L’avenir de la climatisation pour les cinq ans à venir

L’avenir de la climatisation pour les cinq ans à venir

Nouveaux fluides, réduction des consommations d’énergie, voici la vision de l’avenir de la climatisation selon Carrier.






Le spécialiste de la climatisation a organisé une visite de son usine de Montluel près de Lyon et du laboratoire “Paul-Quentin”, installé juste en face. Ce laboratoire occupe 200 ingénieurs. Il bénéficie d’un budget annuel de 20 millions de dollars.

 

 

  1. Le laboratoire “Paul-Quentin” de Carrier à Montluel est accrédité par le Cofrac. Il sert de centre de développement mondial pour les groupes de production d’eau glacée et les pompes à chaleur du groupe.
    Doc. PP

 

Pour mieux se préparer aux échéances du Règlement F-Gaz et de la Directive ecoConception, Carrier lui alloue 20 millions de dollars de plus sur quatre ans. Rappelons qu’en vertu de ces deux textes, il faudra simultanément diminuer les émissions de gaz à effet de serre des machines thermodynamiques, augmenter leur rendement et baisser leurs émissions de bruit. Tout cela par paliers, selon un calendrier qui commence au 1er janvier 2015 et s’étale jusqu’en 2030.

 

193 fluides testés et 3 conclusions

 

Depuis cinq ans, Carrier a testé 193 fluides dans différentes configurations de machines et d’emplois. Voici trois conclusions principales. Pour les usages chauffage et production d’eau chaude sanitaire, l’association du CO2 et des compresseurs Scroll est imbattable.

 

 

  1. La seconde génération d’échangeurs aluminium à microcanaux permet de réduire de 50% la quantité de fluides chargée dans les chillers. Elle n’est pas encore utilisable en mode chauffage. Il faut attendre pour cela la troisième génération qui apparaîtra en 2017. Doc. Carrier

 

Le fabricant n’a pas souhaité préciser à quelle échéance il commercialiserait de telles machines dans son offre produits. A contrario, le CO2 pour la climatisation réversible n’est pas intéressant du point de vue de l’efficacité énergétique.

 

Ensuite, il faudra -sans enthousiasme semble-t-il-  passer par l’étape des fluides HFO. Dès 2015, des chillers (groupes de production d’eau glacée), à condensation par air ou par eau, équipés de compresseurs à vis et chargés en HFO1234ze à la place du R134a, seront installés chez les clients.

 

Peu d’enthousiasme pour les fluides HFO

 

Selon Carrier, le HFO1234ze est vendu par les chimistes trois fois plus cher que le R134a, pour l’instant. Ces machines devraient montrer une efficacité de 1 à 3% meilleure que leurs équivalents au R134a.

 

 

  1. Le givrage des échangeurs des pompes à chaleur et des groupes réversibles en mode chauffage entraînent une baisse de rendement et une surconsommation d’énergie pour le dégivrage. Carrier espère d’ici 2017 déployer une nouvelle gestion du dégivrage qui fera économiser 15% de la consommation d’énergie globale de ses machines. Doc. PP

 

Mais le HFO1234ze possède un ODP nul (ODP : Ozone depletion potential, constribution à la destruction de la couche d’ozone) et un GWP très faible égal à 6 (GWP : Global warming potential ou contribution à l’effet de serre, PRG ou pouvoir de réchauffement global en français).

 

A plus long terme, Carrier estime que les solutions utilisant le propane comme fluide seront incontournable en raison du faible GWP (=4) du propane et de son excellent rendement thermodynamique.

 

Mais l’industriel n’envisage pas de mettre de tels systèmes sur le marché avant 5 ans. Le propane est effet inflammable est ne peut, en l’état actuel de la réglementation dans de nombreux pays d’Europe, dont la France, être mis en œuvre à l’intérieur des bâtiments.

 

Microcanaux et micropompes à chaleur

 

A côté du changement de fluides, Carrier travaille à la réduction du volume de fluides utilisé dans ses machines. Le premier moyen consiste en la généralisation des échangeurs fluide/air en aluminium à microcanaux.

 

Pour l’instant, les constructeurs utilisent ce type d’échangeur pour les groupes froids avec grand succès. A puissance égale, les microcanaux permettent de réduire de 50% la charge de fluide. Ce n’est pas encore possible pour les pompes à chaleur ou les groupes réversibles.

 

En effet, en mode chauffage, l’échangeur gèle et la géométrie actuelle des échangeurs à microcanaux rend leur dégivrage plus long que sur des échangeurs classiques composés de tubes cuivre avec ailettes aluminium. Ce qui consomme trop d’énergie et pèse sur le bilan annuel des machines.

 

 

Machines réversibles dès 2017

 

Le fabricant étudie de nouvelles géométries d’échangeurs tout aluminium à microcanaux et pense pouvoir proposer des machines réversibles et des pompes à chaleur dès 2017. D’autre part, il a mis au défis ses ingénieurs de repenser le dégivrage des échangeurs pour consommer moins d’énergie.

 

L’industriel pense pouvoir réduire la consommation d’énergie globale des machines dès 2017 grâce à l’amélioration de la gestion du dégivrage. Enfin, il a développé depuis deux ans des micropompes à chaleur sur boucle d’eau pour le tertiaire.

 

Il pense que ces machines, associées à un ballon pour la production d’eau chaude et raccordées à un plancher chauffant, constituent une bonne solution en logements collectifs neufs. Verdict lors de la première opération pilote.



Source : batirama.com

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