BATIRAMA BATIMAT 2026
BATIRAMA | HORS-SÉRIE - SALON BATIMAT - SEPTEMBRE 2026 | www.batirama.com 4 ACTU SALON 1. Quel est le monument que vous n’avez toujours pas visité ? Le Machu Picchu qui me fascine depuis longtemps. Au-delà de sa beauté, c’est un lieu où l’architecture dialogue avec la montagne et l’histoire de notre civilisation d’une manière unique. J’aimerais un jour prendre le temps de le découvrir, non seulement pour le site lui-même, mais aussi pour le chemin qui y mène. 2. Votre meilleur souvenir de Salon ? Sans hésiter, le moment où les portes s’ouvrent le premier matin. Après près de deux années de préparation, voir les premiers visiteurs arriver, sentir l’énergie qui monte dans les allées et observer les premiers échanges entre exposants et clients est toujours un moment très particulier. C’est là que des mois de travail prennent enfin vie. 3. … et le pire ? Les périodes où le marché traverse une crise profonde. Dans ces moments-là, notre responsabilité ne consiste plus seulement à organiser un Salon mais aussi à maintenir la confiance d’une filière entière, à accompagner ses transformations et à préparer l’avenir malgré les incertitudes. 4. Si vous étiez un bâtiment ou une œuvre architecturale, lequel ou laquelle seriez-vous ? Pourquoi ? La réhabilitation de Notre-Dame de Paris. Plus que le monument lui-même, c’est ce qu’il représente qui m’inspire. Ce chantier a démontré qu’au-delà des savoir-faire exceptionnels, toute une filière est capable de se mobiliser autour d’un objectif commun. Chacun a apporté son expertise au service d’un projet qui dépasse les intérêts individuels. Je trouve que cette aventure illustre parfaitement ce que le secteur du bâtiment sait faire de mieux : transmettre, innover, restaurer et construire ensemble. Au fond, c’est cette capacité à rassembler des compétences très différentes autour d’une même ambition qui me passionne, y compris dans l’organisation d’un grand événement professionnel. 5. Quel est le lieu où vous vous sentez chez vous ? En haut d’une piste de ski, juste avant la descente. C’est un moment de silence où tout semble possible. J’y retrouve une forme de liberté et de sérénité. Peut-être parce que j’ai grandi dans un quartier où l’horizon était parfois plus étroit. La vie m’a ensuite offert la chance de découvrir d’autres cultures, de voyager, de rencontrer des personnes très différentes et de construire mon parcours pas à pas. Mais ces expériences n’ont jamais changé l’essentiel : je reste profondément attaché à mes origines et convaincu que l’écoute, le respect et l’ouverture aux autres sont les plus belles façons d’avancer. 6. Le lieu qui vous inspire ? Hong Kong… et New York. Ces deux villes me fascinent. Elles sont parfois chaotiques, souvent congestionnées, mais incroyablement vivantes. Elles concentrent une énergie, une diversité et une capacité à se réinventer qui m’inspirent beaucoup. C’est précisément ce que j’aime retrouver dans un grand événement international : créer les conditions pour que des personnes qui ne se seraient jamais croisées construisent ensemble quelque chose de nouveau. 7. Quelle est la question qui vous horripile ? « A lors, combien d’exposants et combien de visiteurs ? » Bien sûr, les chiffres restent importants. Mais ils ne racontent qu’une partie de l’histoire. J’ai parfois le sentiment qu’à l’image de notre société, nous nous intéressons davantage à la forme qu’au fond. Le véritable bilan d’un événement se construit aussi à travers la qualité des rencontres, les innovations découvertes, les partenariats noués, les débats qui ont fait avancer la profession et l’énergie collective qui s’en dégage. Je crois que nous avons tous un rôle à jouer – organisateurs, exposants, visiteurs, fédérations et journalistes – pour raconter cette valeur-là. Un grand salon n’est pas seulement une addition de mètres carrés, d’exposants ou de visiteurs. C’est un moment où toute une filière se rassemble, échange et construit sa vision de l’avenir. 8. Celle qu’on ne vous a jamais posée ? « Quelle sera la mission d’un grand salon professionnel dans dix ans ? » Je suis convaincu que les salons continueront d’être des lieux de rencontres physiques indispensables. En revanche, leur rôle évolue. Ils devront être capables d’animer une communauté, de partager des connaissances, de créer des opportunités d’affaires et d’accompagner les transformations d’une filière tout au long de l’année. L.P. Jean-Philippe Guillon , l’autre interview À la tête de la division Construction de RX France, Jean-Philippe Guillon pilote les principaux Salons de la filière, parmi lesquels Batimat, Interclima, Idéobain, Équipbaie-Métalexpo et Renodays. Crédit :EJH
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