BATIRAMA BATIMAT 2026

BATIRAMA | HORS-SÉRIE - SALON BATIMAT - SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026 | www.batirama.com INTERCLIMA 41 géothermie, afin de relancer notamment le collectif et le tertiaire. Les chauffe-eaux thermo- dynamiques reculent quant à eux de 10,1 %, à 136 935 unités, malgré un redressement au dernier trimestre. La climatisation portée par les canicules Les PAC air/air de moins de 17,5 kW, principalement installées dans les maisons individuelles, affichent une remarquable stabilité : - 0,1 %, à 803 661 unités extérieures. Après un premier semestre en recul de 14,1%, les ventes ont bondi de 31 % durant le second semestre, marqué par 27 jours de canicule. Les monosplits représentent 66 % du marché et les multisplits 34 %. Les PAC air/air de plus de 17,5 kWprogressent de 9,3%, mais sur des volumes beaucoup plus faibles, avec 4 480 unités vendues. Cette hausse concerne principalement le renouvellement d’équipements installés autour de 2010. Le marché du DRV recule, lui, de 4,3 %, à 35 031 groupes extérieurs, après trois années de croissance. La faiblesse de la construction neuve et le développement du télétravail pèsent notamment sur les équipements destinés aux hôtels et aux bureaux. La ventilation résiste mieux dans le tertiaire La ventilation n’échappe pas au ralentissement du marché. Les ventes de VMC simple flux et de double flux en logement individuel reculent, dans un contexte de baisse des aides à la rénovation. Le collectif et le tertiaire affichent en revanche unemeilleure trajectoire, avec une progression des ventes de simple flux et une hausse de 4,4 % pour le double flux. Après plusieurs années de dégradation, le marché du génie climatique semble donc avoir cessé de s’effondrer, sans pour autant avoir retrouvé le chemin d’une véritable croissance. Pour 2026, les industriels misent sur un cadre réglementaire et des aides plus stables pour transformer les premiers signaux de reprise en véritable redémarrage. Les données du texte source concordent avec le bilan publié par Uniclima en février 2026, qui confirme notamment le recul généralisé du marché, à l’exception des chaudières biomasse et des PAC air/air de forte puissance. P.P. L.P. MaPrimeRénov’ suscite l’incompréhension Dès septembre, le gouvernement va considérablement réduire le périmètre des travaux éligibles à MaPrimeRénov’ "par geste". Isolation, fenêtres, poêles à bois ou ventilation sortiront du dispositif. Le but est de concentrer les financements publics sur les rénovations globales, jugées plus performantes pour améliorer durablement l’efficacité énergétique des logements. Les nouvelles règles, qui ont été présentées le 2 juillet au Conseil national de l’habitat (CNH), entreront en vigueur dès le mois de septembre. MaPrimeRénov’ recentrée sur les rénovations globales Selon les informations confirmées par leministère de la Ville et du Logement à l’AFP, plusieurs catégories de travaux ne seront plus éligibles àMaPrimeRénov’ "par geste". Sont notamment concernés : - l’installation de poêles à bois et à granulés ; - les chauffe-eau et systèmes de chauffage solaires (hors Outre-mer) ; - les pompes à chaleur dédiées uniquement à la production d’eau chaude sanitaire ; - les systèmes de ventilation, ainsi que les travaux d’isolation des toitures et des combles et le remplacement des fenêtres. Ces opérations continueront toutefois à bénéficier d’un soutien financier lorsqu’elles sont intégrées dans un projet de rénovation globale, associant plusieurs types de travaux. Le dispositif "par geste" se limitera désormais principalement à l’installation de pompes à chaleur destinées au chauffage, au raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, ainsi qu’à la dépose des anciennes cuves à fioul. Un choix assumé par l’exécutif Le ministère revendique « un choix de responsabilité : concentrer l’argent public sur les rénovations les plus efficaces ». Cette évolution traduit la volonté du gouvernement de privilégier les rénovations permettant un gain énergétique significatif plutôt que des interventions ponctuelles. Le décret et l’arrêté encadrant cette réforme seront examinés le 2 juillet par le Conseil national de l’habitat, avant une entrée en vigueur annoncée pour septembre. Ce recentrage s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification présentée en avril par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Celle-ci prévoit notamment que « toutes les aides publiques pour les particuliers accompagneront l’installation de pompes à chaleur », confirmant la place centrale accordée à cette technologie dans la politique de décarbonation du parc résidentiel. Cette orientation suscite toutefois des réserves au sein de la filière de la rénovation énergétique. Plusieurs organisations professionnelles rappellent qu’une rénovation performante commence par le traitement de l’enveloppe du bâtiment. Sans isolation préalable, préviennent-elles, un nouveau système de chauffage risque de fonctionner dans un logement toujours très énergivore, avec à la clé des consommations supérieures aux performances attendues.

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