La restauration des vitraux de la cathédrale Notre Dame de Paris débute en atelier

La restauration des vitraux de la cathédrale Notre Dame de Paris débute en atelier

Tandis que la dépose des vitraux est en train d'être finalisée à la cathédrale, le nettoyage et la restauration des vitraux est en cours en vue de la réouverture de l'édifice en 2024. (© David Bordes EPRNDP)



Si aucun des vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris n’a été détruit ou abîmé par l’incendie du 15 avril 2019, beaucoup d’entre eux, déjà empoussiérés, ont été exposés aux fumées et sont désormais encrassés. Il est donc nécessaire de procéder à un nettoyage approfondi. Le nettoyage et la restauration des vitraux constitue l'une des premières opérations du chantier de restauration des intérieurs de la cathédrale, en vue de sa réouverture au culte et à la visite en 2024.

 

La dépose des vitraux a eu lieu en deux temps : ceux de la nef et les vitraux des baies du XIXe siècle du choeur ont été déposés dans les premiers jours qui ont suivi l'incendie. Ils ont été conditionnés dans environ 240 caisses. Ceux des baies hautes et de la sacristie étaient inaccessibles juste après l'incendie en raison de la présence d'un échafaudage sinistré qui en bloquait l'accès. Ils sont donc restés en place et ont été échafaudés au printemps 2022 afin de permettre leur dépose entre fin avril et mi-juillet 2022.

 

 

Démontage des armatures de vitraux © Jacques Globig Arts et Forges

 

 

Les vitraux font l’objet de protocoles d’intervention définis par l’établissement public, maître d’ouvrage, et la maîtrise d’œuvre, avec le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH). La direction régionale des Affaires culturelles (Drac) Ile-deFrance les a validés au titre du contrôle scientifique et technique.

 

Les vitraux des 39 baies hautes de la nef, du chœur et du transept ainsi que les vitraux de la sacristie, déposés en raison des contraintes du chantier, sont nettoyés et restaurés en atelier avant d’être reposés. Les vitraux des chapelles et des tribunes sont nettoyés sur place.

 

 

Mise sur table lumineuse de vitraux pour diagnostic à l’œil nu et sous différents éclairages, avant restauration © Christophe Deschanel / Manufacture Vincent-Petit

 

 

Détail d'un test de nettoyage © Christophe Deschanel / Manufacture Vincent-Petit

 

 

Pour ce faire, un appel d’offres a été publié en octobre 2021. Afin de réunir les meilleures compétences et permettre l’accès au chantier de restauration au plus grand nombre d’entreprises et d’artisans, l’établissement public a mis en place un allotissement en 13 marchés répartis en zones géographiques sur l’édifice, permettant autant que possible à des entreprises de toute taille – dont les TPE –, de répondre, seules ou en groupements. Ainsi, 8 ateliers de maîtres-verriers et serruriers d’art se sont vu attribuer un ou plusieurs marchés, au printemps 2022, seuls ou en groupements.

 

 

L'Allemagne également impliquée dans la restauration de Notre Dame

 

 

En complément, l’atelier de la cathédrale de Cologne, Kölner Dombauhütte, met à contribution son équipe de maîtres-verriers et peintres-verriers pour restaurer dans ses locaux les vitraux provenant de quatre baies hautes de la nef. Cette coopération franco-allemande a été rendue possible grâce à la mobilisation des habitants de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, signe d'un engagement solidaire en faveur du patrimoine culturel franco-allemand commun. Cette souscription publique a été organisée par le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en collaboration avec la Commission allemande pour l'Unesco, organisation médiatrice pour la politique multilatérale en matière de formation, de culture, de science et de communication. Comme pour les travaux réalisés en France, ceux qui se déroulent en Allemagne sont placés sous le contrôle de l’établissement public, maître d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre du chantier.

 

 

L’équipe de la Manufacture Vincent-Petit, où sont en train d’être restaurés les vitraux de 8 baies hautes de la cathédrale © David Bordes / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

 

 

Le général d’armée Jean-Louis Georgelin, président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris et représentant spécial du président de la République, en visite à la manufacture Vincent-Petit, a indiqué : "je tiens à remercier très chaleureusement les soixante dix maîtres-verriers et serruriers d’art qui se mobilisent ici dans l’Aube mais également en Côté d’Or, en Eure-et-Loir, dans le Rhône, la Sarthe, le Val-de-Marne, les Yvelines, et même à Cologne, en Allemagne, pour laisser à nouveau passer une lumière éclatante dans la cathédrale, contribuant ainsi à en magnifier les décors et l’architecture pour sa réouverture au culte et à la visite."

 

La restauration des vitraux doit se poursuivre jusqu'en 2023, année où ils pourront progressivement être reposé. La réouverture de la cathédrale est prévue en 2024.

 




Source : batirama.com

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