Internet des Objets (04) : Qowisio propose une offre globale

Internet des Objets (04) : Qowisio propose une offre globale

Qowisio, créé à Angers en 2009, propose une panoplie complète d’outils et de services: le réseau, la connectivité, les capteurs, les applications mobiles, … Le Bâtiment en raffole déjà.






 

L’entreprise créée par Cyrille Le Floch, Guillaume Houssais (en photo) et Jean-Samuel Reynaud a participé à la fondation de la « Cité de l'objet connecté" à Angers et en est membre. Elle revendique une compétence multiple, qui couvre le développement des objets connectés (hardware), tous les logiciels nécessaires à la communication et à l’exploitation des données (software) et le réseau de communication.

 

En 2015, l’entreprise avait annoncé le déploiement d’un réseau de communication sans fil, longue portée, bas débit et à très faible consommation d’électricité, consacré aux objets internet.

 

Ce développement est financé par une levée de fonds de 10 millions d’Euros mi-2015, auprès de Ouest Croissance, Go Capital, BNP Paribas et Pays de Loire Développement.

 

Une technologie originale : LoRa et UNB en même temps

 

Avec environ 1200 antennes déployées aujourd’hui, 1700 en 2017, Qowisioi ndique couvrir toutes les villes françaises de plus de 10 000 habitants et vise une couverture totale du territoire fin 2017. L’entreprise a elle-même développé les cartes électroniques qui équipent des stations de base. Elles communiquent aussi bien en LoRa, qu’en sa propre déclinaison UNB (Ultra-Narropw Band ou bande ultra étroite).

 

Son offre repose donc sur un réseau bi-mode. Pour faciliter ce déploiement, l’entreprise a signé un accord avec TDF. Avec ses 10 100 sites, son réseau ultra-haut débit, ses plateformes techniques et son savoir-faire développé sur des décennies, TDF assure la diffusion des 35 chaînes de la TNT et des 900 radios FM ainsi que le déploiement des réseaux des 4 opérateurs nationaux de téléphonie mobile.

 

Ce qui signifie notamment que TDF dispose d’un grand nombre de points hauts qui intéressent beaucoup l’entreprise. Selon elle, chacune de ses passerelles bi-mode offre une portée de 50 à 60 km et peut gérer plus d’un million de messages par jour.

 

La solution UNB de Qowisio est unidirectionnelle. Les objets envoient des messages, mais n’en reçoivent pas. En LoRa, en revanche, la communication est bi-directionnelle. Les messages ne pèsent que 5 bits en moyenne.

 

Une offre globale et des solutions clés en main

 

Qowisio propose de tout développer pour ses clients. L’entreprise possède de nombreuses briques technologiques déjà éprouvées – les modules de communication, les capteurs, etc. –, des segments de software qui accompagnent ces briques hardware.

 

Elle a également réalisé des applications en luminaire, contrôle d’accès, détection de mouvements, de fuites d’eau, de fumées, suivi des équipements de chauffage, de ventilation, de climatisation, mesure de la température, de l’hygrométrie, des courants continus et alternatifs, etc. Puis, elle adapte tout cela pour répondre au besoin précis d’un client.

 

Une fois par mois environ, Qowisio organise dans ses locaux à Angers, des «IoT connected Days ». Ce sont des séminaires d’une journée, ouverts à tous types d’entreprises, destinés à présenter la technologie Qowisio et ce que l’on peut faire avec. L’entreprise y présente des cas clients, de manière à donner des idées aux participants. Diffuse son kit de développement, met en avant son réseau et son Cloud.

 

Un prix très tiré

 

Si un client développe seul son objet connecté, il doit être certifié par Qowisio avant de pouvoir être déployé. Fort de son expérience, l’entreprise promet qu’un client peut, avec son aide, développer son objet connecté en trois mois. Les coûts sont faibles.

 

L’équipement de l’objet connecté – connectivité, application et soft d’analyse des données – revient environ à 10 € HT par objet, sans que l’on sache très bien à partir de combien d’objets ce coût est atteignable. Ensuite, le coût des communications, sans abonnement, est proposé à 10 c€ HT par an, soit 1 € HT pour 10 ans.

 

Ces coûts très réduits rendent viables des applications dont l’ARPU (Average Revenue Per Unit ou le chiffre d’affaires moyen par objet connecté, le monde de l’IoT raffole des expressions et acronymes anglophones) est inférieur à 5 € en trois ans. Clairement, Qowisio vise un marché de masse. En attendant, il faut bien vivre et l’entreprise s’intéresse au monde du bâtiment.

 

Un partenariat avec Angers Loire Habitat

 

Angers Loire-Habitat, un bailleur social de l’agglomération Angers Loire-Métropole possède et gère notamment 13 600 logements, 11 résidences pour personnes âgées, 2 foyers pour jeunes travailleurs, 1 résidence sociale et 9 résidences universitaires.

 

Ce qui, selon Nicolas Poirier, le responsable du département maintenance et sécurité, se traduit par un parc important d’équipements techniques à entretenir et gérer, dont 270 cabines d’ascenseurs, 130 chaufferies, plus de 400 caissons de VMC, etc.

 

L’organisme a signé un accord avec Qowisio qui fournit une solution simple, efficace et peu coûteuse : pose d’un objet connecté à côté des équipements à maintenir, renvoi des informations et des alertes vers une application ou par SMS.

 

Une simplicité de mise en œuvre

 

Nicolas Poirier insiste sur la facilité de pose et de raccordement des objets fournis par Qowisio. Premièrement, ils sont soit équipés de piles pour une autonomie de 7 ans, soit raccordés au réseau électrique. Deuxièmement, ils contiennent eux-mêmes leurs propres moyens de communication.

 

Il n’est pas nécessaire d’installer un bus de terrain pour les raccorder à des concentrateurs, de gérer le réseau du bus, etc. Les premiers objets installés par Angers Loire Habitat sont des sondes de températures sur les moteurs de caissons VMC pour prévenir les dérives et les pannes.

 

Ensuite, viendront des objets dans les logements eux-mêmes, comme des comptages d’eau, d’électricité, de chaleur. L’un des avantages est que ces objets ont pu être installés par les entreprises de maintenance habituelles d’Angers Loire Habitat.

 

Présent au salon H’Expo 2016

 

Le secteur des bailleurs sociaux est suffisamment intéressant pour que Qowisio soit présent au salon H’Expo 2016 à Nantes du 27 au 29 septembre. Il y a d’ailleurs dévoilé deux nouvelles solutions : un suivi des skydomes, un relevé de la pression interne des caissons de ventilation.

 

Dans les deux cas, ces solutions s’appliquent aussi bien aux nouveaux équipements, qu’aux appareils existants. La solution skydome ou exutoire de fumées donne la position – ouvert ou fermé – en temps réel. Ce qui permet d’éviter les intrusions, les dégâts en cas d’intempéries, l’insatisfaction des locataires.

 

Un inclinomètre à piles (5 ans d’autonomie) détecte la position de l’ouvrant, l’envoie vers le Cloud Qowisio, qui la renvoie en temps réel vers une application pour smartphone ou tablette ou vers le portail de gestion de l’organisme HLM.

 

La solution pour caisson de ventilation repose sur un pressostat connecté, alimenté en électricité ou par piles (5 ans d’autonomie). Il mesure régulièrement la pression en sortie de ventilateur, envoie les résultats vers le Cloud où une application les analyse, détecte les pannes (pression nulle), les dérives (pression en baisse), etc. et renvoie résultats et alertes vers une app ou par SMS vers des interlocuteurs désignés.

 

Photo : Guillaume Houssay, Directeur général de Qowisio



Source : batirama.com / Pascal Poggi

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