Nationalisation d'EDF : le processus de remplacement du PDG du groupe déjà lancé

Nationalisation d'EDF : le processus de remplacement du PDG du groupe déjà lancé

Suite à l'annonce par Elisabeth Borne de la nationalisation d'EDF mercredi 6 juillet, le gouvernement annonce ce jeudi lancer "dès à présent" le processus de succession du PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy.



Ce mercredi 6 juillet, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé l'intention du gouvernement de renationaliser à 100 % l'énergéticien EDF, 17 ans après l'ouverture de son capital et son entrée en bourse fin 2005. A l'heure actuelle, l'entreprise reste largement public, détenu par l'État à près de 84%, par les salariés qui en possèdent 1% et par des actionnaires institutionnels et individuels pour les 15% restants.

 

Mais le groupe est fortement endetté et confronté à de lourdes charges financières, présentes et à venir. L'énergéticien a subi des déboires, notamment dans la construction de son nouveau modèle de réacteur, l'EPR en cours d'installation à Flamanville (Manche), qui a plus de dix ans de retard et dont le coût a quasiment quadruplé. Sa situation financière s'est également dégradée avec la décision du gouvernement de le contraindre à vendre davantage d'électricité bon marché à ses concurrents, pour contenir la facture d'électricité des ménages et des petits professionnels.

 

"Alors que des chantiers d'envergure seront lancés par l'entreprise dans les prochains mois, l'Etat et Jean-Bernard Lévy sont convenus de lancer dès à présent le processus de succession de ce dernier à la tête d'EDF", dont le mandat devrait prendre fin au plus tard le 18 mars 2023, a indiqué Bercy dans un communiqué ce jeudi 7 juillet.

 

 

Une nouvelle direction pour la rentrée ?

 

 

"Le nouveau président-directeur général d'EDF pourra être désigné avant cette échéance afin que le nouveau dirigeant soit rapidement en mesure de mettre en oeuvre les chantiers stratégiques et industriels annoncés par le président de la République", a précisé Bercy, citant "notamment le lancement du programme de construction de six réacteurs nucléaires EPR 2 et la contribution d'EDF au développement accéléré des énergies renouvelables".

 

"Je souhaite que la nouvelle direction d'EDF soit opérationnelle dès la rentrée prochaine", a précisé sur Europe 1 le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. "Nationaliser EDF, c'est nous donner toutes les chances d'être plus indépendants dans les années qui viennent en matière énergétique. C'est une décision stratégique forte et nécessaire pour le pays", a ajouté le ministre.

 

Dans un communiqué séparé, le conseil d'administration d'EDF a indiqué avoir "pris connaissance de la décision conjointe" de l'État et de son PDG concernant ce remplacement anticipé. "Conformément aux dispositions applicables, cette nomination fera l'objet d'une proposition du conseil d'administration à l'État", précisent les administrateurs dans leur communiqué.




Source : batirama.com & AFP

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1 Commentaire


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  • par JOEL DU BUGEY
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Lancer un nouveau programme de construction de réacteurs EPR, coûte très cher. EDF, compte tenu de ses finances actuelles ne le peut pas. La solution est donc une renationalisation d'EDF pour sortir des contrôles de l'Union Européenne et pouvoir financer ces EPR avec le budget de l'Etat, c'est à dire les contribuables. Tout ceci sans aucun débat, car c'est M. Macron qui a décidé seul, en février 2022, à Belfort. Les scénarios de RTE sur la neutralité carbone de l'électricité en 2050 ne sont pas soumis au débat, alors qu'il est possible de se passer de l'énergie nucléaire en 2050 ou 2060. Toutes les conclusions de ces scénarios mettent en avant l'urgence de développer très fortement les énergies renouvelables, seules solutions pour lutter rapidement contre le réchauffement climatique. Pourtant, malgré le retard important de la France dans ce domaine, le choix est fait de prioriser l'énergie nucléaire, alors même que le premier EPR en France, à Flamanville, n'est toujours pas en service et totalise déjà 10 ans de retard. Voilà des années que l'énergie nucléaire freine, en France, le développement des énergies renouvelables alors qu'elles se développent fortement dans le reste du monde. Ceci va continuer et, demain, la France aura une énergie coûteuse et peu performante avec des risques de pénurie si les réacteurs nucléaires ont des incidents comme actuellement. Rappelons aussi que l'énergie nucléaire fonctionne avec l'uranium importé en totalité : l'indépendance énergétique avec l'énergie nucléaire est un beau mensonge, alors que le vent et le soleil sont bien des énergies 100 % présentent sur notre territoire.

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