La marque d’enduits PRB surfe sur terre et sur mer

La marque d’enduits PRB surfe sur terre et sur mer

En 1962, Jacques Laurent invente la recette de ses propres enduits en Vendée. Son fils, Jean-Jacques Laurent, devenu capitaine du groupe PRB fait surfer sa marque sur terre et sur mer !





 

 

Jean-Jacques Laurent, PDG de PRB

 

Pour bien comprendre cette belle réussite d’entreprise familiale qu’est PRB, il faut remonter dans les années 1960.  L’histoire commence, en effet, en 1962 par la création de l’entreprise nommée Jacques Laurent.

 

« Mon père Jacques Laurent, décédé il y a 8 ans cette année, était maçon et à l’époque, il enduisait des maisons mais ne gagnait pas beaucoup d’argent. Quelques années plus tard, il a établi un cahier des charges afin de créer son propre enduit. Et pour ce faire, je me rappelle qu’il prenait les casseroles de ma mère pour faire ses premiers mélanges. Ce dernier a très vite eu beaucoup de succès auprès de ses collègues maçons qui souhaitaient acquérir son enduit.

 

En 1974, mon père a hypothéqué ses biens afin de créer l’entreprise PRB à la Mothe-Achard (85) qui signifie ‘Produits de Revêtement du Bâtiment’. Et en 1975, il démarre ainsi sa première unité de fabrication d’enduits de façade stratégiquement implantée en bordure de voie ferroviaire, et dont le premier enduit étant baptisé PRB 85. Aujourd’hui, PRB compte 9 usines et plus de 500 salariés », résume fièrement Jean-Jacques Laurent, fils du créateur de PRB, âgé de 53 ans et dirigeant aujourd’hui le groupe vendéen.

 

 

En 2017, 9 usines sur un site unique

 

Située à la Mothe-Achard en Vendée à équidistance des Sables d’Olonne et de la Roche sur Yon, PRB compte 550 salariés répartis de la manière suivante : 125 commerciaux, 75 personnes dans les 25 dépôts qui couvrent la France, le reste se répartit dans les services de logistique, comptabilité, laboratoire… et tous sur le même site de la Mothe-Achard qui compte aujourd’hui 9 usines.

 

En effet, c’est sur un terrain de 90 hectares dont 60 000 m2 de bâtiments couverts que PRB s’est implanté et étendu au fils des années. La première usine construite fabrique des bétons et des mortiers, et cinq ans après sa création, PRB inaugure une 2e unité dédiée à la production de produits à base de liants hydrauliques comme d’autres enduits de façades et de sous-enduits.

 

En 1995, PRB construit une 3e unité de 2500 m2 (unité 3 et 4) entièrement automatisée, destinée à la fabrication de produits décoratifs à base de liants organiques.

 

Diversification dans les produits prêts-à-l’emploi

 

 

« Après la création de la 3e unité de production, nous nous sommes diversifiés avec une offre de produits prêts à l’emploi (colles à carrelage en pâte, ragréages, mur en pâte, revêtements plastiques épais et peintures) », indique Jean-Jacques Laurent.

 

Deux ans plus tard, l’entreprise vendéenne investit dans une nouvelle unité de production d’enduits à base de liants hydrauliques afin d’augmenter sa capacité de production. Elle a la particularité de pouvoir produire à la fois des enduits de façade ainsi que des colles à carrelage, ragréages de sols et joints fins. Elle permet également l’ensachage de la gamme petits conditionnements en poudre.

 

Une usine géante avec un sac de 25 kg par seconde !

 

En 2003, l’entreprise familiale décide de créer une usine géante qui réunit 10 500 m2 de stockage et qui est destinée à la fabrication de produits à base de liants hydrauliques pour soutenir la croissance des ventes d’enduits et de produits de collage.

 

Cette unité 6 réussit l’exploit technique de produire un sac de 25 kg par seconde. Elle traite quotidiennement 2000 t de produit soit 1/3 de la production d’enduits de PRB qui s’élève à plus de 600 000 tonnes chaque année.  

 

« Cette usine est la plus grande d’Europe, elle réalise l’équivalent de 50 maisons à l’heure en enduits de façade, avec deux rotatives comme celles des cimenteries », compare le dirigeant. En 2010, c’est la construction d’une 7e unité de production dédiée aux RPE (Revêtements Plastiques Epais) qui voit le jour.

 

Enfin, les 8e et 9e usines sont respectivement destinées aux joints fins et aux enduits et à la fabrication de panneaux isolants en polystyrène, « matériau utilisé dans la composition des systèmes d’isolation thermique par l’extérieur », précise le dirigeant.

 

25 dépôts nationaux en France

 

Parallèlement à ces constructions d’usines, PRB ne cesse de s’agrandir afin de toujours s’améliorer. Il ouvre notamment 25 dépôts nationaux approvisionnés par la plateforme logistique vendéenne, la première étant celle de Marcoussis en région parisienne (91). « Ces dépôts permettent à nos clients négociants, de se ravitailler au plus proche de chez eux », note Jean-Jacques Laurent.

 

Et sur ces dernières années, PRB a investi dans la création d’une plate-forme de stockage pour un montant de 15 M€, sur l’édification d’une usine de polystyrène pour un montant s’élevant à 4 M€ et sur un nouveau show-room pour la somme de 1,5 M€. Uniquement présent en France et les DOM TOM, le groupe ne souhaite pas sortir de l’hexagone pour l’instant, notamment après une mauvaise expérience en Espagne, où « nous avons perdu beaucoup d’argent » confie Jean-Jacques Laurent

 

PRB : Premier fabricant indépendant d’enduits

 

 

Tous ces investissements font aujourd’hui de PRB le 1er fabricant indépendant d’enduits de façade en France, et le 3e producteur d’enduits de façade en France, affichant un chiffre d’affaires, de 182 millions d’euros en 2016, répartis pour 65% en façade (enduit hydraulique, RPE et isolation), 20% dans les colles, ragréages, joints et autres, et 15% dans la peinture.

 

« Car même si nous subissons la crise comme tout le monde depuis 2008, nous avons toujours réussi à maintenir, voire à faire progresser notre CA, puisque nous nous sommes servis de notre diversification que ce soit dans les colles à carrelage, les produits en pâte.

 

Nous produisons aussi des peintures, des RPE (Revêtements Plastiques Epais), ainsi que du polystyrène, ce qui peut nous faire espérer une hausse du CA de 5% pour 2017 et de +7 à +8% pour 2018 », souligne celui qui ressent une légère reprise de la conjoncture depuis le 2e semestre 2016.

 

 

Propriétaire de bateaux, à défaut d’en être le capitaine


 

Jean-Jacques Laurent nourrit-il quelques regrets ?  « Moi je voulais être capitaine au long cours, mon père m’a dit que ce n’était pas un métier et qu’il fallait d’abord apprendre un vrai métier.

 

Il m’a dit : si tu m’écoutes, tu ne seras pas capitaine au long cours mais tu seras propriétaire de tes bateaux. Et il a eu raison. J’ai fait un CAP dans le bâtiment puis un BTS comptabilité/gestion. Mais le goût des bateaux ne m’a jamais quitté, et aujourd’hui nous participons à des courses de voiles telles que le Vendée Globe ».

 

Enfin, soucieux également de la transmission d’entreprise, Jean-Jacques Laurent, encourage sa fille, âgée de 23 ans, qui travaille déjà dans l’entreprise familiale. « Et sa sœur de 14 ans nous rejoindra dans quelques années » espère confiant le dirigeant. La relève est assurée et se prépare manifestement.

 

Négoce et GSB : même combat pour PRB !

 

PRB gère deux types de clientèle : les professionnels comprenant l’ensemble des négociants en matériaux et la grande distribution à travers deux grandes enseignes, Adéo, (Leroy Merlin) et Bricomarché.

 

« Aujourd’hui, nous nous apercevons que le professionnel veut ‘capter’ le particulier en mettant en place des accueils réservés à ce dernier. Idem pour la grande distribution, qui souhaite attirer le professionnel. Il y a une ‘guerre’ entre ceux qui vendent aux particuliers et ceux qui vendent aux professionnels.

 

Chacun essaie de prendre des parts de l’autre et même si ça a toujours existé, le numérique a accentué cet effet, le numérique aide ou désavantage les uns ou les autres », constate Jean-Jacques Laurent.

 

Pas de site marchand chez PRB

 

Aujourd’hui, tous les distributeurs ont un site marchand mais pour PRB, il existe deux écoles, une vision que commente son dirigeant : « Soit je me fâche avec tous les distributeurs, si j’ouvre un site marchand, soit je leur laisse faire leur travail. Pour l’instant, nous n’avons pas de site marchand. Je pense que tant que nous travaillerons avec des enseignes comme par exemple Leroy Merlin, qui est un gros site marchand, et que tout se passe bien, je ne vois pas pourquoi, j’irai me mettre en concurrence avec eux.

 

Quant à nos négociants, leur métier consiste à stocker et vendre, donc c’est la même chose ; Par contre, l’important dans notre métier, c’est la logistique. Aujourd’hui et de plus en plus, les gens veulent tout et tout de suite, il n’y a que lorsque l’on achète une voiture que l’on est prêt à attendre », s’amuse Jean-Jacques Laurent.



PRB en chiffres

 

  • Année de création : 1975

  • Président du directoire : Jean-Jacques Laurent

 

  • Fondateur : Jacques Laurent

 

  • plus de 600 000 tonnes de produits fabriqués par an

 

  • 110 000 m2 de bâtiments

 

  • CA en 2016 : 182 millions d’euros

 

  • Répartition : 65% en façade (enduit hydraulique, RPE et isolation) ; 20% de CA dans les colles, ragréage, joint et autres ; et 15% dans la peinture

 

  • 25 plateformes : Site PRB (85), Paris Sud (91), Rennes (35), Le Cannet (83), Bordeaux (33), Lyon (69), Tours (37), Marseille (13), Avignon (84), Vendargues (34), Toulouse (31), Orléans (45), Dijon (21), Poitiers (86), Quimper (29), Rivesaltes (66), Nancy (54), Auvergne (63), Nord (62), Pau (64), Chambéry (73), Paris Nord (77), Rouen (76), Caen (14), Saint Rambert d’Albon (26).



Source : batirama.com / Aude Moutarlier

Articles qui devraient vous intéresser

Laissez votre commentaire

Saisissez votre Pseudo (votre commentaire sera publié sous ce nom)

Saisissez votre email (une alerte sera envoyée à cette adresse pour vous avertir de la publication de votre commentaire)

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais après validation par nos modérateurs.

Newsletter


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
 
ARTIDEVIS Autopub

Produits







Dernière revue

BTR N° 495 - Février / Mars 2021

     

Articles

Votre avis compte

La situation sanitaire mérite-t-elle des mesures radicales pour freiner le virus ? (614 votants)
Certainement, pour sauver de nombreuses vies
Non, cela risque de tuer l'économie et les artisans