Recul sensible du marché des pompes à chaleur

Recul sensible du marché des pompes à chaleur

Après trois années consécutives de hausse et des ventes record en 2008, l’Association de filière des professionnels de pompes à chaleur, enregistre un recul sensible du marché. Plusieurs raisons expliquent cette baisse sensible, analysées par l'Afpac.







- L’effet « destockage » des grossistes et distributeurs est insuffisamment perceptible dans les enquêtes de statistiques publiées à ce jour. Constatant l’explosion du marché en 2008, les grossistes et distributeurs ont commandé des quantités très importantes de machines afin de disposer d’un stock conséquent et suffisant. Puisant encore dans leurs stocks aujourd’hui, ils n’ont eu à commander que moins de machines en 2009 et sur ce début 2010.
Les chiffres relayés dans les enquêtes statistiques restituent, pour leur part, le nombre de machines facturées et vendues par les fabricants aux grossistes, distributeurs et installeurs, sans faire état du différentiel avec le nombre de PAC installées chez les particuliers par la suite. Le nombre de machines facturées et vendues par les fabricants en est obligatoirement fortement impacté, accentuant la lecture d’un recul sensible du marché.

 

- L’assainissement du marché : 2008 a été marquée par la forte présence d’éco-délinquants, plutôt vendeurs de crédits et de crédits d’impôts que d’économies de chauffage et de développement durable, dans le domaine des pompes à chaleur, qui ont participé à la très forte croissance de ventes de machines cette année là, et pour partie encore en début 2009. Depuis leur départ vers d’autres secteurs, les ventes de pompes à chaleur en subissent les conséquences : en leur absence, les ventes baissent… mais pour la bonne cause cette fois-ci !

 

- La crise économique n’a fait que renforcer le recul des ventes de pompes à chaleur et en est une des raisons majeures. Depuis 2009, le marché de l’immobilier, de la construction et, par conséquent de l’équipement de chauffage, est touché. Les ménages ont repoussé ou abandonné leurs investissements.

 

- La chute du prix du baril de pétrole (passant de plus de 130 $ à moins de 40 $ le baril entre juin 2008 et juin 2009) et par conséquence du prix du litre de fioul, ce qui l’a rendu de nouveau plus attractif auprès des consommateurs. Les chaudières au fioul sont alors plébiscitées par les ménages en 2009 et en ce début 2010, aux dépens des pompes à
chaleur… bien qu’étant un système de chauffage moins rentable à long terme et surtout fort peu écologique !

 

- La concurrence avec d’autres solutions énergies renouvelables principalement en la circonstance le photovoltaïque, vendu comme un pur placement financier, ne manque pas de faire sentir son prélèvement lourd sur le marché, le particulier orientant souvent son achat vers ce qui lui est présenté comme étant censé avoir la meilleure rentabilité de l’euro investi.

 

- L’engouement des particuliers pour le développement durable ralentit. Après plusieurs années de prise de conscience, de changements de leurs habitudes et gestes au quotidien, les ménages s’impliquent manifestement et, il faut le souhaiter, provisoirement moins dans le développement durable. On peut parler d’un phénomène passager de saturation.

 

Enfin, si la baisse du crédit d’impôt sur les pompes à chaleur début 2010 n’est pas une des raisons principales au recul des ventes, elle n’a pu qu’y participer. Selon l’AFPAC, le marché devrait repartir dès le deuxième quadrimestre 2010 et de façon plus marquée encore sur le dernier quadrimestre. Les stocks des grossistes et distributeurs étant d’ores et déjà très majoritairement écoulés et les écodélinquants devant avoir totalement disparus du marché de la PAC.
Pour en savoir plus sur les pompes à chaleur : www.afpac.org

 

Source : Bâtirama.com

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