INIES devient la base de données des bâtiments E+C-

INIES devient la base de données des bâtiments E+C-

Inies publie son baromètre 2016 : sa base compte 1651 FDES* et 403 PEP ecopassport. Son ambition : préparer la future Réglemention thermique 2020.





INIES, la base numérique de données environnementales de l'Alliance HQE-GBC, a fait le bilan de son activité 2016. Cette base réunissant les Fiches FDES (Fiches de déclarations environnementales et sanitaires) et les PEP ecopassport, sert de source d'informations pour l'évaluation de la performance des bâtiments.

 

La FDES d'un produit de construction présente les résultats d'Analyse de Cycle de Vie (ACV) en conformité avec la norme européenne NF EN 15804 et complétés par les informations sanitaires. Les PEP ecopassport sont les cartes d'identité environnementales des équipements du bâtiment.

 

L'ambition avec cette base est de préparer la future RT 2020 pour les bâtiments Bepos et bas carbone dits E+C-, en permettant pour un nouveau projet d'évaluer l'ACV du bâtiment. Pour cela un référentiel est constitué avec des données de qualité, des méthodes de calculs et des valeurs cibles.

 

La vérification des fiches par un tiers devient obligatoire à partir du 1er juillet 2017. Pour l'instant 23 vérificateurs ont été habilités FDES et vérifiés INIES et 21 sont habilités PEP ecopassport.

 

 

En décembre 2016, la base contenait 1651 FDES et 403 PEP ecopassport pour 141 déclarants. Le niveau de déclaration n'est pas homogène. Pour les catégories de produits qui ne sont pas couvertes, des données par défaut (au nombre de 292 à fin 2016) sont fournies par le CSTB et l'ADEME. © INIES

 

Une dynamique pour les matériaux biosourcés

 

« La dynamique existe concernant les matériaux biosourcés comme les isolants, mortiers, linoléum, éléments en bois, etc. Nous en sommes à 167 FDES soit une hausse de 40% par rapport à 2015. Enfin environ 45% des produits soumis à la réglementation COV sont numérisés soit 646 produits », se félicite Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l'Alliance HQE-GBC.

 

« Par ailleurs, nous avons lancé en février 2017 une opération pilote avec sept premières opérations labellisées et un observatoire. L'enjeu est de tester la faisabilité économique et thermique des nouveaux objectifs de performance et de fixer les futurs seuils réglementaires », met en avant Emmanuel Acchiardi, sous-directeur de la qualité et du DD dans la construction au sein du ministère.

 

Ces données qualifiées sont importées dans les logiciels d'ACV pour faire les bilans carbone de projets. Actuellement cinq logiciels sont compatibles avec la base soit Elodie du CSTB, OneClick LCA de Bionova, ThermaACV de logiciels Perrenoud, novaEQUER de Izuba Energies et ClimaWin de BBS Slama.

 

 

Exemple de résultats dans Elodie, l'outil en ligne du CSTB conçu pour faire le bilan de projets à la réception © CSTB

 

Un démarche ouverte à d’autres logiciels

 

« Cette démarche est ouverte à d'autres logiciels. Nous veillons à l'utilisation de données environnementales de qualité, avec la base INIES comme source unique et la prise en compte des calculs des contributeurs (eau, énergie, chantier, etc).

 

Nous nous assurons en outre de la bonne communication entre le logiciel et le Conseil de Surveillance présidé par la DHUP », confie Laurent Guldner, Chef de projet Performance environnementale des bâtiments et économie circulaire à la DHUP (Direction habitat, urbanisme et paysage) du Ministère du Développement Durable.

 

Le principe est de permettre à plusieurs logiciels d'être certifiés, en accompagnant les éditeurs  afin de garantir l'homogénéité et la reproductibilité des résultats. Une méthode est mise à leur disposition et non un moteur de calculs comme ce fut le cas pour la RT2012.

 

Sélection prochaine d’un bureau d’étude par région

 

« Enfin nous avons lancé un appel d'offres pour sélectionner un Bureau d'études par région, pour former et piloter les usagers et pour réaliser 20 ACV sur des projets dans le but d'avoir à moyen terme 400 ACV de projets », assure Joëlle Kergreis, Directrice exécutive adjointe des programmes de l'Ademe.

 

Le jeu des questions et réponses entre la salle et les intervenants fut assez instructif. Un des points soulevés fut celui des unités fonctionnelles qui sont données par les déclarants et qui nécessitent de faire attention à la conversion d'unités.

 

Un autre point concernait les valeurs par défaut qui sont volontairement majorées et qui peuvent changer fortement avec la première fiche fournie par un fabricant. « Les changements fréquents de référentiels demeurent pour les industriels source d'incertitudes et de surcoûts », résume Caroline Lestournelle, Présidente du Comité technique de l'INIES.

 

*Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires



Source : batirama.com / François Ploye

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