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Quels récupérateurs d’eaux pluviales ?

Quels récupérateurs d’eaux pluviales ?

Du simple récupérateur de pluie, pour le jardin, à la station compacte automatique, gérant la distribution d’eau pluviale dans l’habitat, les systèmes varient avec l’usage choisi.

 

Le volume d’eau pluviale disponible se calcule en multipliant la surface de toit (en m2) par la pluviométrie annuelle du lieu (en m). Par exemple, 150 m2 de toiture recevant 800mm d’eau (soit 800 litres/m2/an), pluviométrie annuelle moyenne en France, peuvent fournir 120 m3 d’eau (1 200 litres annuels).

 

80 à 90 % sont collectés, le reste étant perdu essentiellement par évaporation. Sachant qu’une personne consomme en moyenne 40 m3 annuels pour tous ses besoins, dont environ la moitié peuvent être satisfaits par l’eau pluviale, une famille de 4 personnes disposant d’une surface de 150 m2 de toiture peut largement subvenir à ses besoins en eau, autres que alimentaires et d’hygiène corporelle.

 

Avec un prix moyen de 3 € par m3 d’eau de ville, les économies sur la facture sont ici de quelque 300 € annuels, auxquels s’ajoutent les économies de produits d’entretien, de détartrage, etc., liés à la teneur en calcaire de l’eau de ville. Le retour sur investissement peut être de 2-3 ans à 10 ans, selon la taille de l’installation et son usage.

 

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Les cuves en béton sont enterrées à moins d'un mètre de la surface, hors-gel, à proximité du bâtiment.

 

Pour quelle utilisation ?

 

Le traitement de l’eau et le volume de stockage varient avec l’usage qu’on réserve à l’eau récupérée. Pour ce qui est du réservoir, on distingue :

 

les récupérateurs d’eau pluviale destinés à un arrosage ponctuel du jardin ont habituellement une capacité de 150 à 500 litres,

les cuves de 500 à 3000 litres permettent d’arroser régulièrement le jardin et de laver un véhicule.Elles peuvent aussi alimenter exclusivement les WC ;

les réservoirs de capacité supérieure à 3 000 litres sont en général destinés à alimenter à la fois le jardin et l’intérieur du logement (WC et lave linge), connectés à des pompes et des systèmes de gestion. Dans tous les cas, le principe est le même et les conditions de stockage doivent éviter le développement de bactéries, mousses algues et champignons, en conservant l’eau à l’abri de la lumière et de la chaleur.

 

Le traitement commence par un tamisage avant la descente de gouttière, empêchant le colmatage par les plus gros débris. Pour un simple arrosage et l’usage en extérieur, l’eau est filtrée au minimum, en passant dans un collecteur filtrant.

 

Le niveau de filtration est plus élaboré (1 à 5 µm) pour l’utilisation dans des canalisations intérieures allant aux WC et au lave linge.

 

Les impératifs

 

Pour un usage dans l’habitat, le réseau d’eaux pluviales doit être distinct du réseau d’eau de ville, sans connexion possible, et obligatoirement identifié avec indication de la non potabilité de l’eau (marquage de couleur, étiquetage, etc.).

 

L'existence d'une interconnexion avec le réseau intérieur d'eau potable constitue la principale source de risque non seulement pour l'utilisateur, mais aussi pour le réseau public de distribution exposé à des introductions d'eaux pluviales non potables.

 

Le bon dimensionnement du stockage doit permettre de renouveler régulièrement le contenu du réservoir et de ne pas recourir à l’eau de ville. Il est calculé selon les besoins, la pluviométrie du site, le type de toit et la surface de captage disponible.

 

La cuve doit pouvoir contenir 120 à 140 litres par m2 de toiture. La capacité sera majorée de quelque 10 % par rapport aux besoins. Elle doit permettre de subvenir à 3 semaines consécutives sans pluie. Pour assurer l’arrosage, intervenant plutôt aux périodes de pénurie de pluie, le stockage sera surdimensionné.

Publié le 05/05/2008
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