Outillage électroportatif: un marché dynamique !

Outillage électroportatif: un marché dynamique !

Le marché de l’outillage électroportatif est dynamique. Puissantes, efficaces… ces machines ont tout pour plaire.





 

L’outillage électroportatif s’utilise de plus en plus dans les différentes activités du bâtiment pour découper, visser, percer, buriner, poncer. Ces outils (à mouvements rotatifs percutants ou alternatifs fonctionnant en filaire ou sur batterie) permettent d’augmenter la capacité de travail.

 

 

Performants, polyvalents, maniables, légers, ils peuvent se faufiler dans les moin­dres recoins. Mais attention, leur utilisation peut ne pas être sans nuisance ni conséquence : nuisance physique due aux vibrations, aux bruits ou encore à l’inhalation des poussières de bois, accidents corporels lors de l’utilisation.

 

Des risques maîtrisés

 

Avec les années, les constructeurs d’outillage électroportatif se sont donc attachés à maîtriser tous ces risques.

 

Ils ont travaillé sur le capotage de l’outil, l’accès aux organes en mouvement, l’intégration de débrayage de sécurité, de démarreur progressif, de systèmes antivibratiles ou de dispositifs de captage de poussières (système d’aspiration intégré et amovible sur les perceuses à percussion et les perforateurs par exemple) ­l’opérateur… tout en ­travaillant parallèlement sur l’ergonomie, le poids et l’encombrement en mettant au point des moteurs plus compacts et plus puissants.

 

Les batteries Lithium haute-performance posent de nouveaux jalons en termes d’endurance par rapport aux batteries Nickel : la recharge est plus rapide, l’autonomie plus grande et ce, sans aucun effet mémoire.

 

 

AVIS D'EXPERT

 


Armelle Philippart
Secrétaire Général du Secimpac
(Syndicat des entreprises de commerce international de machines portatives).


« Ramener machines et batteries usagées chez le distributeur »



« Si les constructeurs travaillent à proposer des outils performants tout en permettant d’assurer la santé et la sécurité de l’utilisateur, la prise en compte de l’environnement et la responsabilité écologique constituent un autre axe fort de développement.

 

Deux préoccupations qui ont conduit par exemple à la mise au point de moteur à induction, fonctionnant sans charbon, permettant de réduire les émissions de CO2, gaz à effet de serre, et de faire des économies d’énergies puisqu’il génère moins de déperditions électriques et de frottements qu’un moteur conventionnel.

 

A l’autre bout de la chaine, les constructeurs sont également de plus en plus impliqués pour répondre à la Directive européenne 2002/96/CE “Equipements électriques et électroniques” transposée en droit français par le décret n° 2005 – 829 du 20 juillet 2005. Elle prévoit le financement de la collecte et du recyclage des machines.

 

La réglementation sur les piles et accumulateurs portables professionnels prévoit la récupération des batteries usagées. Le conseil à donner aux artisans est donc de ramener leurs outillages et batteries usagées chez leur distributeur afin qu’ils puissent être collectés.

 

Les fabricants travaillent également leurs produits en termes d’éco-conception : il existe par exemple des batteries fonctionnant avec plusieurs appareils d’une même marque.»

 

Alimentation : bien dimensionner le groupe électrogène

 

 

Lorsqu’aucun réseau électrique n’existe sur le chantieril est indispensable de calculer la puissance du groupe électrogène (kVA) nécessaire à l’alimentation des machines électroportatives de type filaire :
kVA du groupe électrogène = puissance absorbée en kW x 1,25.
La puissance absorbée correspond à la consommation réelle du courant du moteur à vide.




 

“Vibration” : un critère de choix à ne pas négliger

 

Douleurs dans les bras et les mains ou au niveau des articulations, fourmillements et engourdissements, perte de sensation au toucher… Ces troubles sont à surveiller.
L’utilisation de machines vibrantes tenues à la main peut entraîner à long terme des troubles vasculaires et ostéoarticulaires de la main et plus globalement des membres supérieurs.

 

Afin de réduire ce risque, le décret n°?2005 – 746 du 4 Juillet 2005 transcrivant en droit français la Directive “Vibration” 2002 / 44 / CE définit donc d’une part, une valeur limite d’exposition journalière (mains / bras) qu’il est interdit de dépasser, fixée à 5 m/s2 sur une période de 8 heures et, d’autre part, un seuil d’exposition journalier de 2,5 m/s2 au-dessus duquel les entreprises doivent prendre des dispositions techniques ou organisationnelles.

 

Il faut ainsi utiliser des accessoires visant à réduire les vibrations (gants de protection antivibrations, poignées spéciales…), instaurer des pauses, des temps de récupération et une rotation des tâches.

 

Sensibiliser les salariés

 


Conformément à la législation, le chef d’entreprise doit mesurer l’exposition aux vibrations directement sur la machine ou l’évaluer à partir d’une estimation de l’accélération. Il doit également sensibiliser et informer ses salariés sur les risques potentiels lors de l’utilisation de machines vibrantes, leur donner des conseils de prévention.

 

Pour réduire le niveau des vibrations, il est, par exemple, conseillé d’avoir une bonne position de travail en n’exerçant pas d’efforts de poussée et de préhension trop importants sur l’outillage, de se protéger du froid et de l’humidité et de choisir des outils les moins ­vibrants possible ou équipés de systèmes antivibratiles.

 

A noter que la Directive européenne “Machines” demande aux constructeurs  de préciser dans leurs notices d’instruction les niveaux vibratoires (déterminés en laboratoire) émis par les outils tenus à la main. Pensez à vous y référer avant tout achat.

Pour en savoir plus :

  • Mémo santé “Vibrations, matériel portatif” à destination des chefs d’entreprise artisanales et des salariés, ­réa­lisé par l’IRIS ST, pôle santé-sécurité créé par la Capeb en collaboration avec la Ficime (Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique) et le Secimpac (Syndicat des entreprises de commerce international de machines portatives). www.iris-st.org
  • “Syndrome des vibrations, la main en danger” édité par l’Inrs (Institut national de recherche et de sécurité) pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

 

Poussières de bois : pensez au dispositif de captage !

 

 

Lors de l’usinage, les machines portatives utilisées dans les entreprises de charpente ou de menuiseries, sur chantier comme en atelier, émettent une quantité importante de poussières de bois qui, on le sait, nuisent à la santé : une exposition prolongée peut être à l’origine d’allergies cutanées ou respiratoires voire de certains cancer comme celui des sinus…

 

Depuis le 1 juillet 2005, il existe donc en France une valeur limite d’exposition professionnelle en termes de poussière de bois : 1 mg/m3 sur une période de 8 heures. En plus du port d’un masque de protection respiratoire de type FFP3 (recommandé lors de  travaux prolongés particulièrement émissifs en poussières de bois), un certain nombre d’actions de prévention sont à prévoir sur chantier et en atelier.

 

Sur le chantier, toutes les machines portatives mobiles doivent être équipés de dispositifs de captage intégrés et être raccordées à des aspirateurs mobiles de classe M qui vont recycler l’air en permanence (le démarrage des 2 appareils est alors simultané).

 

Ces aspirateurs doivent être équipés de filtres antistatiques, de système de décolmatage avec indicateur de colmatage du filtre.

 

En atelier, le captage des poussières sur les machines portatives se fera à l’aide d’unité fixe d’aspiration à haute dépression dont le débit est à calculer en faisant la somme des débits des machines susceptibles de fonctionner en même temps (compter par exemple de 150 à 200 m3/h de débit pour une scie circulaire ou une défonceuse et 80 m3/h pour une ponceuse orbitale).

 

Lors du choix de votre outil électroportatif, exigez que le constructeur vous indique le débit d’aspiration à mettre en œuvre avec la perte de charge associée et vérifier que le diamètre d’embout de la machine est compatible avec le diamètre du flexible de raccordement au groupe d’aspiration.

Pour en savoir plus :

Guide “Machines portatives et poussières de bois” édité par l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics). www.oppbtp.fr



Chocs électriques : surveillez la classe d’outillage !

 

 

Les accidents d’origine électrique, même s’ils sont mieux maîtrisés, restent toujours présents.
Lorsque l’outil portatif est raccordé à une alimentation, des dispositions de protection sont donc à prendre selon les conditions d’installation et la classe électrique de l’outillage (classe 0, I, II, III) :

  • les outils de  classe 0 sont formellement interdits dans toute utilisation professionnelle ;
  • les outils de la classe I peuvent être utilisés sous réserve que l’installation permette la mise à la terre et qu’un disjoncteur différentiel à haute sensibilité protège l’outil ;
  • les outils de classe II dits “à double isolation ou isolation renforcée” assurent par eux-mêmes la sécurité contre les chocs électriques ;
  • les outils de la classe III sont conçus pour fonctionner en circuit très basse tension de sécurité (TBTS) ou très basse tension de protection (TBTP) et être alimentés sous une tension inférieure ou égale à 50 volts en courant alternatif ou 120 volts en courant continu. Sur chantier, il faut choisir un matériel de tension nominale inférieure ou égale à la moitié de ces valeurs soit 25 V en courant alternatif et 60 V en courant continu.

 

 

Source : batirama.com / Virginie Bourguet

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