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La petite histoire du ciment
Un inventeur : Louis Vicat
Le béton fut
inventé par les Romains, il y a plus de 2000 ans et le liant appelé
également ciment était de la chaux vive issue de la cuisson de
calcaire. De grands monuments comme la coupole du Panthéon de Rome, les
fondations du Colisée ou le Pont du Gard peuvent témoigner de la
durabilité du béton romain…puis progressivement ce béton sombra dans
l’oubli du Moyen Age, au profit du bois, puis de la pierre. Il fallut
attendre 1500 ans, en 1812, pour que Louis Vicat (1786-1861) chargé de
la construction du pont de Souillac sur la Dordogne, réfléchisse à la
pérennité des piles de ce pont, dont les assises sont tributaires d’un
fleuve aux eaux torrentielles. A cette époque, la construction se
réalise en pierres hourdées à la chaux grasse mélangée à du tuileau…
Louis Vicat est dubitatif vis-à-vis de cette technologie et réfléchit à
un autre matériau…et se penche sur celui que les romains ont utilisé
avec succès pendant plusieurs siècles et qui est aujourd’hui oublié !
Cinq ans plus tard, Louis Vicat perce le secret du ciment romain et
invente le ciment artificiel, dont la recette est toujours
d’actualité : à savoir la cuisson à 1450 °C d’un mélange de 80 % de
calcaire et de 20 % d’argile, aboutissant ainsi au constituant de base
du ciment : le clinker. Les ciments modernes comportent en outre des
constituants secondaires, comme du laitier de hauts fourneaux, des
cendres volantes, des calcaires…dans les proportions normalisées de la
norme NF EN 197-1-Ciments.
Les cinq types de ciment et leur principaux domaines d'application
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Ciment
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% de clinker
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Domaine d'application privilégié
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Ciment Portland
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CEM I
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95 - 100
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Béton armé
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Ciment Portlan composé
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CEM II /A CEM II/B
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80 - 94
65 - 79
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Travaux courants de béton ou de maçonnerie
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Ciment de haut fourneau
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CEM III/A
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35 - 64
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Travaux courants de maçonnerie ou de béton (sauf pour les enduits)
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CEM III/B
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20 - 34
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Travaux en milieux agressifs
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CEM III/C
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5 - 19
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Ciment pouzzolanique
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CEM IV/A
CEM IV/B
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65 - 89
45 - 64
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Ciments non commercialisés en France
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Ciment au laitier et aux cendres
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CEM V/A
CEM V/B
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40 - 64
20 - 38
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Travaux de maçonnerie ou de béton en milieux agressifs
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A ces appellations sont associées 3 classes de résistance à la compression :
• 32.5
• 42.5 et
• 52.5.
A chacune des classes de résistance correspond deux classes de résistance à court terme :
• une classe de résistance à court terme ordinaire, notée N, et
• une
classe de résistance à court terme élevée, notée R. Par ailleurs, les
ciments courants peuvent bénéficier de caractéristiques
complémentaires :
• PM (Prise Mer) pour des ciments destinés à des travaux à la mer et enfin
• ES (Eaux Sulfatées) pour des travaux réalisé avec des eaux chargées en sulfates…
Pour être
complet sur les ciments, il faut préciser qu’il existe d’autres ciments
normalisés, comme le ciment prompt naturel (NF P15-314), le ciment à
maçonner (NF EN 413-1), ou le ciment d’aluminates de calcium (NF EN 14647).
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