La Fondation SMA aide les entreprises de restauration

La Fondation SMA aide les entreprises de restauration

Avec 44 000 bâtiments classés Monuments historiques, la France dispose d’un riche patrimoine. SMABTP et sa fondation d’entreprise, Excellence SMA, sont au cœur des enjeux patrimoniaux.



Le coût de la non-qualité dans la construction est évalué à plus d’un milliard d’euros par an, pénalisant ainsi tous les acteurs du secteur, de l’entreprise au maître d’ouvrage, en passant par le maître d’œuvre, l’architecte et… l’assureur.

 

Premier assureur construction en France devant Axa, SMABTP a donc voulu lutter contre les sinistres en créant, en 1994, la fondation d’entreprise Excellence SMA. Cette fondation, entièrement vouée à la qualité dans la construction et à la prévention des risques, améliore la sécurité des biens et des personnes, par une action contstante sur tous les maillons de la chaîne de production.

 

 

  1. Excellence SMA s’est imposée au fil du temps comme une référence en matière de prévention des pathologies et de la maîtrise des risques dans la construction.

 

Des savoirs locaux

 

Par ailleurs, SMA est historiquement présent sur le marché des Monuments Historiques, ce qui atteste d’un vrai savoir-faire en matière de risques encourus sur les chantiers de restauration de patrimoine ancien et historique.

 

Via sa filiale Socabat, elle propose notamment des conseils techniques, sachant que les procédés de réparation sont fonction des bâtiments… mais pas seulement : « La particularité d’une restauration de Monuments historiques est qu’il s’agit d’une opération très “terroir”, explique Marc Dupont, expert Socabat/ SMA.

 

Les savoirs sont locaux et chaque région a ses habitudes techniques et ses matériaux, au point que les entreprises sont même parfois amenées à identifier la carrière d’où provient la pierre d’un bâtiment ! ».

 

Les souffrances du béton armé

 

Sur les 44 000 bâtiments classés Monuments historiques, 820 sont en béton armé. Or, ceux-ci peuvent avoir tendance à mal vieillir, affichant des fissurations parfois très sérieuses. Ces sinistres trouvent leur source dans deux catégories de phénomènes physico-chimiques.

 

La première est la carbonatation du béton. Ce phénomène, qui dégrade les bétons armés, est notamment responsable de la mise à nu de leurs armatures en acier. Elle entraîne des problèmes de durabilité et de résistance.

 

Les barres d'acier, censées garantir cette résistance, gonflent sous l'effet de la corrosion et font éclater le béton d'enrobage, qui subit un retrait. Les aciers sont alors mis à nu et continuent à se corroder. L’humidité relative de l’air joue un rôle important sur la vitesse de carbonatation. Pour les bétons courants, elle est maximale pour une humidité relative de l’ordre de 60% et presque nulle en atmosphère sèche ou saturée en eau.

 

Redonner au béton son Ph d'origine

 

Une importante concentration en CO2 est également un facteur augmentant la vitesse de carbonatation. Le remède est de procéder à une ré-alcalinisation du béton. Le principe de base de cette opération est de donner au béton un pH permettant de passiver les aciers et de redonner au béton son pH d'origine en faisant migrer de la chaux à travers le béton afin d’enrober les aciers.

 

C’est ainsi que le Palais d’Iéna, qui abrite le Conseil Economique et Social, fait l’objet à l’heure actuelle d’une rénovation de ce type. Un autre remède consiste à refaire le parement par béton projeté sans ré-alcaliniser, comme cela a été le cas de la tour Auguste Perret à Amiens.

 

La deuxième source de pathologie des bétons armés est l’alcali-réaction, une réaction chimique d’incompatibilité de certains agrégats. Ce problème vise surtout les infrastructures et les ouvrages d’art, notamment les ponts.

 

L’église Saint-Joseph du Havre a ainsi fait l’objet d’une reprise sur quasiment toutes les parois en béton d'origine, la pénétration du sel contenu dans l'air salin s’étant ajouté à l’alcali-réaction.

 

Le bois et l’eau : des ennemis irréconciliables

 

Le bois offre lui aussi des problèmes de vieillissement, souvent dus à l’eau que ce matériau n’aime guère. « Toutefois, les maisons en pans de bois du XVIe siècle résistent bien, car elles ont été entretenues pendant des siècles et ont été badigeonnées avec du goudron peint, qui constituait un bon système de protection », observe Marc Dupont.

 

Ce qu’il faut éviter, c’est la macération des bois qui pourrissent alors très rapidement, à moins qu’ils ne soient totalement immergés, comme nous l’avait démontré l’effondrement du pont de Tours dont les piliers en bois s’étaient retrouvés à l’air à la suite d'une baisse de niveau du fleuve ».

 

A éviter également : la pose de revêtements qui ne laissent pas respirer le matériau, comme cela a été souvent le cas avec le linoléum recouvrant un parquet en présence d’une fuite d’eau infiltrante.

 

 

En savoir plus sur Socabat

Intégrés dans le maillage régional de SMABTP, les experts conseils de Socabat sont des professionnels, architectes et ingénieurs bâtiment ou génie civil, ayant une grande expérience du monde de la construction.

 

Ce GIE compte aujourd’hui près de 100 experts conseils et techniciens négociateurs disposant des qualifications professionnelles nécessaires pour l’exercice de l’expertise construction.

 

Leur mission va bien au-delà du rôle habituel de l’expert dans le règlement des sinistres : assistance technique, aide à la décision, optimisation des choix et valorisation et diffusion des connaissances (notamment via les Rencontres de l’Excellence).

 



Source : batirama.com / Michèle Fourret

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