Quali’EnR : les installateurs prêts à appliquer l’éco-conditionnalité

Quali’EnR : les installateurs prêts à appliquer l’éco-conditionnalité

Quali’EnR fête le 1er anniversaire de la mention Reconnu Grenelle de l’environnement. L’organisme appelle à l’application rapide de l’éco-conditionnalité au risque d’assister au retour d’installations contreperformantes…




 

« Nos entreprises sont prêtes », affirme André Joffre, président de l’association Quali’EnR. Avec 10 000 entreprises qualifiées sur tout le territoire dans le domaine des énergies renouvelables, Quali’EnR se dit prêt à relever le défi de l’éco-conditionnalité.

 

Dès le 1er janvier 2014, ce principe permettra à une entreprise qualifiée et reconnue Grenelle de l’environnement de faire bénéficier automatiquement et exclusivement à ses clients des aides fiscales pour les travaux de rénovation énergétiques (Eco Prêt à taux zéro et crédit d’impôt développement durable).

 

Les entreprises titulaires des marques Qualisol, QualiPV, Qualibois et QualiPac (1), 4 des 8 signes de qualité (2) reconnus par les pouvoirs publics (et gérés par Quali’Enr), sont donc dans les starting block. « Nos marques représentent 98 % de l’ensemble des qualifications ENR » précise André Joffre.

 

Nouveau : un audit sur chantier

 

« Certes, la mention RGE apporte des contraintes supplémentaires car elle a introduit un audit sur le chantier », indique le président qui ajoute : « Mais, notre organisme le faisait déjà ». 

 

Seule différence à relever : pour que la qualification (avec sa mention RGE) soit opérationnelle, une entreprise doit aujourd’hui réaliser deux chantiers dans les 24 mois qui suivent l’obtention de sa qualification. « Cela n’existait pas avant, confirme le responsable, mais cette nouvelle disposition améliore l’efficacité du système »

 

« Le dispositif est en ordre de marche et nous aimerions que le principe de l’éco-conditionnalité soit rapidement applicable » reprend le président de l’organisme. Raison invoquée : la crainte du retour en force d’installations contreperformantes.

 

L’éco-conditionnalité pour lutter contre les contreperformances

 

« On a vu dans un passé proche des installations réalisées en dépit du bon sens sans respect des règles de l’Art et nous craignons que ce phénomène se reproduise » explique André Joffre qui affirme avoir observé le retour de mauvaises pratiques sur le terrain.

 

 « Nous préférons des installations moins nombreuses mais de qualité car nous nous inscrivons dans une démarche de long terme. Nous voulons forger une filière thermique de qualité apte à répondre aux défis énergétiques à venir » insiste le président.

 

Et en dépit du faible nombre d’entreprises bénéficiant de la mention RGE dans les autres secteurs des économies d’énergie (ex : l’isolation), le porte parole de Quali’EnR estime que le principe d’éco-conditionnalité pourrait commencer à s’appliquer dans le domaine des énergies renouvelables.

 

Un site pour trouver les entreprises qualifiées

 

« Avec 10 000 entreprises qualifiées, nous couvrons le territoire » précise André Joffre qui préconise de distinguer les secteurs et commencer par appliquer l’éco-conditionnalité dans le domaine des ENR. « La recherche d’une entreprise qualifiée sur notre site est très facile et fiable » ajoute le responsable.

 

Le site qui fournit la liste des entreprises Quali’EnR bénéficie en effet d’une forte fréquentation avec 300 000 visites par an et un million de requêtes sur l’annuaire en ligne des installateurs.

 

En savoir plus

surwww.qualit-enr.org

 

(1) Qualisol pour le solaire thermique, QualiPV pour le solaire photovoltaïque, Qualibois pour le bois énergie et QualiPAC pour les pompes à chaleur

 

(2) Les autres marques sont Qualibat, Qualifélec, Eco Artisan (Capeb) et les Pros de la performance énergétique (FFB)

 

 

 

Source : batirama.com / Fabienne Leroy

 

 

Un rapprochement avec Qualibat ?

 

« Nous sommes ouverts à un travail commun avec Qualibat, affirme André Joffre, à condition que les règles inhérentes à notre structure soient respectées. Tout d’abord, 50% de nos entreprises travaillant dans les ENR ont moins de 3 salariés. Elles sont en difficulté suite à la crise. C’est la raison pour laquelle nous voulons maintenir des prix très raisonnables pour payer la qualification.

 

Aujourd’hui, nous leur demandons 118 € pour avoir une qualification et 59 € supplémentaires pour en avoir une 2e. Ce sont des prestations très bon marché. Il faudra ajouter 250 € pour la réalisation de l’audit, à lisser sur une période de 4 ans.

 

Par ailleurs, nous sommes un organisme neutre et indépendant et défendons les préoccupations de nos adhérents qui sont de vrais installateurs. Cela signifie que ce ne sont pas des réseaux d’entreprises de grandes surfaces ni des représentants commerciaux gérant les marchés en sous-traitance.

 

Nous autorisons un maximum de 30 % de sous-traitance chez nos entreprises. Enfin, pour terminer, j’ajouterai que la coexistence de plusieurs organismes de qualification sur le marché n’est pas incompatible car les entreprises conservent un libre choix ».

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