Paysagistes : la reprise se fait attendre

Paysagistes : la reprise se fait attendre

Malgré un chiffre d’affaires toujours à la baisse en 2010, la filière a créé près de 2000 emplois l’an dernier.






 

L’Unep-les entreprises du paysage et le Groupe Agrica publient le baromètre économique semestriel du secteur du paysage. Avec un chiffre d’affaires global en baisse de -1,5 % pour l’année 2010, la reprise attendue se fait attendre. La détérioration d’activité est particulièrement marquée pour l’activité de création-aménagement, et les marchés publics sont les plus touchés. Cependant, en 2010, le secteur continue d’embaucher avec une création de 1 800 emplois nets. Les conditions climatiques particulièrement rigoureuses du début et de la fin d’année 2010 ont globalement affecté le secteur du paysage qui semblait pourtant renouer avec une dynamique positive à l’issue du 1er semestre. Sur l’ensemble de l’année, le rythme d’évolution du chiffre d’affaires lié à la création, l’aménagement et l’entretien de jardins et espaces verts est en baisse de -1,5 %. Un repli similaire à celui que les professionnels avaient vécu en 2009. Concernant plus spécifiquement ce dernier semestre, le léger regain d’activité observé au printemps (+2 % au 2e trimestre) n’a donc pas suffi à compenser les mauvais chiffres des 3e et 4e trimestres (-1,5 % 4,5 %).

 

L’entretien résiste mieux

 

La création et aménagement de jardins et espaces verts est plus affectée que l’activité d’entretien, en particulier sur le dernier trimestre 2010 : -5,5 % pour la création et -2,5 % pour l’entretien. Sur l’ensemble des douze derniers mois, le chiffre d’affaires de l’activité de création souffre d’une baisse de -2,5 %, tandis que les revenus liés à l’entretien ne fléchissent que de -0,5 %.

 

Marchés publics plus impactés

 

Qu’il s’agisse des particuliers, des entreprises (immobilier, syndics, HLM…) ou des collectivités, aucune clientèle n’échappe à la forte dégradation d’activité observée au dernier trimestre 2010. Les marchés publics accusent une baisse particulièrement brutale à -7 %, celui des particuliers à -4 % et celui des entreprises à -2,5 %. Sur l’année 2010, les revenus liés aux marchés publics sont en diminution de 2,5 %, alors que ceux provenant des particuliers sont en recul de 1,5 % et ceux issus de la clientèle professionnelle stagnent à 0. A l’échelle des 20 000 entreprises et des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires du secteur, rappelons que les marchés publics représentent 32 % du CA, 40 % pour les particuliers et 27 % pour les entreprises (Chiffres clés 2009 des entreprises du paysage).

 

Des embauches qui ne faiblissent pas

 

Toutefois, les entreprises du paysage demeurent créatrices nettes d’emplois au cours du second semestre 2010 : plus de 5 700 salariés ont été embauchés, pour 5 100 départs sur la période. 11 % des chefs d’entreprise déclarent rencontrer des difficultés à embaucher, proportion en augmentation par rapport à la même période 2009 (7 %). Ce taux est toutefois en net recul comparé aux 19 % du premier semestre 2010. Phénomène lié aux difficultés à recruter du personnel qualifié, la part des embauches en CDI tend à se renforcer : 40 % contre 34 % l’année passée. Au total, le nombre d’emplois nets créés en 2010 s’élève à 1 800. Sur la longue période, les intentions d’embauches demeurent stables : un peu plus d’1 professionnel sur 5 envisage d’embaucher au cours du premier semestre 2011.

 

Moral en berne

 

Comparé au premier semestre, l’état des carnets de commandes est marqué par une forte baisse durant la seconde moitié de 2010. Les prises d’ordres s’établissent désormais à un niveau proche de celui enregistré fin 2009 : 120 jours. Ayant connu plusieurs jours d’inactivité totale à cause de la neige, les entrepreneurs ont un moral en berne pour la première fois depuis deux ans. Ils ne sont plus que 41 % à se montrer optimistes (55 % en 2009) en ce qui concerne l’évolution de leur activité sur les 6 mois à venir. Compte-tenu de la contraction des prises d’ordre, les carnets de commandes deviennent la préoccupation majeure des chefs d’entreprise (53 %) devant les charges sociales et fiscales (38 %).

* Enquête réalisée par l’institut I+C pour le compte de l’Unep et du Groupe Agrica en janvier 2011 auprès de 350 paysagistes réparties comme suit : 100 entreprises de 5 salariés et moins, 150 entreprises de 6 à 19 salariés et 100 entreprises de plus de 20 salariés.

 

Source : batirama.com 

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