Covid-19 : la stratégie payante de Fabemi

Covid-19 : la stratégie payante de Fabemi

Après avoir connu un début d’année très dynamique, Fabemi a subi la crise sanitaire et économique comme beaucoup d’autres entreprises. Le groupe a toutefois maintenu son activité, une stratégie payante…






Légende : Le fabricant a développé une gamme de blocs isolants bas carbone à base d’agrégats légers ou courants, intègrant une âme en mousse 100 % minérale AIRiumTM qui renforce leurs capacités isolantes.

 

Pour Fabemi, un des leaders sur le marché des produits en béton, l’année s’annonçait dynamique et prometteuse jusqu’au 16 mars. « Le groupe a enregistré de belles progressions jusqu’à la mi-mars (pour le mois de mars + 10% au 16 mars) puis une chute vertigineuse à la suite de l’intervention du chef de l’Etat annonçant la mise en place du confinement et donc la fermeture des négoces, magasins de bricolage... » explique Jérôme de Mauroy, directeur marketing et communication du groupe.

 

La réouverture partielle des négoces uniquement pour les professionnels fin mars a redonné un peu d’espoir à la profession, mais finalement elle s’est avérée trop limitée. « Notre activité sur le mois d’avril reste très difficile, il nous manque la reprise des gros chantiers et des particuliers pour la partie jardin. Mais, nous faisons le maximum pour donner satisfaction à nos clients qui nous sollicitent » constate à ce jour le directeur.

 

En effet, dès le 17 mars début du confinement, les usines du groupe Fabemi sont restées ouvertes et en production. En détail, 11 sur les 13 usines ont pu continuer de fonctionner. Quant aux deux dernières, mises à l’arrêt : l’une a stoppé son activité en raison de la fermeture de la carrière et l’autre, dédiée à l’activité TP, bénéficiait d’un niveau stock élevé.

 

Conserver l’activité de Fabemi : une décision du président

 

« Jean-Pierre Bedel, le président de Groupe Fabemi, a pris la décision de garder une activité en respectant les procédures et les bonnes règles de sécurité sanitaire pour les équipes internes et les prestataires » explique Jérôme de Mauroy. Objectif : servir les clients qui le souhaitaient, mais aussi remettre à jour les stocks qui avaient bien baissé avec le bon début d’année. 

 

Les chargements et livraisons ont donc toujours été possibles pour les clients négociants. Les services Administration des ventes et Logistique du fabricant ont dû jongler avec les transporteurs car les prises de rendez-vous sont devenues obligatoires.

 

En effet, le négoce impose des plages horaires pour la livraison de ses fournisseurs, afin de faire respecter les consignes sanitaires dans ses points de vente. « Une situation pas toujours simple pour les transporteurs, dont la vie est devenue très compliquée en raison du Covid-19 » commente Jérôme de Mauroy.

 

 

« Grâce à la poursuite de notre production, nous aurons également des ressources pour la reprise que nous espérons dynamique pour la profession » souligne Jérôme de Mauroy, directeur marketing et communication du groupe Fabemi

 

Des ressources pour la reprise grâce à la poursuite de l’activité 

 

Mais cette stratégie devrait être payante, selon le directeur marketing et communication qui a constaté que chaque journée permettait au groupe de servir les clients professionnels encore en activité.

 

« Grâce à la poursuite de notre production, nous aurons également des ressources pour la reprise que nous espérons dynamique pour la profession » souligne le directeur. Bien sûr, avec la baisse d’activité, une partie des équipes du groupe a été mise en chômage partiel (commerciaux, le service Marketing, une partie des services ADV et administratif...).

 

La reprise qui s’annonce et le retour des salariés imposera une nouvelle organisation qui reste à affiner, selon le directeur. La vigilance s’imposera comme partout ailleurs, avec le respect de gestes barrières, l’adaptation du fonctionnement des cantines et les procédures systématiques de désinfection des lieux et équipements.

 

La sécurité sanitaire au cœur des réflexions du groupe

 

« Une évidence s’impose : il faudra être plus exigeant sur le respect d’un certain nombre de procédures relatives à la prévention-santé et sécurité qui ne pourront pas disparaître du jour au lendemain » reprend Jérôme de Mauroy. Il faudra se recentrer davantage sur les risques pour la sécurité et la santé et en parler régulièrement et systématiquement, à l’instar de certaines grandes sociétés du secteur, estime le directeur.

 

Pour l’instant, les commerciaux pourraient continuer de travailler chez eux. « Il est fort probable que leurs visites chez leurs clients négociants soient repoussées au moins de juin », selon Jérôme de Mauroy. « D’ailleurs les systèmes de visioconférences pourront être utilisés avec les distributeurs en cas de besoin et pour les futurs référencements 2021 ».

 

Des lancements de produits réalisés et quelques projets en attente

 

En termes de projets, le groupe avait pu lancer en début d’année ses nouveautés dont les chaperons de murs, une innovation qui devrait séduire les professionnels, paysagistes et bricoleurs.

 

Autre projet d'envergure du groupe : la refonte de son site internet qui devait être opérationnel le 1er avril mais qui sera un peu décalé, en raison des évènements. « Comme nous gérons de nombreuses marques, chacune ayant son site internet, telles que Bradstone, Carré d’Arc, l’idée est de toutes les regrouper sous le vaisseau amiral Fabemi en distinguant trois activités : les terrasses-jardin, le gros œuvre et la voirie et réseaux. Ainsi, nous aurons un seul site internet et trois icônes principales pour retrouver nos marques".

 

"Personnellement je reste confiant et optimiste", indique Jérôme de Mauroy. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros et avait prévu une croissance dynamique supérieur à 5 % en 2020. « Avec ces deux mois difficiles en baisse d’activité, nous pourrions espérer finir proche de zéro si la fin d’année est dynamique ? Si nous réalisons une année 2020 similaire à celle de 2019, à condition de maîtriser nos marges, alors nous serions satisfaits » reprend Jérôme de Mauroy.

 

 

Proposés en trois teintes Beige, Blanc et Gris, les chaperons de mur Lisses Carré d’Arc assurent une couverture solide et protègent de l’humidité. Les deux modèles, plat ou à deux pentes, sont dotés de « gouttes d’eau », c’est-à-dire 2 rainures parallèles sciées dans la masse et courant sur toute la longueur afin de gérer l’écoulement de l’eau de pluie. Les chaperons plats portent également en surface une légère arête centrale de 1 mm, qui sert à évacuer l’eau de pluie.

 

Une forte demande pour la rénovation et l'aménagement des intérieurs et extérieurs

 

De l’avis du directeur, iI n’est pas exclu que les Français restent un peu plus dans leur pays les prochaines années et valorisent leurs biens, comme leurs résidences, leurs jardins. « Je pense qu’il peut y avoir une forte demande sur la rénovation, l’aménagement des intérieurs et extérieurs et elle est d’ailleurs visible sur internet » ajoute-t-il.

 

« Si les Français demeurent confiants et consomment plus de produits fabriqués en France, l’activité de nos industries qui sont locales, repartira vite et bien. Nos gammes de produits peuvent réponde aux besoins de la construction, de la rénovation de bâtiment et du jardin avec nos dallages et pavages. Nos comportements ou nos prises de décisions devront évoluer, voir changer radicalement. Demain ne sera plus comme hier » conclut Jérôme de Mauroy.

 


Source : batirama.com/ Fabienne Leroy

Articles qui devraient vous intéresser

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits







Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (346 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans