8 start-up pour la 4e édition de Cement Lab à l'ESTP

8 start-up pour la 4e édition de Cement Lab à l'ESTP

Le 21 Mars 2019 dans le cadre de la Semaine de l’industrie en béton, l'ESTP Paris et sa Chaire Ingénierie des Bétons ont accueilli la 4e édition du Cement Lab. Avec la présence de huit start-up.





Dédié au ciment et à son usage, le laboratoire d'idées Cement Lab a été créé en janvier 2018 pour favoriser l'innovation au service de tous les acteurs de la construction. Un des axes suivis est de favoriser une dynamique d’échanges et de rencontres entre les industriels, les start-up, les entreprises de construction et les laboratoires académiques.

 

En particulier à chaque édition une demi-journée de rencontres est organisée avec un panel de huit start-up venant résumer devant les professionnels présents les points forts de leur démarche. Le format est volontairement court avec pour chaque intervenant six minutes de présentation suivie de dix minutes de questions réponses avec la salle. Les précédentes cessions s'étaient tenues à la Station F, l'incubateur de start-up situé dans l'ancienne Halle Freyssinet à Paris XIIIe. 

 

La quatrième édition de Cement Lab a eu lieu le 21 Mars sur le Campus de l'ESTP à Cachan. Les fondateurs de huit start-up sont venus témoigner de leur expérience de créateurs d'entreprises. Le numérique était à l'honneur avec une application de consultation et d'appel d'offres chantier (Ibat), une interface centrale à béton et chantier (E-Beton), une place de marché digitale pour le réemploi des matériaux (Backacia) insi que du béton connecté (360SmartConnect), de la Réalité Augmentée avec Horus BIM édité par IARA, de l'impression 3D (Soliquid) et une utilisation innovante des SIG pour les opérations de surélévations (Up Factor).

 

 

Réalité augmentée sur chantier

 

Lors d'une visite sur chantier, la visualisation sur un écran de la maquette numérique en superposition du réel, est une aide innovante au suivi de chantier en facilitant la vérification de l'emplacement des réservations et des réseaux.

 

« J'ai eu l'idée de développer la solution Horus BIM en travaillant dans un bureau d'études sur le BIM d'un chantier de réhabilitation de bureaux à Neuilly-sur-Seine. Les développements ont démarré chez Synthetic XD où une partie de l'équipe m'a rejoint à la création de la société en février 2018 », explique Maxime Veyrines, fondateur de IARA.

 

Horus BIM exploite les données de la maquette BIM en permettant leur visualisation sur tous types d'appareils mobiles (smartphone, tablettes, etc) sur chantier en réalité augmentée et la prise de photos annotées et contextualisées. Le calage du virtuel sur le réel se fait sans marqueurs en utilisant des éléments de la scène. Le rapport de visite est généré automatiquement avec les informations géolocalisées et peut être transmis au bureau d'études.

 

De l'impression 3D « free form »

 

 

© Soliquid

 

L'impression 3D béton est en phase d'industrialisation avec les premières maisons en partie imprimées qui voient le jour. Néanmoins la technique usuelle de couches de mortier extrudées et superposées est limitée en forme, en particulier la pente par rapport à la verticale ne peut pas dépasser 20 ou 30°. « Je voulais pouvoir imprimer des pièces avec une vraie liberté de formes et le travail couche par couche ne convenait pas. Le principe que nous avons développé est d'injecter du béton composite dans une matrice de gel afin de conserver le béton en suspension le temps de la solidification », confie Amaury Thomas, Président de Soliquid.

 

La start-up a développé un système complet avec un bac d'impression avec du gel, une pompe, un extrudeur et un bras robotisé et a déjà imprimé plusieurs pièces de formes complexes dont du mobilier urbain. Si le gel peut être réutilisé, le système est plus contraignant que l'impression classique. Il faut en effet extraire la pièce de son bac si elle est lourde avec un palan et la nettoyer de son gel déposé à sa surface. D'autres matériaux qui se solidifient dans l'eau à l'abri de l'air peuvent être imprimés comme des géo-polymères.

 

Réemployer les matériaux de construction

 

Les activités du bâtiment et des travaux publics génèrent annuellement environ 250 millions de tonnes de déchets, soit près des ¾ des déchets produits en France. Désireuse de développer une nouvelle réponse pour réduire ce gâchis, Késia Vasconcelos et Lucile Hamon ont créé mi 2017 Backacia, une place de marché digitale spécialisée au réemploi des matériaux de construction. « Nous avons été sollicitées sur un premier chantier avec 500 m2 de polystyrène à recycler et du coup nous avons pu concrétiser notre idée et démarrer notre start-up. Notre première levée de fond a eu lieu il y a quelques mois », assure Késia Vasconcelos.

 

La revente s'effectue en filière locale et la plateforme en est à 133 chantiers réalisés et 2528 annonces dont 10% des annonces portent sur des chutes ou surplus de chantier. Les prestations fournies par la plateforme ont été progressivement étendues jusqu'à la traçabilité et l'émission de bordereaux. « Les annonces sont modérées et nous procéder à des vérifications sur chantier comme l'absence d'amiante ou de plomb. Nous travaillons aussi avec des filières qui reconditionnent les produits. Un travail est en cours avec Emmaus sur des produits plus difficiles à valoriser comme le bois ou les sanitaires », poursuit Késia Vasconcelos.

 

 

© Backacia

 

Expert en surélévation

 

Une réponse au besoin de densification des zones urbaines est la surélévation des résidences collectives. En 2014, le vote de la loi ALUR a simplifié la prise de décision dans les copropriétés. Mais la démarche demeure complexe et s'avère chronophage car tous les immeubles ne sont pas éligibles. « Aussi notre idée a été d'automatiser la première étape de tri des adresses à partir d'informations de type SIG, Système d'Informations Géographiques. Il faut expertiser 50 adresses pour en trouver une qui soit potentiellement éligible », souligne Didier Mignery, architecte et fondateur d'UpFactor.

 

L'outil de détection et d'analyse de potentiel de surélévation se nomme « Upfactor Geoservices ». Le bureau d'études est partenaire de l’Institut MECD qui a développé Lign2toit, une méthodologie d’évaluation de la faisabilité technico-économique d’un projet de surélévation. Créé mi 2017, UpFator a déjà décroché plus d'une vingtaine de projets de surélévation en diminuant le temps de détection par dix et en révolutionnant un métier.

 

 

© UpFactor

 


Source : batirama.com / François Ploye

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