à leur voisinage immédiat -, qui garantissent la sécurité des populations dans le cas de séismes de magnitude bien plus forte que pour les bâtiments à risque « normal ».

 

Sont classés comme bâtiments spécifiques les barrages, centrales nucléaires ou industries à risque.


Source : batirama.com

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