Le torchon brûle entre le SER et Qualit’ENR

Le torchon brûle entre le SER et Qualit’ENR

Le syndicat des énergies renouvelables claque la porte de Qualit’ENR. Motif : le quota de sous-traitance imposé aux acteurs du bois énergie dans l’attribution de la marque Qualibois.




Le syndicat des énergies renouvelables (SER) vient de quitter brusquement l’association Qualit’ENR dont il est pourtant un des membres fondateurs. Il entend ainsi montrer son désaccord avec la politique de quota de sous-traitance imposée aux entreprises qui souhaitent bénéficier de l’appellation Qualibois, une des marques Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

 

Rappelons qu’à compter du 1er juillet 2014, l’obtention des aides publiques sera conditionnée à la mise en œuvre de produits et systèmes par des entreprises bénéficiant d’une marque RGE, d’abord pour l’Eco PTZ puis au 1er janvier 2015 pour le crédit d’impôt développement durable (CIDD).

 

« Le problème s’est posé aussi pour le photovoltaïque via QualiPv mais les conséquences sont bien moindres puisque cette activité n’est plus soutenue par des aides publiques, confie Damien Mathon, délégué général du SER. En revanche, concernant les acteurs du marché bois énergie, ce seuil maximal de 30% de recours à la sous-traitance va les impacter fortement. »

 

En effet, le SER explique que le marché des appareils fonctionnant au bois de chauffage est saisonnier et que de nombreuses entreprises du secteur sous-traitent une grande partie de l’installation des appareils qu’ils vendent, ne pouvant pas intégrer les effectifs nécessaires toute l’année.

 

« La plupart dépassent ce seuil de 30% de sous-traitance et ne pourront donc pas obtenir l’appellation Qualibois, conclut Damien Mathon. Mais il va de soi que cette sous-traitance doit s’accompagner de gage de qualité. » Il suffirait donc que les sous traitants bénéficient eux mêmes de l’appellation Qualibois pour garantir la qualité des installations et ouvrir droit aux aides publiques ?

 

Logiquement, oui. Sauf que d’après André Joffre, président de Qualit’ENR, le quota  de recours à la sous-traitance est imposé dans la charte RGE, signée par tous les organismes et par la norme Cofrac. Selon lui, et il est donc impossible de passer outre, sauf à changer les règles, même s’il reconnaît que « cela pose effectivement plus de problèmes pour les acteurs du chauffage au bois ».

 

Il semblerait toutefois que cette mesure vise à favoriser les entreprises qui vendent, installent ou mettent en œuvre les produits et systèmes et facturent elles-mêmes. De à en déduire que cela favorisera les petites structures au détriment des grandes… il n’y a qu’un pas. Qu’il ne faudrait pas franchir hâtivement.

 

Le président de Qualit’ENR prend plutôt l’exemple des Grandes Surfaces de Bricolage. « Prenons l’exemple des GSB qui vendent des appareils de chauffage bois et sous traitent toutes les installations....». Quel impact cela aurait sur l'activité des professionnels du secteur si elles pouvaient aussi faire bénéficier leurs clients des aides publiques ?

 

Source batirama.com / Céline Jappé

12 Commentaires
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  • par vince
  • 12/05/2014 20:19:19

Bonsoir, Il faut reconnaître que trouver un poêle en dessous de 5 ou 6 kW, ce n'est pas gagné et que globalement, le prix sera le même que pour 7, 10 ou 12. De plus, le rendement et la bonne combustion de ce type d'appareil, sont plutôt vers le haut. Consommer moins pour polluer plus... C'est un peu comme les chaudières "à condensation" de 2 ou 3 litres de capacité qui ne sont à condensation que sur le papier. SIC !

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  • par bioclim
  • 10/05/2014 14:03:00

Tout fout le camp Il y a deux ans j'ai consulté 6 ou 7 "vendeurs-installateurs" de poêle pour chauffer ma maison de 200m2 très bien isolée puisque la simulation dynamique demandait 2.5kw. Lorsque je demandais un poêle de 3kw ils m'ont tous rit au nez, pensant que je me moquais d'eux. Le directeur d'une école de kiné disait à mon fiston, qui y enseigne, que s'il voulait conserver les critères d'attribution des diplômes, seuls 1/4 des élèvent seraient reçus à l'examen !!! Tout fout le camp, et force est de constater que dans tous les métiers c'est la même chose: on ne peut avoir la quantité et la qualité à bas prix. Bon courage à danielsellier et munoz, vous faites partie des 10 à 15% de vrais pros.

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  • par danielsellier
  • 09/05/2014 12:28:17

C'est ce pourquoi nous nous battons dans certaines OP pour que la qualité soit un moyen de convaincre les moins qualifiés à se former. Les Feebat ne sont que le départ d'une autre approche du service rendu aux clients et parler de qualité et que les mieux formés passent leur message de qualité qualit'enr les vendeurs de chaudière bois et je suis de votre avis n'ont rien à faire dans ces formations ; il va falloir trier ! Continuez à vous battre pour une bonne qualité. Courage !

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  • par danielsellier
  • 09/05/2014 12:16:49

C'est ce pourquoi je me bats, si nous sommes plus nombreux

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  • par munoz
  • 09/05/2014 08:04:36

Je suis plombier chauffagiste titulaire d'un BP génie climatique, et le dernier stage qualibois ou je suis allé on était 3 sur 15 à savoir travailler, c'est à dire souder, cintrer, savoir ce que c'est qu'un tube double paroi et en avoir déjà posé, on est 90% à avoir eu le stage, si c'est ça les entreprises qualit'enr et bien je plains les pauvres clients et on va encore se mettre une bonne réputation car des installations mal faites j'en ai vu un paquet et c'était des entreprises qualit'enr.

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  • par danielsellier
  • 07/05/2014 19:49:36

Je vous invite à prendre contact avec les ingénieurs thermiciens qui nous forment depuis 2009 et leur dire que nous faisons seulement acte de présence. Pour ma part si cela était le cas vu les qualifications que j'ai dans mon métier et mes 56 ans, je considérerais que cela est une perte de temps et le temps ... et n'aurais certainement pas fait former mes deux salariés.

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  • par vince
  • 07/05/2014 18:57:45

Bonsoir, Il ne s’agit pas de dénigrer le travail ou bien l’engagement des uns et des autres, mais comme à l’Éducation Nationale, cela ne suffit pas. Les organisations professionnelles ne vont pas cracher dans la soupe et la validation des formations relève, en tous les cas pour les aspects techniques et nous le savons bien, du bon paiement et de la présence, c’est tout.

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  • par danielsellier
  • 07/05/2014 14:57:45

ECO ARTISAN DEPUIS 2009 Maître artisan d'art en menuiserie Il est toujours facile de critiquer les organisations professionnelles et la formation quand on a loupé le train et réducteur de dire que cela ne sert à rien. Si les artisans avaient été plus nombreux au départ il n'y aurait pas de dérives, la tva à 5.5% n'a pas été gagné par les artisans qui sont restés dans leur salon. La capeb fait toujours des feebat sur quatre jours et plus si affinité !

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  • par vince
  • 07/05/2014 12:57:22

Bonjour, le plus grand nombre de ces qualifications n'est qu'une opération de marketing vis à vis des clients et de noyautage des confédérations du bâtiment. Qui n'a pas vu des installations farfelues, dans le meilleur des cas, par des entreprises réputées qualifiées. Le prétendu savoir faire est une chose, le bien faire en est une autre. Seuls des organismes indépendants peuvent valider une installation, il faudrait aussi penser à valider l'étude et la réelle optimisation de l'instalation.

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  • par munoz
  • 07/05/2014 07:56:44

Une ets. labellisée qualit'enr n'est pas un gage de qualité par ex: il faut un référent pour n'importe quelle ets. donc sur une ets de 40 ouvriers combien on fait de stage. C'est juste une société pour favoriser les grosses boites et prendre de l'argent au ets, de plus à quoi servent les diplômes s'il faut juste une qualification pour travailler? Autant passer ces stages de 3 jours c'est + rapide qu'un diplôme.

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  • par danielsellier
  • 07/05/2014 07:47:33

Le fait d'imposer une obligation RGE protège les entreprises qualifiées d'une concurrence déloyale et une réelle traçabilité des ouvrages. Une protection contre la sous traitance étrangère non qualifié et un meilleur service au client final puisque toute la chaine des intervenant est identifiable.

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  • par bioclim
  • 06/05/2014 21:18:03

Sous traiter quoi? Si je me fais installer un poele que je l'achète à un "vendeur" certifié Qualit'ENR et que l'installation est faite par une personne non certifiée, où est l'intérêt d'un vendeur certifié? Un poêle "certifié" posé par un incompétent restera un chauffage "n'importe quoi". Et je trouve qu'on ne devrait pas sous traiter une telle installation.

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