Un nouveau show-room et une transmission « dans la douceur » pour Rairies Montrieux

Un nouveau show-room et une transmission « dans la douceur » pour Rairies Montrieux

Rairies Montrieux a rénové son show-room au Viaduc des Arts (Paris) dédié à la prescription, dans un contexte de passage de flambeau pour l’entreprise créée en 1910.





Légende : Les architectes peuvent aller discuter de leurs projets dans un show-room rénové et agrandi au Viaduc des Arts, qui expose l’ensemble des gammes de produits de Rairies Montrieux labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

 

Depuis 1910, Rairies Montrieux exploite la terre crue, extraite sur place dans ses carrières à ciel ouvert de l’Anjou. Particularité : elle fabrique et distribue en direct (pas de distribution en négoce ou surfaces de bricolage) ses créations en terre cuite pour les murs, sols, jardins, façades.

 

Carreaux, plaquettes et briques de parements séduisent de fait un large panel d’architectes. Ses atouts : la création sur mesure et une forte réactivité liée à la « taille humaine » de l’entreprise (75 salariés et prévision d’un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros pour 2021).

 

Pour mettre en valeur ses nouvelles collections, l’entreprise a « réinventé » son show-room parisien installé dès 1999, dans le XIIe arrondissement, au Viaduc des Arts. Objectif : mettre en lumière toutes les possibilités qu’offre la terre cuite en façade, mais aussi en aménagement intérieur et extérieur.

 

« Le show-room est un lieu d’échanges et de rencontres pour les professionnels et les particuliers à projets » souligne Olivier Laval, Directeur produits. Réorganisé en différents univers (façade extérieure, aménagement intérieur, murs de briques, aménagement paysager…), le show-room présente les nombreuses références en briques et parements bruts ou émaillés, ainsi que le nuancier du fabricant.

 

 

 Le show-room met en avant les nouvelles collections de parements terre cuite destinées à la façade et aux sols.

 

Cap sur les spécificités de la façade

 

Le visiteur peut également découvrir toutes les spécificités de la façade, récemment développées par le fabricant à partir de moules sur-mesure.

 

On y trouve des plaquettes courbes « Hirondelle », avec des arrondis concaves et convexes, ou encore les profils Coste, du nom de l’architecte éponyme Vincent Coste, qui a créé le produit. « Ces profils offrent un relief avec un décroché qui joue avec la lumière : ils permettent de créer un aspect lattage bois en céramique, lisse ou émaillé » souligne Olivier Laval.

 

D’autres créations, qui habillent certaines façades de bâtiments récents en Ile-de-France, sont également présentées : la plaquette pointe, la plaquette triangle, le produit Acrobric (pour bardage ventilé).

 

Rairies Montrieux cible les architectes d’intérieur

 

Si la façade représente aujourd’hui 90 % de la production du fabricant (soit 1000 m2 posés chaque jour), ce dernier a bien l’intention de cibler davantage les architectes d’intérieur.

 

 « Nous essayons de nous diversifier auprès des architectes d’intérieur et des clients particuliers, en proposant nos produits à usage intérieur voire extérieur, sur de plus petits chantiers » souligne le nouveau directeur général de l’entreprise, Paul-Vincent Diquéro (voir encadré). Ambition du groupe : réaliser 20 % du CA avec ces usages en intérieur.

 

« Il ne s’agit pas des mêmes volumes ni des mêmes marchés que pour la façade, mais en revanche, les budgets dédiés à l’aménagement intérieur sont à valeur ajoutée, et on peut s’adapter à la demande des architectes pour de petites surfaces ».

 

Si le stock de l’entreprise demeure largement disponible pour répondre à la demande des petites surfaces, le fabricant se dit également capable de réaliser une couleur particulière, grâce à son laboratoire de R&D.

 

 

Le show-room présente les profils Coste, du nom de l’architecte éponyme Vincent Coste, qui a créé le produit. Ils offrent un relief avec un décroché qui joue avec la lumière : ils permettent de créer un aspect lattage bois en céramique, lisse ou émaillé 

 

Des fours petits et grands et un investissement à venir

 

« La réactivité est notre force car notre équipe est capable de travailler sur un modèle particulier pour mettre au point une filière (le moule). Par ailleurs, nous disposons de petits fours (2 fours électriques et 4 fours à bois), pour les petites productions, et d’un grand four tunnel à gaz de 50 m de long » ajoute le directeur général.

 

Autre projet de l’entreprise : construire un nouveau bâtiment de 1400 m2 qui sera notamment équipé d’un four à gaz récent pour piloter de manière fine la cuisson des produits. « Cela nous donnera plus de latitude pour segmenter les gammes par type de four, afin de gagner en volume en réactivité » termine Paul-Vincent Diquéro.

             

  

Rairies Montrieux : un projet de transmission en cours d’écriture

 

 

Rémy Montrieux prépare une transmission en douceur avec un nouveau directeur général, Paul-Vincent Diquéro, et 3 cadres de l’entreprise. ©Bernard Reinteau

 

 

« C’est une transmission qui se fait dans la douceur » résume Rémy Montrieux, le patron de l’entreprise, âgé de 68 ans. A la tête de l’entreprise familiale depuis 50 ans (il en a repris les rênes à l’âge de 18 ans), Rémy Montrieux ne veut surtout pas se presser.

 

« Il est toujours trop tôt pour se décider » confie souriant le PDG qui se qualifie volontiers de « capricieux » en regrettant qu’aucun de ses enfants n’ait été intéressé par la reprise de la société, à ce jour.

 

Il faut dire que l’entreprise suscite l’intérêt de nombreux acheteurs potentiels : un groupe industriel a même fait une offre de rachat plutôt alléchante. « Mais je ne ferai pas le choix de l’argent » affirme Rémy Montrieux.

 

De fait, ce dernier a fait le choix « d’une compétence supplémentaire » en recrutant son nouveau directeur général, Paul-Vincent Diquéro, devenu expert-comptable après une formation en école de commerce (ESSCA à Angers).

 

Rémy Montrieux veut constituer une équipe dirigeante en associant trois cadres de l’entreprise pour accompagner Paul-Vincent dans la reprise.

 

"Défendre le produit avant tout grâce à une identité "

 

« Le plus important est de défendre le produit grâce à une identité, et ensuite, on peut s’adapter par rapport aux demandes des architectes » reprend Rémy Montrieux.

 

Le patron de l’entreprise nourrit également un autre rêve de fin de carrière : créer un club d’entreprises spécialisées dans la façade. « La façade est un ouvrage unique, sinon, on tombe vite dans l’uniformité » explique celui qui regarde les architectes avec beaucoup de sympathie.

 

« Les architectes ont beaucoup changé. La jeune génération est ouverte et très simple dans son approche, elle vient volontiers visiter nos usines et nos relations de travail sont très agréables » conclut Rémy Montrieux.

   



Source : batirama.com/ Fabienne Leroy

Articles qui devraient vous intéresser

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits



Dernière revue

BTR N° 498 - Aout / Septembre 2021

   

Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (899 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans
 

Boutique

Plancher Rayonnant Electrique (PRE)

Isolation de combles