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Récupération d'eaux pluviales : deux installations possibles (page 3)


Solution n° 3 : Quels matériaux ?

 


 

Difficile d’échapper aux différents lobbies de fabricants et de prescrire un matériau plutôt qu’un autre. Quid du zinc, du PVC, du cuivre ou du plomb ? Tout au plus peut-on dire que le zinc, le PVC, voire le cuivre (attention ici la nouvelle norme est de 1 mg/l) ne posent pas de problème, il n’en va pas de même avec le plomb (gouttière, collecteur).

 

En ce qui concerne la citerne elle-même :

 

  • Acier
    Intérêts : solidité qui permet le passage de véhicules au dessus de la cuve. Surface intérieure généralement lisse et recouverte d’un enduit plastique. Durée de vie accrue. Variété des contenances.
    Limites : pour le client, son coût est plus important car elle nécessite des travaux d’aménagement. Difficulté de la mise en place due au poids du matériau.

 

  • Béton
    Intérêts : solidité qui permet le passage de véhicules au-dessus de la cuve. Les éléments basiques du béton (calcaire…) rehaussent le pH vers la neutralité (pH7), tout en lui donnant une légère dureté (2 à 4°F).
    Limites : mise en œuvre difficile et plus coûteuse due à la lourdeur du matériau. Limpidité de l’eau remise en cause avec le temps.

 

  • Polyéthylène
    Intérêts : très facile à la mise en oeuvre car très légère. Modulable selon les besoins.Variétés dans la forme et la contenance des cuves. Surface intérieure généralement lisse.
    Limites : moins solide que les autres matières, il ne permet pas le passage d’un véhicule.

 



INFOS PRATIQUES

 

Gestion de la surchauffe estivale


Pour calculer la quantité d’eau que l’on peut capter dans une habitation individuelle sur une année, il suffit de multiplier la superficie au sol du logement par la pluviosité annuelle de la région. Par exemple, pour un toit de 100 m² qui permet de récolter annuellement 80 à 120m3 d’eau, il faut prévoir une citerne de 12 à 14 m3 de volume utile (3m x 2m x 2m). Une maison de 80 m² dans une région dont la pluviosité est de 0,7 m par an peut récolter 80 x 0,7 = 56m3 d’eau, soit 56.000l.

 

S’ajoutent à cela les économies réalisées sur les produits d’entretien (assouplissants, anticalcaire), les frais de détartrage et de plomberie qui ne seront plus nécessaires, ainsi que la plus-value que cette installation apportera à l’habitation.

 

En outre, certaines communes octroient des primes pour encourager l’installation de citernes d’eau de pluie, dont le montant dépend de la contenance des cuves et du lieu d’habitation.



Arguments de vente


Voici quelques chiffres à intégrer dans vos arguments de vente : une chasse d’eau économique utilise entre 20 et 30 litres d’eau par jour et par personne. Un jardin réclame de 15 à 20 litres par mètre carré à chaque arrosage.

 

Un lave-vaisselle demande entre 10 et 15 litres à chaque lavage, un lave-linge représente 10 % de nos consommations en eau. Or, il s’agit d’eau potable, une eau qui exige de nombreux et ­coû­teux traitements pour qu’elle soit “propre à la consommation humaine”. Limiter les gaspillages et récupérer l’eau de pluie va donc de soi !



Ce qu’en pensent les autorités


Si le CSHPF (Conseil supérieur de l’hygiène publique française) émet des doutes sur les qualités sanitaires de l’eau de pluie et déconseille son utilisation pour l’alimentation ou l’hygiène corporelle, il souligne cependant que « l’utilisation d’eau de pluie sans traitement ne présente pas, sauf contexte environnemental particulier, de risques inacceptables pour la santé.

 

Le véritable problème réside dans le double réseau (eau de ville/eau de pluie) et la crainte que l’eau récupérée en toiture ne vienne “polluer” les réseaux, et surtout dans la taxe sur l’assainissement, les consommateurs d’eau de pluie ne contribuant pas au traitement de l’eau à hauteur de leur consommation. »

 

 

Source : batirama.com / Michèle Fourret

Publié le 24/05/2011
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