DTU 52.1 - Revêtements durs

DTU 52.1 - Revêtements durs

Selon les sollicitations des locaux et les types de pose réalisés, le délai de mise en service du revêtement de sol scellé varie entre 2 et 15 jours après la pose du revêtement.



Domaine d’application

 

Le NF DTU 52.1 « Revêtements de sol scellés » donne les prescriptions de mise en œuvre des revêtements scellés de sols intérieurs ou extérieurs, dans le cadre de travaux neufs.

 

Il s’applique :

  • aux supports à base de ciment :
    • n’ayant jamais été revêtus (si présence de produit de cure, il devra être préalablement éliminé) ;
    • avec continuité sur appuis en cas de plancher à plusieurs travées ;
    • ayant une pente minimale de 1 à 1,5%, respectivement pour les locaux intérieurs avec dispositifs d’évacuation des eaux et en sols extérieurs ;
    • âgés de 2 semaines à 6 mois selon la nature des sollicitations du local et du mode de scellement prévu (voir tableaux 2 et 3 du NF DTU 52.1) ;

 

  • aux locaux intérieurs ou extérieurs à sollicitations faibles (classement UPEC P2 ou P3), modérées (classement UPEC P4) ou fortes (classement UPEC P4S) ;

 

  • à toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, à l’exception des ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d’altitude.

 

Le NF DTU 52.1 ne traite pas :

  • de l’étanchéité de l’ouvrage ;
  • des travaux de pose collée ;
  • des sols de zones de circulation de tous véhicules à moteur ;
  • des locaux industriels à très fortes sollicitations ou à usages particuliers (hangars, etc.) ;
  • de la pose sur plancher rayonnant électrique (PRE) ;
  • de la mise en œuvre des :
    • dalles en béton ;
    • pavés en terre cuite ;
    • pavés et dalles en pierre naturelle ;

en sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines.

 

La version en vigueur de ce NF DTU, à la publication de cette fiche, est celle de novembre 2010.

 

Matériaux visés

 

Les exigences que doivent respecter l’ensemble des composants nécessaires à la mise en œuvre de revêtements de sol scellés (éléments de revêtement, mortier de scellement, mortier de jointoiement, treillis soudés, matériaux de désolidarisation, isolant, profilés, etc.) sont données dans la partie 1-2 « Cahier des critères généraux de choix des matériaux » du NF DTU 52.1.

 

Mise en œuvre : l’essentiel

 

Avant tout commencement de travaux, les Documents Particuliers du Marché de l’Entreprise doivent intégrer les données suivantes :

  • les caractéristiques, nature et type des supports et des éventuels ouvrages intermédiaires ;
  • les position et nature des joints de dilatation ;
  • les définition et position des points singuliers tels que siphon, etc. ;
  • les pentes éventuelles à respecter ;
  • les sujétions particulières d’une éventuelle étanchéité ;
  • les caractéristiques de la sous-couche isolante à mettre en œuvre, le cas échéant ;
  • la réservation globale prenant en compte l’ensemble des épaisseurs nécessaires à chaque corps d’état intervenant dans la réalisation de l’ouvrage fini.

 

Conception des ouvrages

 

La mise en œuvre des ouvrages scellés peut être réalisée en pose :

  • désolidarisée :
    • indispensable :
      • pour tous les supports récents ;
      • en cas de dallage non armé ;
      • dans certains cas de mise en œuvre de sous-couches isolantes ;
      • pour la pose de pierres naturelles en sol intérieur (interposition d’un film de polyéthylène) ;
    • la couche de désolidarisation doit avoir une fonction drainante en sols extérieurs, à l’exception d’une pose scellée sur protection lourde sur étanchéité ;
    • tolérance de planéité maximale du support admissible : 0,7 cm sous la règle de 2 m ;

 

  • flottante :
    • pour les locaux intérieurs à faibles sollicitations ;
    • tolérance de planéité maximale du support admissible doit être conforme au NF DTU 26.2/52.1 ;

 

  • adhérente :
    • tolérance de planéité maximale du support admissible : 1,5 cm sous la règle de 2 m.

 

Dans le cas où le support admissible ne présenterait pas une planéité conforme aux tolérances, le maître d’ouvrage doit en être informé et une mise en conformité doit être réalisée avant exécution des revêtements scellés.

 

Exécution des ouvrages

 

Les revêtements sont fixés à l’aide d’un mortier de scellement dont l’épaisseur doit être constante, qu’une pente soit nécessaire ou non. Dans certains cas, il devra être désolidarisé.

 

Aucune canalisation ne doit être encastrée dans le mortier de scellement.

 

On distingue deux modes de mise en œuvre :

  • la pose à la bande :
    • les éléments de revêtement sont alignés par bandes entre règles ou cordeaux, posés sur un bain soufflant de mortier puis fixés au pilon ou à la batte au fur et à mesure de l’avancement, avant le début de prise du mortier ;

 

  • la pose à la règle :
    • le mortier est étalé, tiré à la règle, compacté et éventuellement taloché puis une barbotine (ou un poudrage suivi d’une humidification) de ciment pur est disposée à la surface du mortier où les éléments de revêtement sont ensuite posés ;
    • le mode de barbotinage ou poudrage (simple ou double) sera fonction du type de locaux, de la surface et de la nature des éléments de revêtement ainsi que des consommations de liant.

 

Joints

 

D’une manière générale, la pose à joint nul n’est pas admise. La largeur (minimale de 2 à 6 mm) et le type (réduit ou normal) des joints est fonction de la nature des éléments de revêtements (carreaux de terre cuite, pierres naturelles, dalles en béton, etc.), de l’exposition du sol (sol intérieur ou extérieur) ainsi que de la surface considérée.

 

Les joints :

  • de dilatation du gros œuvre doivent être respectés dans la forme éventuelle, dans le mortier de scellement et dans le revêtement ;
  • de retrait, de construction et de fractionnement du support doivent être respectés en pose scellée adhérente (ils peuvent également être décalés de 2 cm ou au moyen d’un rattrapage oblique) ;
  • de fractionnement du revêtement doivent mesurer 5 mm de large et être réalisés, suivant une ligne de joint des éléments de revêtement, à l’aide d’un mastic de dureté shore A supérieure à 60 ou d’un profilé compressible mis en place dans le mortier frais ;
  • périphériques sont réalisés par un vide de 5 mm, au minimum, entre le revêtement de sol scellé et les parois verticales, se prolongeant dans le mortier de scellement et la forme éventuelle. Dans le cas de petites surfaces, il peut ne pas être présent.

 

Mise en œuvre en intérieur

 

Dans le cas d’une mise en œuvre désolidarisée ou adhérente, l’épaisseur de mortier de scellement devra être comprise entre 4 et 6 cm selon les sollicitations prévisionnelles des locaux.

 

En pose flottante, seulement visée pour les locaux à faibles sollicitations, les éléments de revêtement seront mis en œuvre directement sur la sous-couche ou sur une forme préalable. La mise en œuvre de cloisons de distribution légères peut être envisagée après exécution des revêtements de sol scellés et si aucune exigence acoustique entre les deux locaux n’est à respecter.

 

Le NF DTU 52.1 donne également des prescriptions pour les cas particuliers suivants :

  • planchers chauffants ;
  • ouvrages intérieurs étanchés par un Système d’Etanchéité Liquide (SEL) ;
  • pose scellée en locaux intérieurs sur protection lourde sur étanchéité.

 

Mise en œuvre en extérieur

 

Dans le cas de la réalisation de revêtements de sol scellés en extérieur, une couche de désolidarisation drainante doit impérativement être mise en œuvre sous le mortier de scellement. Ce dernier doit avoir une épaisseur minimale de 5 cm.

 

Le support doit avoir une pente minimale de 1,5% et le percement des éléments de revêtements scellés est strictement interdit.

 

En cas de mur périphérique en bas de pente, un caniveau filant ou des évacuations doivent être prévus. En l’absence de mur, seul un profil rejet des eaux doit être placé dans la continuité du système de drainage.

 

Le système de revêtements scellés peut également se trouver en rive de terrain naturel. Deux cas peuvent se présenter :

  • le niveau du terrain naturel est en contrebas de la tranche de mortier de scellement. Cette dernière peut alors être laissée nue, habillée d’un profil ou d’un élément de revêtement, sous réserve qu’il s’arrête au-dessus du drainage ;
  • le niveau de terrain naturel est au nu fini du revêtement. Une bande de gravillons d’au moins 15 cm de large et d’une hauteur minimale de 25 cm, séparée du terrain par un non-tissé, doit être interposée.

 

Le NF DTU 52.1 traite également des ouvrages extérieurs étanchés par un SEL et de la pose scellée extérieure sur protection lourde sur étanchéité.

 

Le NF DTU 52.1 dédie également un paragraphe aux prescriptions à respecter pour les plinthes et un article pour celles concernant les escaliers.

 

Tolérances

 

Les principales tolérances que doivent respecter le revêtement de sol scellé fini sont données dans le tableau ci-dessous :

 

Type de tolérance

Valeur à respecter

Planéité sous la règle de 2 m

< 3 mm + tolérance admise en planéité pour le matériau considéré (ou réelle si matériau non normalisé)

Planimétrie générale

± (0,005 + 0,001 x d) + tolérance admise en planéité pour le matériau considéré (ou réelle si matériau non normalisé)

d = distance (m) au point de référence le plus proche

Alignements des joints

< 2 mm sous la règle de 2 m + tolérance admise en planéité pour le matériau considéré

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du NF DTU 52.1. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.

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