Rénovation de carrelages : des colles très performantes

Rénovation de carrelages : des colles très performantes

Rénover des murs et sols en les carrelant est de plus en plus simple grâce aux produits polyvalents qui cumulent des avantages de confort de pose…




Le marché des colles à carrelage accompagne l’évolution de celui des carrelages, avec l’arrivée des carreaux de grand format et de faible épaisseur. Les évolutions normatives et les tendances de consommation ont stimulé les ventes des mortiers-colles améliorés (C2) et des mortiers-colles améliorés déformables (C2S), deux types de produits majoritairement utilisés en rénovation.

 

Dans le marché de la rénovation, plutôt stable, les C2 représentent 60% des volumes et poursuivent leur progression, tandis que les C2S font ± 16% des ventes et connaissent un bel essor. Parmi ces derniers, les C2S1 (déformables sur 2,4 mm) sont plus utilisés que les C2S2 (déformables du 5?mm), au prix nettement supérieur.

 

Une pose plus aisée et plus sûre

 

Neuf ou rénovation, types de support, caractéristiques des carrelages, pose verticale ou horizontale, destination du local… dans un contexte réglementaire assez complexe, les entreprises préfèrent s’affranchir d’éventuelles erreurs d’appréciation et de la gestion de multiples produits, en choisissant des colles nouvelle génération alliant polyvalence et performances, qui apportent une garantie de résultat sans demander un grand savoir-faire.

 

A l’opposé des produits polyvalents, qui représentent la grande tendance du marché, sont développés des produits à usage très spécifique, colles à base anhydrite, mortiers-colles pour terrasses, produits à consistance fluide mais avec un long temps ouvert, etc.

 

Les innovations concernent surtout les mortiers-colles C2 et C2S1. Les colles en pâte prêtes à l’emploi, dites “adhésifs”(D), essentiellement destinées aux applications murales, ont l’avantage de simplifier la pose et de laisser le chantier propre.

 

Elles sont particulièrement adaptées à la pose sur support à base de plâtre, sans primaire. Certaines s’utilisent à la fois au mur et au sol, pour une réparation ponctuelle ou dans un endroit où un temps de séchage long n’est pas un problème.

 

Les évolutions marquantes

 

D’une mise en œuvre facilitée et d’un gain de confort pour l’applicateur, les produits polyvalents sont aussi une solution simple pour les négoces, qui stockent ainsi moins de références. Les mortiers-colles allégés ont permis de diminuer la pénibilité du travail, avec des contenants pesant un tiers à 40% de poids en moins, selon les marques.

 

Ils réduisent l’impact environnemental, avec moins de matériau nécessaire et moins de transport et d’émissions de CO2. Issues du recyclage, les matières premières utilisées pour alléger les produits se substituent au sable, diminuant le recours aux matières premières naturelles extraites des carrières.

 

Les mortiers-colles antipoussière, presque devenus un standard, limitent l’inhalation de poussières lors du gâchage. Le chantier est aussi plus propre et le nettoyage moins fastidieux.

 

Avec les mortiers-colles à double consistance, deux taux de gâchage permettent une consistance normale ou fluide, pour une plus large palette d’applications. Quant au dernier né des mortiers-colles, commercialisé début 2014 par Weber, il est complètement non irritant pour la peau, grâce à une formulation à base de nouvelles matières premières.

 

Il dispose d’un très bon bilan environnemental, avec un très faible taux de COV émis, et pour sa fabrication, une réduction de + de 50% du CO2 émis et des économies d’eau, d’énergie…




Solution 1 : Carreler un mur anciennement carrelé ou peint

 

 

©Mapei

 

Après préparation du support, l’emploi des nouvelles colles ne nécessite généralement pas de primaire, ce qui apporte un gain de temps.

 

  • Avec un adhésif en pâte

    • sur une ancienne faïence (poreuse) : réaliser un ragréage de 1 à 2 mm à la taloche, en utilisant l’adhésif en pâte. Laisser sécher 2-3 heures avant d’appliquer le même produit et coller les carreaux ;
    • sur une ancienne peinture : peigner directement l’adhésif sur le support et coller le carrelage.

 

Précautions :

format de carreaux jusqu’à 2 000 cm2 (poids maxi 30?kg/m2). La colle en pâte est préconisée si le support ou le revêtement est ouvert. Le temps de séchage sera long si le support, très fermé, ne permet pas à l’eau de s’évaporer facilement. Si, par ailleurs, le carreau choisi est un peu lourd ou peu poreux (grès), et a fortiori si support et carreau sont fermés, l’emploi d’une colle en poudre est nécessaire.
Inconvénients : prix de revient plus élevé que la poudre, temps de séchage long.

 

  • Avec une colle en poudre

    • réaliser directement le collage des carreaux. Le temps de séchage rapide d’un mortier-colle déformable permet quasi à tous coups un jointoiement le lendemain.

 

Précautions :

formats de carreaux à coller sur les anciens carrelages : jusqu’à 3 600 cm2 (poids maxi 40 kg/m2). Sur un ancien plâtre ou des carreaux de plâtre : utiliser impérativement un adhésif.




Solution 2 : Carreler un sol revêtu

 

 

©Weber

 

Avec ou sans dépose de l’ancien revêtement (carrelages, dalles vinyle rigides, peinture, plancher…), le carrelage des sols se fait généralement au mortier-colle. Mais certaines colles en pâtes sont formulées pour le sol, avec un temps de séchage proche de celui des mortiers-colles.

 

  • Avec un mortier-colle amélioré

    • Avec une consistance normale, les carreaux de grand format (> 500 cm2 pour une absorption d’eau ≤0,5% ; ou > 1 200 cm2 pour une absorption d’eau >0,5%) nécessitent un double encollage.
    • Avec une colle fluide, un simple encollage suffit, apportant un gain de temps et une économie de produit.

 

Précautions :

vérifier la bonne adhérence du revêtement existant. Pour favoriser l’adhérence de la colle, un primaire est parfois nécessaire mais certaines colles à forte adhérence sont appliquées directement (gain de temps). Lessiver et dépoussiérer. Rattraper les défauts de planéité et reboucher les trous au mortier-colle.
Inconvénient : pas adapté aux sols à forte sollicitation.

 

  • Avec un mortier-colle (très) déformable

Leur emploi est notamment recommandé pour la pose sur sol soumis au trafic lourd, sur balcon, terrasse et sur support déformable.


Précautions :

  • sur des sols très déformés, comme un ancien parquet à lames : après vérification de la ventilation, revisser les lames mal fixées, poncer, aspirer, mettre un primaire d’adhérence, reboucher les trous et/ou ragréer avec un produit résistant à la fissuration qui donne de la rigidité (au moins 3 mm, au plus 30 mm) ou une chape légère (microbilles d’argile par ex.) pour assurer planéité et stabilité. Limiter le format des carreaux à 33 x 33 cm et appliquer un joint d’une grande souplesse.
  • sur des sols très humides : enlever l’ancien revêtement et appliquer sur la chape ou la dalle un primaire anti-remontée d’humidité.



Préparation du support

 

La clé d’une rénovation réussie : un support bien préparéL’ancien revêtement peut être conservé à condition de bien le préparer pour le rendre adhérent, propre, stable, dur, plan et suffisamment absorbant.

 

Certaines colles nouvelle génération remplacent les produits de ragréage et les primaires, avec à la clé, un gain de temps et de pénibilité et un chantier simplifié.
Les étapes communes à la préparation des murs et sols portant un ancien revêtement?:

 

  • Sur un ancien carrelage :

    • sonder chaque carreau et retirer ceux qui sonnent creux. Les recoller avec l’adhésif ou le mortier-colle. Si plus de 10% des carreaux n’adhèrent pas bien au support, l’ensemble doit être déposé et le support ragréé et nettoyé.
    • dépolir les carreaux, en rayant légèrement, ou en ponçant au gros grain à la machine pour le sol, souvent très gras et peu poreux. Cela permet d’ouvrir le support et de faciliter l’accroche. Si le carreau est légèrement poreux, un dégraissage soigneux est suffisant mais nécessaire.

 

  • Sur une ancienne peinture :

    • vérifier l’adhérence en quadrillant une zone test de 10 X 10 cm au cutter, avec hachures tous les 2 mm. Si moins de 80 % de la peinture adhèrent, éliminer la peinture par ponçage et/ou décapage.
    • nettoyer par un lavage sodé + rinçage. Le dégraissage est primordial.

 

 

REGLEMENTATION

 

En rénovation, les textes de référence restent les CPT Sols P3Rénovation, CPT Murs intérieursRénovation et CPT Sols P4/P4SRénovation.

 

  • La NF EN 12004

Cette norme définit trois classes de performances de mortiers-colles (C): les mortiers-colles C1 (standard), C2 (améliorés) et C2S (améliorés déformables). Et certaines de leurs caractéristiques : F= Prise rapide ; T= Résistance au glissement ; E= Temps ouvert allongé ; S1= Déformable ; S2= Hautement déformable. Pour les adhésifs en pâte (D): les D1 sont réservés aux locaux secs et les D2 peuvent être utilisés dans les locaux humides.

  • En France

Les normes sont étroitement liées aux Cahiers des Prescriptions Techniques (CPT) qui précisent, pour chaque domaine d’emploi, les colles à utiliser et les précautions à prendre. Le marquage CSTB apposé sur l’emballage donne ces indications et les domaines d’emploi associés.




Source : batirama.com / Emmanuelle Jeanson

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