L'avenir assuré des pompes à chaleur

L'avenir assuré des pompes à chaleur

Pour la 3e année consécutive, l’Afpac a organisé sa « Journée de la pompe à chaleur », réunissant 140 acteurs de la filière qui profitent de l'effet "croissance verte" en France.






« Nous sommes dans un contexte plutôt favorable, la pompe à chaleur (Pac) profitant encore de la croissance verte dans le neuf et du développement des EnR dans le paysage français ». C’est avec ces paroles que Thierry Nille, président de l’Afpac (Association française des pompes à chaleur) à a accueilli les participants de la 3e journée consacrée à la pompe à chaleur.

 

« Le marché a en effet suivi une évolution maîtrisée à plus de 78 000 unités, avec une croissance du marché de 7% en 2015 », a expliqué Jean Pradère, vice-président de l'Afpac. Cette bonne santé est d’ailleurs soulignée dans une étude faite à la demande de la LCA-FFB*.

 

Sur plus de 52 000 maisons en cours de construction et en voie de recevoir leurs certificats de conformité thermique, les Pac dépassent 50% des équipements de chauffage installés, tout comme le plancher chauffant, décrit comme le « binôme parfait avec la Pac en maison individuelle » par Claude Brand, responsable promotion chez Cochebat.

 

Les pompes à chaleur, un bon investissement

 

Les chauffe-eau thermodynamiques (ou CET) occupent 49% et les Pac Air/Eau double service occupent une place aussi importante dans la production d’ECS.

 

Quant aux Pac hybrides, « leur part reste encore timide en raison de leur coût, mais sont susceptibles de décoller face à l’évolution de la réglementation toujours plus exigeante en matière d’EnR », indique Jean-Jacques Barreau, consultant technique de l’étude.

 

Et d’ajouter : « il faut cependant signaler aussi que dans le cas des petites maisons (50 m2), on ne fait pas appel à la Pac en raison de la lourdeur de l’investissement.»

 

Remise en cause du service après-vente

 

De bonnes nouvelles, modérées toutefois par Jean-François Cerise, membre de l’UECF et président de la commission Thermodynamique de l’Afpac.

 

« A coté de ces chiffres, nous observons que les appareils se complexifient, avec un manque de maturité de certains produits mis sur le marché, des dysfonctionnements sériels rencontrés avec certains fabricants, ainsi que des problèmes de coûts au niveau des pièces détachées, totalement aberrants, souligne-t-il.

 

On trouve ainsi des cartes électroniques à plus de 500 € qui font faire des bonds aux particuliers quand on leur donne la facture ».Une dernière remarque relevée par l’un des participants de la salle : « une après-vente de qualité est essentielle, a-t-il renchéri et la bonne santé de la filière est en jeu, d’autant que les compagnies d’assurance rechignent de plus en plus sur ce point ».

 

Crédit d’impôt : demande de clarification

 

Par ailleurs, selon Jean-François Cerise, « les installateurs se heurtent à un problème au niveau du RGE, la Pac et le CET étant dans la même catégorie de travaux ». « Nous demandons une clarification à cet égard afin d’être certains que le client aura accès au Crédit d’impôt transition énergétique (CITE) », a-t-il insisté.

 

Enfin, dernière demande de l’UECF : que les Pac Air/Air cessent d’être discriminées et qu’elles soient traitées à l’égal des autres Pac avec une TVA réduite et un accès au Crédit d’impôt.

 

« Ceci permettrait d’éviter que ces machines soient installées par des gens non qualifiées qui discréditent ces appareils en réalisant des contre-références. C’est un problème pour les artisans RGE, notamment dans le Sud », a conclu Jean-François Cerise.

 

Attention à l’impact de la F-Gas sur les PAC

 

Autre point soulevé lors de cette manifestation : la réglementation F-Gas, dont l’objectif est de réduire de 79% les quantités de gaz HFC sur le marché d’ici 2030.

 

« Il restera encore un choix très large de fluides frigorigènes, tels que le CO2, les HFC avec un PRG inférieur à 750, les HFO ou encore des mélanges de tout ceci, soit une centaine de possibilités pour les fluides, note Serge Bresin, Vice-président de l’Afpac et président Ile-de-France du SNEFCCA.

 

Mais cela rendra la vie totalement impossible pour l’installateur: peut-on imaginer d’embarquer une centaine de fluides dans la camionnette pour aller dépanner un client ? », s’insurge-t-il.

 

Etablir un cahier des charges

 

L’idée a donc surgi d’établir un cahier des charges : « Il s’agirait par exemple d’imposer un seul fluide par Pac, de préférence un fluide durable, pur et sans mélanges, explique Serge Bresin.

 

Par ailleurs, il faudrait définir une concentration maximale en termes d’inflammabilité et prévoir des moyens de ventilation si nécessaire, celle-ci devant être prise en charge par la même entreprise qui s’occupe de la partie frigorifique »…

 

Quelques chiffres

 

Les PAC Air/Eau représentent 96% du marché et leur présence a augmenté de 8% en 2015, tandis que les CET ont suivi une croissance de 4%, les PAC Air/Air de 16%, de même que les PAC hybrides, soit un début prometteur pour celles-ci.

 

Seules les PAC géothermiques sont en chute de 15%. 75% des PAC aérothermiques sont installées dans le neuf, 25% allant à la rénovation. Sur cette part, 40% sont en  puissance inférieure à 6 kW, soit une augmentation de 30% et 28%  sont d’une puissance située entre 6 et 10 kW, cette chute massive des puissances étant certainement due à l’impact de la RT 2012.

 

*Les Constructeurs Aménageurs, organisation affiliée à la FFB



Source : batirama.com / Michèle Fourret

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