Schneider Electric dépasse les 40 milliards d’euros et ne compte pas s'arrêter là

Porté par la forte demande des data centers, le groupe Schneider Electric signe une année 2025 record avec plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires et affiche des ambitions de croissance soutenue pour 2026.

Porté par l’essor mondial des centres de données comme la vigueur de ses marchés industriels et d’infrastructures, Schneider Electric a franchi en 2025 un cap symbolique en dépassant pour la première fois les 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un record qui conforte la dynamique du groupe, bien décidé à poursuivre son accélération en 2026 malgré un environnement monétaire moins favorable.

 

 

Une année 2025 record, portée par les data centers mais freinée par les devises

En 2025, Schneider Electric franchit pour la première fois le cap des 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 5,2 %. Une performance qualifiée de "marquante" par son directeur général, Olivier Blum, qui souligne l’accélération de la demande en fin d’exercice, notamment dans les centres de données, l’industrie et les infrastructures.

Dans le détail, le bénéfice net recule toutefois de 2 %, à 4 milliards d’euros, tandis que le résultat net ajusté progresse de 4 %, à 4,8 milliards d’euros. 

La dynamique industrielle est cependant atténuée par un environnement monétaire défavorable. Le groupe enregistre un effet de change négatif de 701 millions d’euros au quatrième trimestre. Selon la directrice financière, Hilary Maxson, l’exposition marquée au marché américain – qui concentre une part importante de l’activité – rend l’entreprise particulièrement sensible à la dépréciation du dollar face à l’euro. Les devises des marchés émergents ont également pesé sur les résultats.

 

 

Cap maintenu en 2026, avec des ambitions de croissance soutenue

Malgré ces vents contraires, le groupe affiche des objectifs ambitieux pour 2026. À périmètre et change constants, Schneider Electric vise une croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre + 7 % et + 10 %. 

Le moteur principal demeure celui des centres de données, particulièrement dynamiques en Amérique du Nord, mais également en forte accélération en France, dans les pays nordiques et dans certaines zones d’Asie-Pacifique. L’industrie affiche une demande robuste au quatrième trimestre, tandis que les infrastructures bénéficient d’un regain d’activité. Le segment des bâtiments reste, pour sa part, globalement stable, avec une croissance commerciale jugée satisfaisante.

Géographiquement, l’Amérique du Nord – qui représente 39 % du chiffre d’affaires annuel – progresse de 17,8 % au quatrième trimestre, tirée par les États-Unis. L’Europe de l’Ouest (23 % de l’activité) enregistre une hausse de 6 %, l’Asie-Pacifique (26 %) de 5,8 %, tandis que le reste du monde (12 %) affiche une croissance de 10 %.

Le groupe anticipe néanmoins pour 2026 un impact négatif des devises compris entre - 850 et - 950 millions d’euros. Un paramètre intégré dans ses projections, mais qui ne remet pas en cause la trajectoire de croissance affichée.

 

Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Schneider Electric

↑ Allez en Haut ↑