Le gouvernement français annonce la relance des appels d'offres pour développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque afin d'augmenter la production d'électricité et réduire la dépendance de la France.
Le gouvernement français relance ses appels d’offres pour l’éolien et le photovoltaïque, dans le cadre de la feuille de route énergétique nationale. Le but est d'accélérer la transition vers une consommation d’énergie majoritairement décarbonée d’ici 2035, tout en sécurisant l’avenir de la production renouvelable sur l’ensemble du territoire.
Une relance stratégique des appels d’offres
La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a annoncé à Bercy la reprise des appels d’offres pour les énergies renouvelables électriques, intégrés à la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) dévoilée le 13 février.
Pour l’éolien en mer, le gouvernement a fusionné les appels d’offres 9 et 10, représentant une puissance totale de 10 GW : 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant. Ces projets, répartis sur les façades maritimes de Fécamp-Grand-Large à Fos, devraient voir leurs premiers lauréats désignés entre fin 2026 et début 2027.
Sur le photovoltaïque, deux appels d’offres sont attendus en juillet, tandis que l’éolien terrestre fera l’objet d’un appel d’offres dès mai. Ces initiatives visent à mobiliser rapidement la filière comme à sécuriser l’approvisionnement en énergie décarbonée sur l’ensemble du territoire français.
Objectifs ambitieux pour la transition énergétique
La PPE fixe un cap clair : inverser la part des énergies fossiles dans la consommation finale, aujourd’hui de 60 %, pour atteindre 60 % d’énergies décarbonées d’ici 2030 et 70 % en 2035. Cette stratégie repose sur un mix énergétique combinant énergies renouvelables et nucléaire : le parc existant sera optimisé et six réacteurs EPR2 de nouvelle génération seront lancés, avec un premier réacteur prévu pour 2038.
Cette relance des appels d’offres s’inscrit ainsi dans une volonté de :
– réduire la dépendance aux énergies fossiles ;
– Renforcer la souveraineté énergétique ;
– Et accompagner la France vers un modèle plus durable et résilient.
Source : batirama.com / AFP / Laure Pophillat / © Freepik