Energies : la RT 2012 risque de coûter cher !

Energies : la RT 2012 risque de coûter cher !

Comment trouver le bon équilibre afin de diminuer les consommations énergétiques, maîtriser les coûts et protéger l’environnement ? La RT 2012 n’apporte pas toutes les réponses, selon l’association Equilibre des Energies.




En matière d’énergie, le contexte est incertain et inquiétant pour les professionnels comme les particuliers, indique d’emblée Jean Bergougnoux, président d’une nouvelle association « Equilibre des énergies ». En revanche, l’amélioration de la performance énergétique du bâti imposé à l’ensemble des énergies est une bonne chose.

 

Alors, quelle énergie faut-il utiliser ? C’est pour répondre à cette question, que l’association a été créée. Elle va mettre sur pieds un comité scientifique composé d’experts. Des études seront menées et permettront de comparer les consommations réelles selon les équipements et les énergies utilisées. Des consommations qu’il faudra mettre en parallèle avec le coût d’investissement des équipements et les émissions de CO2.

 

Le concept d’énergie primaire : un problème

 

En fait, il s’agit de trouver le bon équilibre, c’est à dire, le meilleur rapport qualité afin de diminuer les consommations énergétiques. Or, la nouvelle RT 2012, ne  permet pas toujours de trouver de bons compromis, selon les membres de l’association. Et elle peut s’avérer coûteuse pour tous. Le concept d’énergie primaire pose notamment un problème, précisent-ils.

 

« La nouvelle réglementation pénalise l’électricité car le Grenelle raisonne en énergie primaire » explique Jean Bergougnoux. En clair, 1 kW/m2/an produit en énergie primaire gaz donnera toujours 1 KW. En revanche, 1 KW produit par l’électricité sera converti en 2,58 kW, regrette le président de l’association. D’où la primauté donnée aux solutions gaz, plus coûteuses que l’électricité, notamment en termes d’installation et de maintenance.

 

Une réglementation qui, selon le responsable, ne laisse pas de coudées franches dans le neuf quand on sait que le chauffage (15 kW en moyenne) et l’eau chaude sanitaire (20 kw) consomment à eux seuls les deux tiers du gâteau autorisé, soit 50 Kw/m2/an (en BBC). D’où une situation de non choix imposée par la réglementation aux maîtres d’ouvrages, notamment en logement collectif.

 

DPE : de vraies injustices !

 

Ce concept d’énergie primaire génère également des « injustices », notamment en ce qui concerne le Diagnostic de performance énergétique obligatoire lors de la cession d’un bien immobilier. Il pénalise plus lourdement les logements chauffés à l’électricité que des logements similaires chauffés au gaz et construits à la même époque.

 

« Pourtant ces logements électriques sont mieux isolés, et présentent, aux conditions économiques actuelles, un coût d’utilisation tout-à-fait comparable, voir inférieur à celui d’un logement chauffé au gaz construit à la même époque et, de surcroît, leurs émissions de CO2 sont moindres » affirme Daniel Aubert de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH).

 

L’association souhaite ainsi « arrêter les injustices liées à l’application du DPE ». Elle proposera aussi une vision prospective en mettant l’accent sur les solutions innovantes à moyen et long terme. En savoir plus : www.equilibredesenergies.org

 

 

Source : batirama.com / Fabienne Leroy

 

Des coûts explosifs en maison individuelle

 

Dans le domaine de la maison individuelle, les constructeurs recourent souvent à l’électricité, en raison de son isolement. En revanche, ces derniers ont constaté des hausses de coût importantes en logement BBC par rapport à la RT 2005 : + 21 % soit 202 €/m2 en moyenne pour une surface inférieure à 106 m2. Des hausses dues pour moitié à l’amélioration du bâti (isolation de la dalle, maçonnerie étanche sans pont thermique) et pour l’autre moitié aux équipements techniques (chauffage, ECS), explique Christian Louis Victor, président de l’UMF.

 

* Les premiers membres de l’association Equilibre des énergies


Union des maisons françaises, Union sociale pour l'habitat, Fédération des promoteurs immobiliers, Familles de France, Association Leo Lagrange, Familles laïques de France, Danfoss, Deltadore, Groupe Atlantic, Hora, Muller, Supra, Tresco, Association Française pour les Pompes à Chaleur, Fédération Nationale des Professionnels Indépendants de l'Electricité et de l'Electronique, Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'Equipement Ménager, Association de Promotion des usages durables de l'électricité dans le bâtiment résidentiel et petit tertiaire, EDF, Neuflize OBC.

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