Une consommation énergétique divisée par 4

Une consommation énergétique divisée par 4

Cette maison familiale de Bergerac était dépourvue de tout confort thermique. Francis Guichard, maître d’œuvre du réseau Synamob, a travaillé avec un groupe de 8 artisans locaux pour faire de cette bâtisse un exemple à suivre en matière de rénovation.

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C’est l’un des premiers projets à avoir participé à l’expérimentation  du référentiel « Maison Rénovée » de Cequami en vue de cette nouvelle certification (voir Bâtirama n°409 de février-mars 2009). Chantier pilote avec une dizaine d’autres dans toute la France, la rénovation de cette bâtisse construite en deux étapes, aux 18ème et 19ème siècles, se veut exemplaire. « Nous sommes passés d’une classe E à une classe B sur l’étiquette de simulation du DPE (estimation du logiciel Promodul de 324 kWh ep/m2.an avant travaux, 75 après) alors que les émissions de gaz à effet de serre ont été divisées par 12, passant de 64 kg eq CO2/m2.an avant travaux à 5 après », confie Francis Guichard, maître d’œuvre installé à Monbazillac (24) et membre du réseau Synamob (reconnu organisme professionnel de qualification des maîtres d’œuvre). Spécialisé depuis 25 ans dans les travaux de rénovation, il doit sa notoriété à la qualité des chantiers menés à bien. C’est d’un très bon œil que ce professionnel voit arriver la réglementation thermique dans l’existant. Et saisit sur l’opportunité de participer à la création de la certification Maison Rénovée portée par Cequami.  « J’ai choisi ce projet pour l’expérimentation car il était déjà en cours et qu’il répondait à plusieurs problématiques. Il s’agit d’une maison de famille en pierre naturelle dont les équipements les plus modernes devaient dater des années 1950 ! » 

 

Une rénovation lourde


  Avant toute chose, Francis Guichard a procédé à une simulation de la consommation énergétique du bâtiment existant. « Je n’ai pas fait appel à un bureau d’études thermiques car je suis équipé de la BAO de Promodul dont le logiciel me permet de réaliser un diagnostic et de procéder à des simulations en fonction des travaux envisagés. » Le budget de 245 000 euros est à la hauteur de l’importance des travaux à réaliser. « Nous avons touché à tous les postes sauf les murs et la charpente. La toiture a été refaite intégralement, toutes les menuiseries ont été changées et nous avons isolé certains murs avec une laine de verre de 100 mm associée à une ossature métallique recouverte de plaque de plâtre alors que d’autres ont été uniquement rejointoyés pour conserver la pierre apparente. »

 

Des solutions sur-mesure


Pour remédier au problème d’humidité de la maison, la première décision a été d’installer une VMC hydro réglable. En matière de chauffage et d’eau chaude sanitaire, une solution spécifique a été mise en œuvre. « La vieille chaudière à gaz et les radiateurs ont été remplacés par un système de plancher chauffant basse température avec comme générateur une PAC de génération inverter. Cette technologie permet d’adapter la vitesse du fonctionnement du compresseur en fonction de la demande. En s’adaptant constamment aux besoins, il permet d’optimiser la consommation d’énergie. Pour la production d’ECS, nous avons opté pour un ballon de 300 litres, couplé à la PAC. Ce système a été retenu pour la régularité qu’il apporte en matière de production d’eau chaude sanitaire. L’option solaire a été abandonnée à cause de l’important masque végétal côté sud de la bâtisse qui aurait fortement rendement diminué le rendement des panneaux. » Pour Francis Guichard, la réussite d’une telle opération passe aussi par la cohésion, la compétence et le professionnalisme des intervenants. « Tous les artisans doivent connaître les prérogatives et les contraintes de leurs collègues. Pour y parvenir, il faut un bon encadrement dès le départ. » Cet encadrement peut être assuré par un maître d’œuvre, un architecte, un entrepreneur, un artisan… Peu importe, pourvu que la coordination des différents corps de métiers soit effective.

 

Source: batirama.com / Céline Jappé

 

Le chantier en bref 

 

Début des travaux : janvier 2007

Fin des travaux : novembre 2008

Coût total des travaux : 244 600 euros TTC

Rénovation globale de 168 m2 habitable (+ 28 m2 d’appentis et 34 m2 de locaux annexes)

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