La FFB revoit ses prévisions à la hausse pour la fin de l’année

La FFB revoit ses prévisions à la hausse pour la fin de l’année

Le logement neuf résiste et le non résidentiel poursuit sa progression (surprenante), s’est réjoui Jacques Chanut, président de la FFB qui a analysé les données conjoncturelles du bâtiment pour la rentrée.



La FFB revoit ses chiffres à la hausse après la bonne surprise du logement neuf, notamment individuel. Avec 400 000 logements neufs en prévision d’ici à la fin de l’année, l’activité bâtiment s’afficherait a minima en hausse de 1,3 % en volume sur l’année (contre la prévision de -0,5 % annoncée en début d’année).

 

L’entretien amélioration, ne décolle toujours pas vraiment de son côté, mais reste stable, tandis que le non résidentiel connaît une forte hausse… qu’il faudra sans doute réviser (des corrections de données devront être opérées par les services publics comme pour le Logement, il y a quelques années, explique la FFB)

 

Le logement neuf individuel a créé de toute évidence la surprise : il montre une progression nette, avec + 4,7 % de hausse des ventes en glissement sur les 7 premiers mois de l’année, alors que les permis affichent une petite hausse de 1,3 % sur les trois derniers mois. Les ventes de logements collectifs (promotion) continuent pour leur part de résister à -0,7 % en glissement annuel sur le premier semestre 2019, avec des disparités régionales selon les zones de financement.

 

Globalement, si le niveau de construction des logements, marque une baisse (avec - 30 000 logements prévus par rapport à l’année dernière), il demeure plus qu'honorable… grâce à la résistance du secteur diffus.

 

La maison individuelle a bien résisté

 

Rappelons que la révision du cadre institutionnel en 2019, notamment la suppression des APL accession, (une aide personnalisée au logement accordée sous condition de ressources aux emprunteurs) devait mécaniquement compromettre les ventes de maisons individuelles auprès d’une partie de la clientèle des primo-accédants.

 

Or, les chiffres (qui seront bientôt affinés par LCA-FFB, la principale organisation de constructeurs de maisons individuelles) montrent que ce ne fut pas le cas. Non seulement, les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont restés particulièrement attractifs cette année, mais qui plus, les banques ont joué le jeu, analyse Jacques Chanut. « Elles ont en effet compensé les difficultés de financement des ménages modestes ».

 

Il reste à savoir, s’interroge la FFB, si le second volet réglementaire européen bancaire (Bâle 3) permettra aux banques de pouvoir distribuer aussi largement les crédits aux particuliers. Une réserve de trésorerie plus importante risque de leur être imposée lors de chaque opération de distribution de crédits, ce qui devrait limiter les marges de manœuvre des institutions bancaires.

 

 

Concernant la politique globale du Logement, l’organisation professionnelle demande aujourd’hui davantage d’équité territoriale. Elle souhaite rouvrir les discussions sur les zones de financement avec la création d’un système de zonage de projet, plus fin et précis, pour encourager la construction de programmes spécifiques de logements locatifs dans certaines zones en tension.

 

Stimuler l’amélioration entretien notamment la rénovation énergétique

 

De son côté, l’amélioration entretien qui a connu une chute d’activité de 2,3 % au premier trimestre de l’année, demeure un sujet de préoccupation pour l’organisation professionnelle, malgré de bons signes pour la fin de l’année.

 

Comment relancer l’activité, notamment la rénovation énergétique, faute de systèmes incitatifs, s’interroge le président de la FFB qui ajoute : « Les concitoyens ne financeront pas de tels travaux qu’il faut parfois amortir sur 15 ou 20 ans s’ils ne sont pas aidés ». En jeu, le mécanisme du CITE, devenu complexe, peu lisible… et inadapté, selon Jacques Chanut qui cite l’exemple des montants financiers proposés pour remplacer les fenêtres, de l’ordre de 15 euros, « très loin de la réalité du chantier ».

 

Des carnets de commande de plus de 6 mois

 

Les carnets de commande des entreprises demeurent au final également bien garnis (+ 6,5 mois) et les embauches ont repris cette année (25 000 dont 5000 via l’intérim). Mais les tensions sur l’emploi dans le Batiment demeurent très fortes d’autant que la concurrence entre métiers risque d’être avivée en raison du manque de main d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activité.

 


Source : batirama.com / Fabienne Leroy

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