Le PDG d'Eiffage Pierre Berger est mort

Le PDG d'Eiffage Pierre Berger est mort

Le groupe français de BTP Eiffage a annoncé le décès de son PDG Pierre Berger, âgé de 47 ans, qui avait succédé au fondateur Jean-François Roverato à la tête d'Eiffage en août 2012.





"Eiffage annonce avec une grande émotion et une profonde tristesse que son président-directeur général, Pierre Berger, est décédé cette nuit", indique le groupe, qui ne précise pas les causes de la mort.

 

Pierre Berger, polytechnicien et diplômé de l'école des Ponts et Chaussées, a été nommé président de Vinci Construction Grands Projets en 2005 puis à partir de 2007 a occupé en parallèle les fonctions de directeur général, en charge des travaux public, de Vinci Construction France.

 

Il a été choisi par le conseil d'administration d'Eiffage pour devenir directeur général délégué du groupe en décembre 2010, un poste de numéro 2 derrière Jean-François Roverato en attendant de prendre sa suite à la tête du troisième groupe de BTP français, derrière Vinci et Bouygues. Eiffage a réalisé l'an passé un chiffre d'affaires de 13,98 miliards d'euros.

 

Réactions au décès

 

Toute la journée, les réactions au décès de Pierre Berger se sont succédées. Pierre Gattaz, Sylvia Pinel, Laurence Parisot, mais aussi Jean-louis Boorlo ou encore Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique se sont ainsi manifestés.

 

"Pierre Berger était un grand dirigeant d'entreprise, c'est-à-dire un dirigeant charismatique qui a poursuivi le développement du groupe Eiffage dans la fidélité des valeurs portées par cette grande entreprise qui travaille au plus près de nos territoires. Il laisse une empreinte forte et modernisatrice sur cette société" pour Emmanuel Macron.


Pierre Gattaz, président du Medef : "Pierre Berger a su poursuivre avec vision la croissance du groupe et renforcer sa dynamique de conquête des marchés internationaux. Il était à la tête de l'un de nos fleurons qui participe du rayonnement du génie français. C'est une grande perte pour notre pays".

 

Xavier Huillard, patron de Vinci, groupe concurrent d'Eiffage chez qui M. Berger avait travaillé : "Comme il l'a prouvé au cours des années qu'il a passées au sein du groupe Vinci, Pierre était animé par une énergie exceptionnelle et une passion pour nos métiers qui sont la marque des grands dirigeants".

 

Sylvia Pinel, ministre du Logement: "J'apprends avec une grande émotion le décès ce jour de Pierre Berger, PDG du groupe Eiffage. (...) Après une brillante carrière dans la construction, notamment au sein du groupe Vinci, Pierre Berger, polytechnicien et diplômé de l'école des Ponts et Chaussées, avait à coeur de poursuivre le développement du troisième groupe de BTP français. Il a engagé des réalisations majeures tant en matière de logements, bureaux et commerces, que sur le plan des infrastructures et de l'aménagement des territoires".

 

Laurence Parisot, patronne du Medef au moment de l'accession de Pierre Berger à la tête d'Eiffage : "Stupéfaite et triste d'apprendre la disparition soudaine du Président d'Eiffage, Pierre Berger, jeune et prometteur 'grand patron' français" (sur Twitter).

 

Philippe Luppo, coordinateur CFDT à Eiffage: "pour nous, c'est une profonde émotion et tristesse. Décéder à cet âge-là, déjà, sur le plan humain c'est vraiment regrettable. Pierre Berger était vraiment l'homme qui a su succéder à Jean-François Roverato, notre ancien PDG, un homme assez charismatique. Lui non plus ne manquait de charisme pour diriger le groupe Eiffage. (...) On peut considérer que le dialogue social a toujours été, et qu'il demeure".

 

Jean-Claude Saillard, syndicaliste CGT de la branche Energie du groupe Eiffage, rappelant la décision de Pierre Berger de restructurer la branche "métal" du groupe, avec la suppression de 239 postes et la fermeture de deux usines dans l'Est de la France : "Il y a 300 salariés licenciés dans Eiffage métal. Comme tout dialogue social, il nous avait mis la semaine dernière 10 cars de CRS en face" lors d'une manifestation. "Nous pensons aussi aux familles des 300 salariés qui n'ont plus de travail aujourd'hui"
 

 

Source : batirama.com

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