NF DTU 43.3 - Toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité

Toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité. © Étanchéité info

Retrouvez ci-dessous toutes les informations relatives au NF DTU 43.3 - Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité.




Domaine d’application

Le NF DTU 43.3 "Mise en œuvre des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité" donne les spécifications de mise en œuvre des toitures comportant des éléments porteurs en tôle d’acier nervurée recevant un revêtement d’étanchéité, ouvrages constitués :

  • de tôles d’acier nervurées ;
  • D’un pare-vapeur, le cas échéant ;
  • De panneaux isolants non porteurs ;
  • D’un revêtement d’étanchéité et, le cas échéant, d’une protection lourde ;
  • D’ouvrages particuliers complémentaires tels que noues, reliefs, joints de dilatation, etc.

Il est applicable aux bâtiments situés dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l’exclusion des zones équatoriales et cycloniques.

 

Le NF DTU 43.3 ne s’applique pas à la mise en œuvre :

  • des toitures :
    • situées dans les régions sous climat de montagne, c’est-à-dire à une altitude supérieure à 900 m ;
    • des locaux à température contrôlée négative ;
  • des terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales.

Il ne traite pas de la participation des tôles d’acier nervurées à la stabilité d’ensemble (ou locale) de l’ossature.

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle de décembre 2017.

 

 

Matériaux visés

Les exigences que doit respecter l’ensemble des composants nécessaires à la mise en œuvre de toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité sont données dans la partie 1-2 "Critères généraux de choix des matériaux" du NF DTU 43.3.

 

 

Mise en œuvre : l’essentiel

Avant exécution des travaux, certaines conditions doivent être respectées, notamment :

  • les pentes des versants sont au minimum de 3 % sur plan, la pente réelle in situ devant toujours rester supérieure à 1 % ;
  • Les ossatures sont constituées d’une charpente en acier, en béton armé ou précontraint, en bois ou de murs porteurs en maçonnerie, tous conformes à leurs textes normatifs respectifs ;
  • Les charges à prendre en compte pour les ouvrages de toiture (charges de montage, permanentes, d’entretien, etc.).

 

De manière générale, la réalisation et l’entretien courant des ouvrages d’étanchéité impliquent qu’une distance minimale d’1 m doit être respectée avec les ouvrages émergents voisins tels que lanterneaux, joints de dilatation, acrotères, etc. Cette distance peut être réduite à 50 cm s’il s’agit d’ouvrages unitaires de petites dimensions.

Les traversées de toiture, souches, aérateurs, etc. doivent être mis en œuvre à plus d’1 m des noues.

Dans certains cas, des chéneaux doivent être prévus. Ils devront être mis en œuvre en encorbellement.

 

Les situations ci-dessous nécessitent la mise en œuvre d’un pare-vapeur :

  • le bâtiment, objet des travaux, est à forte ou très forte hygrométrie ;
  • Le bâtiment, objet des travaux, est à faible ou moyenne hygrométrie et :
    • les tôles d’acier nervurées sont pleines avec une perméabilité à l’air requise inférieure ou égale à 1,4 m3/(h/m2),
    • les tôles d’acier nervurées sont perforées ou crevées.

 

 

Les prescriptions particulières à respecter en parties courantes

En parties courantes, des prescriptions particulières doivent être respectées :

 

Le stockage au sol

Un espace doit être ménagé sous le calage des colis de tôles d’acier nervurées qui auront été préalablement inclinés sur l’horizontale, en évitant tout risque de déformation permanente des plaques. Les panneaux isolants doivent être protégés de la pluie.

 

 

L'approvisionnement en toiture

Les fardeaux de tôles d’acier nervurées doivent être posés sur l’ossature, au droit des fermes ou des portiques. Les autres matériaux et matériels doivent être approvisionnés en prenant soin de ne pas endommager les ouvrages déjà réalisés sur lesquels ils sont posés.

 

 

La circulation en toiture

Les engins de manutention type brouettes peuvent circuler directement sur les ouvrages déjà réalisés sous réserve qu’ils soient adaptés à cet usage. Dans le cas contraire, un chemin de circulation devra être aménagé.

 

 

Les tôles d'acier nervurées

Les tôles d'acier nervurées :

  • si elles sont prévues pour des locaux à forte et très forte hygrométrie ou à ambiance agressive, des dispositions spécifiques seront à respecter ;
  • Le recouvrement transversal doit se faire sur la largeur de l’appui sur 5 cm minimum ;
  • Le recouvrement latéral se fait par l’emboîtement et la couture des tôles d’acier nervurées entre elles ;
  • La densité de fixation des tôles à l’ossature dépend de la résistance caractéristique des fixations, du type de revêtement d’étanchéité et de la localisation (parties courantes ou pourtours et ouvrages particuliers), du type de bâtiment (ouvert / fermé), de la hauteur de la toiture et du type de zones et sites de vent. Selon la nature des appuis, les fixations peuvent être des vis autotaraudeuses ou autoperceuses, des clous à scellement ou des tirefonds à visser.

 

 

La fonction pare-vapeur

Lorsque que la fonction pare-vapeur est nécessaire, un écran rapporté est directement posé sur les tôles d’acier nervurées ou sur un premier lit d’isolant selon le type de locaux et de tôles d’acier nervurées.

 

 

L'isolation thermique

Elle doit respecter la réglementation en vigueur. Pour ce faire, la résistance thermique utile de la couche isolante ou le coefficient de transmission surfacique global à mettre en œuvre devra être défini dans les DPM (Documents Particuliers du Marché). Les épaisseurs des panneaux isolants devront toujours être telles que le point de rosée se situe toujours au-dessus des tôles et du pare-vapeur. Les panneaux pourront être posés en un seul ou plusieurs lits. Dans le premier cas, les joints devront être décalés dans un sens avec des joints alignés perpendiculaires aux nervures des tôles d’acier nervurées. Dans le second cas, chaque lit est disposé en quinconce et les joints de deux lits successifs ne doivent pas être superposés. La pose de la première couche du revêtement d’étanchéité doit suivre la pose des panneaux de manière à assurer une protection contre les intempéries. Le choix du système de fixation des isolants est dépendant notamment du type du revêtement d’étanchéité, du nombre de lit d’isolation, de la zone climatique de vent, du type de bâtiment (ouvert / fermé) et de la hauteur de la toiture. Il peut s’agir de rivets à expansion, de vis autoperceuses, de fixations à rupture thermique avec vis autoperceuses ou de goujons soudés.

 

 

Les revêtements d'étanchéité

Ils peuvent être en asphalte ou composés d’un système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS faisant l’objet d’un DTA (Document Technique d’Application). Le choix de la nature du revêtement dépendra du système de pose choisi (indépendant ou adhérent) pour sa mise en œuvre en parties courantes. Cette dernière pourra se faire si la surface du support est propre et sa température est supérieure à + 2 °C. Selon le système de revêtement choisi, des préparations sur chantier devront être envisagées (exemple des produits appliqués à l’état de fusion – EAC – notamment).

 

 

Le NF DTU 43.3 traite également de la réalisation des ouvrages particuliers, notamment :

  • les noues : elles peuvent être centrales, traditionnelles ou de rive. Selon le cas, elles sont réalisées avec des costières ou nécessitent une tôle de liaison en acier galvanisée. Pour les noues de rive, et selon le cas de versants de pente, la hauteur minimale des relevés en noue de rive et abouts doit être de 15 ou 25 cm ;
  • les joints de dilatation de la structure porteuse : ils doivent être bordés de part et d’autre par des costières métalliques qui recevront un relevé d’étanchéité, éventuellement sur isolant thermique. L’espace entre les deux costières peut être comblé à l’aide d’un matériau isolant compressible.

 

 

Enfin, l’article 8 traite notamment des dispositions spécifiques relatives aux locaux à forte ou très forte hygrométrie, aux locaux réfrigérés, à l’emploi de matériaux ou à la présence d’ouvrages en sous-face des tôles d’acier nervurées, à l’environnement et aux équipements de toitures à zones techniques.

En ce qui concerne l'épreuve d'étanchéité, les toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement d’étanchéité ne se prêtent pas aux mises en eau générales. Des mises en eau localisées peuvent être prévues par les DPM et réalisées sous réserve que la tête des relevés d’étanchéité règne à un niveau horizontal dans la portion de toiture intéressée. La hauteur d’eau maximale pour ce type d’essai est de 6 cm. Les DPM doivent préciser la hauteur d’eau maximale admissible pour la résistance de l’ossature. L’essai consiste au maintien du niveau d’eau pendant trois heures, sous surveillance conjointe du maître d’œuvre et de l’entreprise de travaux.

Les prescriptions du NF DTU 43.3 conduisent à la réalisation d'ouvrages de bonne qualité. Toutefois, leur durabilité dépend de leur entretien et de l'usage qu'il en est fait.

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 43.3. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.

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