Avec sa brique Moucharabieh, Rairies Montrieux réinvente la terre cuite architecturale

Développée avec l’architecte Vincent Coste, la nouvelle brique Moucharabieh de Rairies Montrieux revisite la terre cuite architecturale à travers une solution contemporaine pensée pour structurer les façades.

Rairies Montrieux poursuit son exploration des usages contemporains de la terre cuite avec le lancement de la brique Moucharabieh Coste, développée en collaboration avec l’architecte Vincent Coste.

À travers cette nouvelle création, l’entreprise prolonge un savoir-faire transmis depuis plusieurs générations, tout en affirmant sa volonté d’accompagner les architectes, concepteurs et maîtres d’œuvre dans la réalisation de projets mêlant exigence esthétique, fonctionnalité et durabilité.

 

 

Une pièce pensée comme une véritable écriture de façade

Imaginée comme une seconde peau architecturale, la brique Moucharabieh Coste dépasse largement la simple fonction décorative. Ce dispositif en terre cuite permet à la fois de filtrer les regards, de structurer les façades et de renforcer l’identité visuelle d’un bâtiment.

 

Utilisé notamment pour le Restaurant de la Plage à Saint-Tropez, ce système répond à une intention architecturale précise : transformer un ensemble existant en une façade plus homogène, lisible et affirmée. © Fred Laures

 

Pour Vincent Coste, dont l’agence fondée à Saint-Tropez développe une architecture étroitement liée au contexte méditerranéen, au climat et aux usages, cette approche repose avant tout sur des réponses singulières adaptées à chaque projet. "On développe à chaque fois des solutions très spécifiques, liées au projet humain. Notre objectif, c’est de garder cette échelle qui permet d’expérimenter", explique l’architecte.

 

Installé à Saint-Tropez, sa ville natale, depuis les années 2000, l'architecte Vincent Coste, ici en photo, développe une écriture architecturale singulière, profondément ancrée dans l’identité méditerranéenne. © Vincent Coste

 

Dans le cas du Restaurant de la Plage, le moucharabieh a été imaginé comme un filtre capable de réorganiser totalement la perception du lieu. "C’était totalement chaotique et pas très esthétique. L’idée de mettre ce filtre devant permettait de créer une frontalité beaucoup plus homogène, plus architecturale", détaille Vincent Coste. Avant d’ajouter : "l’œil s’arrête sur le filtre. On ne voit plus le désordre derrière. On a complètement changé l’esprit du lieu et donné une identité plus adaptée à sa nouvelle utilisation".

La pièce devient ainsi un véritable élément de composition architecturale, capable d’organiser la lecture du bâtiment comme de jouer avec la lumière, les transparences et les rythmes de façade. Son dessin contemporain s’inscrit dans une approche où la matérialité naturelle de la terre cuite dialogue avec des usages et des écritures architecturales résolument actuels.

 

 

Retour aux matériaux naturels

Avec son format 330 x 120 x 120, le Moucharabieh Coste rejoint la gamme Montvaloir et a été conçu pour s’adapter à des contextes d’usage variés. Développé à partir d’un projet spécifique, il n’a toutefois pas été pensé comme une solution figée réservée à une seule réalisation. L’objectif affiché par Rairies Montrieux et Vincent Coste était également de créer un élément réutilisable, capable de s’intégrer dans des projets multiples, qu’il s’agisse de façades, de séparations, d’habillages ou d’aménagements architecturaux. "On aurait pu dessiner un profil uniquement pour ce projet, mais l’idée, c’était aussi de créer un objet réutilisable par d’autres architectes ou architectes d’intérieur", souligne Vincent Coste.

Cette logique de flexibilité constructive s’appuie également sur une collaboration étroite entre l’architecte et l’industriel. Vincent Coste insiste d’ailleurs sur la capacité de Rairies Montrieux à conjuguer process industriel et souplesse de conception. "Ce qui est intéressant avec les Rairies, c’est qu’ils ont un process industriel, mais aussi une vraie flexibilité pour créer des projets spécifiques. Ils savent répondre à des demandes sur mesure de manière très naturelle", explique-t-il. "La collaboration a toujours été impeccable, franche et directe. Ils savent se renouveler, faire confiance aux architectes et travailler vraiment avec nous."

À travers cette collaboration, Rairies Montrieux entend démontrer sa capacité à faire dialoguer savoir-faire industriel, souplesse de fabrication et création architecturale contemporaine. Une manière pour l’entreprise de confirmer sa volonté de proposer des solutions capables de répondre aux contraintes techniques des projets tout en laissant aux concepteurs une véritable liberté d’expression.

 

Le choix de la terre cuite s’inscrit aussi dans une tendance de fond portée par le retour des matériaux naturels dans l’architecture contemporaine. "On sort du gris. Il y a aujourd’hui un vrai retour des matériaux naturels, qui existent depuis longtemps. C’est d’autant plus intéressant de faire des choses nouvelles avec eux", conclut Vincent Coste. © Feed Laures

 


Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Rairies Montrieux

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