L’Eco-Campus du Bâtiment à Vitry-sur-Seine accueille une tour gravitaire Geberit

L'Eco-Campus du Bâtiment face à la ligne de tram T7 à Vitry-sur-Seine

L’apprentissage par la démonstration : les écoulements gravitaires des eaux usées et des eaux vanne sont visibles à travers des tubes transparents, simulation de pente, d’erreurs de raccordement, de corrections, …




L’Eco-Campus du Bâtiment Grand Paris est le plus grand projet d’Île-de-France en matière d’apprentissage. Il est construit sur l’avenue de Stalingrad à Vitry-sur-Seine, en face de la ligne de tramway T7 qui va d’Orly à la ligne 7 du Métro à Villejuif.

 

L’idée a germé en 2013. Le permis de construire a été déposé le 26 octobre 2017. Ses activités ont commencé à la rentrée 2022 et l’Eco-Campus accueille déjà 900 apprentis. C’est le premier centre d’enseignement des métiers de la Transition énergétique : Electricité, Génie Climatique, Couverture et Plomberie et chauffage. Plus précisément, l’Eco-Campus est né de la volonté de GESTES, de la Chambre Syndicale des Entreprises d’Equipement Electriques (CSEEE) et du Syndicat du Génie Climatique et de la Couverture Plomberie (GCCP), avec l’appui de la FFB Grand Paris.

 

D’ici un an, l’Eco-Campus fonctionnera en régime de croisière avec 8000 personnes en formation continue et 1100 apprentis, dans un bâtiment de 11.000 m² au cœur du parc Chérioux à Vitry sur seine. C’est un projet, parrainé par la Fédération Française du Bâtiment du Grand Paris, emblématique de la coopération pragmatique de la filière bâtiment, avec la région Île-de-France, l’Etat par le PIA, le département du Val de marne, l’EPT Grand Orly Seine Bièvre, et des partenaires privés.

 

 

L’Eco-Campus du Bâtiment, l’ECB comme disent les initiés, accueille déjà presque 900 apprentis en couverture, plomberie, chauffage, carrelage, peinture et finitions, ainsi qu’en électricité. ©PP

 

 

 

Un grand nombre d’industriels participent à l’équipement de ses plateformes de formation. En ce qui concerne les métiers de la salle de bains, rappelait Yves Danielou, directeur général de Geberit France, "les produits fabriqués et vendus aujourd’hui sont de plus en plus sophistiqués, soit parce qu’ils comportent des services électroniques ou des connexions, soit parce qu’ils atteignent des dimensions qui rendent leur mise en œuvre plus complexe". ©PP

 

 

L’Eco-Campus rassemble trois CFA

 

Trois CFA sont rassemblés sur le site de Vitry-sur-Seine :

  • Le CFA Gestes Formation est un pôle dédié aux métiers du second oeuvre finition. Il propose des formations en alternance, allant du CAP jusqu’au bac +2,
  • Le CFA Delépine forme depuis le CAP et le BP d’électricien, jusqu’au Bac Pro Melec et au BTS Electrotechnique, tout en proposant des formations en alternance,
  • Le CFA Couverture Plomberie Maximilien Perret, accueille les apprenti.e.s en "Génie Climatique, Couverture et Plomberie" pour les former aux techniques traditionnelles et modernes.

L'Eco-campus propose des formations du CAP à la licence professionnelle, mais exclusivement en apprentissage. L'offre de formation devrait être développée dans les années à venir, pour aller jusqu'au master, c’est-à-dire le niveau ingénieur, toujours en apprentissage.

 

Le 27 octobre 2023, une convention a été signée entre l’ECB, représenté par Claire Broussart, présidente de l’ECB et DRH d’UTB dans le civil, Yves Danielou, second en partant de la gauche, directeur général de Geberit France, en la présence d’Edouard Bastien, à droite, président du GCCP. ©PP

 

Aux termes de cette convention, Geberit s’engage à :

  • Assurer la formation des formateurs du Pôle Génie Climatique et Plomberie.
  • Fournir directement ou via son réseau de distributeurs, chaque année, au pôle Génie Climatique et Plomberie, des produits Geberit, tels que des systèmes de canalisation à sertir et outillage pour la mise en œuvre, pour un montant de 20.000 € TTC.
  • Participer à l'aménagement de la panoplie de mise en œuvre des systèmes sanitaires, de l'équipement de la plateforme sanitaire pour une somme de 13.600 € TTC.
  • Réaliser le projet exceptionnel, unique en France, dans son intégralité d'une "tour hydraulique" permettant, à travers des démonstrations, l'illustration des bonnes et mauvaises pratiques de mise en œuvre des réseaux d'évacuation.
  • Mettre des supports techniques à la disposition du pôle Génie Climatique - Plomberie .

 

Une tour à écoulement gravitaire

 

Le 25 octobre 2023, nous sommes allés voir l’inauguration d’une tour à écoulement gravitaire conçue, financée et installée par Geberit France et qui permet de visualiser tous les phénomènes possibles en diverses conditions d’écoulement des eaux usées, des eaux vannes et des eaux pluviales. Ce qui a coûté "plusieurs centaines de milliers d’euros", selon Yves Danielou, directeur général de Geberit France, sibyllin. 456.000 € TTC, selon le communiqué de presse de l’ECB. La structure acier de la tour pèse tout de même 8 tonnes.

 

C’est seulement le second équipement de ce type en Europe. L’autre se trouve au siège de Geberit en Suisse.

 

La tour gravitaire se compose de trois parties : à gauche, les installations en chute unique non-conformes au DTU, mais courantes dans les bâtiments collectifs existants, dont l’installation a évolué sans réflexion d’ensemble au fil des années. Au centre, une installation conforme au DTU 60.11 sur l’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales. A droite, le système de chute unique de Geberit sous Avis Technique du CSTB. ©PP

 

 

Premier tableau, les erreurs à ne pas commettre. L’assemblage de gauche concentre les erreurs. Il permet notamment, grâce au registre motorisé placé en tête de la chute, de démontrer les effets d’une ventilation insuffisante de la colonne : dépression en haut de colonne et dé-siphonage des appareils sanitaires, surpression en bas de la colonne, avec remontée des eaux usées jusque dans les appareils sanitaires. Conseil avisé de Jean-Louis Bagot et Benoît Elouard, les experts Geberit qui faisaient la démonstration de la tour gravitaire : dans un immeuble ancien, il vaut mieux vivre en étage élevé. ©PP

 

 

Des caméras, placées à divers endroits stratégiques du réseau, fournissent une vue directe et en gros plans de toutes les conséquences des mauvais montages ou de tous les avantages d’une installation correcte. ©PP

 

Erreur fréquente et non sans conséquences, les tés de raccordement entre la colonne et des canalisations horizontales sont montés à l’envers (102). Ce qui facilite la remontée des eaux usées vers les appareils sanitaires en cas de surpression dans la colonne. ©PP

 

Geberit SuperTube, le système de chute unique gain de place et sous ATEC

 

Sur le troisième tableau, la partie droite de la tour à écoulement gravitaire, Geberit a simulé un réseau utilisant son système Geberit SuperTube. C’est une évacuation optimisée pour les immeubles de grande hauteur. Dans une solution conforme au DTU 60.11, il faut des conduites de ventilation séparées. Ce qui fonctionne parfaitement, mais occupe un volume significatif. La solution SuperTube, grâce à trois composants clefs, se contente d’un diamètre d’évacuation extérieur de 110 mm et offre des performances d’écoulement maximales jusqu’à 12 l/seconde, se passe de conduite de ventilation séparées et s’accommode de conduites horizontales sans pente jusqu’à 6 m de longueur.

 

Un système d’évacuation conventionnel, conforme au DTU 60.11 au-dessus, offre un débit maximal de 12,4 l/seconde, mais avec des canalisations de diamètre extérieur 160 mm, accompagnées d’une conduite de ventilation supplémentaire de diamètre extérieur 90 mm. En dessous, Geberit SuperTube offre, pour sa part, une solution nettement plus compacte un débit d’écoulement de 12 l/s, avec une colonne de diamètre constant de 110 mm extérieur et sans conduite de ventilation séparée. ©Geberit France

 

Les trois composants clefs du système Geberit SuperTube créent et maintiennent une colonne d’air dans les canalisations d’évacuation.

 

La culotte Geberit HDPE Sovent donne un mouvement de rotation une à l’eau d’évacuation. ©PP

 

Le coude Geberit HDPE BottomTurn transforme le flux annulaire de l’eau en flux laminaire et maintient le flux d’air dans la colonne en cas de changement de direction. Tandis que le coude Geberit HDPE BackFlip retransforme le flux laminaire en flux annulaire pour reprendre un trajet vertical. ©PP



Source : batirama.com / Pascal Poggi

L'auteur de cet article

photo auteur Pascal Poggi
Pascal Poggi, né en octobre 1956, est un ancien élève de l’ESSEC. Il a commencé sa carrière en vendant du gaz et de l’électricité dans un centre Edf-Gdf dans le sud de l’Île-de-France, a travaillé au marketing de Gaz de France, et a géré quelques années une entreprise de communication technique. Depuis trente ans, il écrit des articles dans la presse technique bâtiment. Il traite de tout le bâtiment, en construction neuve comme en rénovation, depuis les fondations jusqu’à la couverture, avec une prédilection pour les technologies de chauffage, de ventilation, de climatisation, les façades et les ouvrants, les protocoles de communication utilisés dans le bâtiment pour le pilotage des équipements – les nouveaux Matter et Thread, par exemple – et pour la production d’électricité photovoltaïque sur site.
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