BATIRAMA BATIMAT 2026
BATIRAMA | HORS-SÉRIE - SALON BATIMAT - SEPTEMBRE / OCTOBRE 2026 | www.batirama.com 18 BATIMAT Bouygues Bâtiment France lance la première cloison séparative à ossature bois Développée par WeWood, le pôle d’expertise bois de Bouygues Bâtiment France, enpartenariat avecSiniat (Groupe Etex), cette cloison séparative à ossature bois réduit l’empreinte carbone des bâtiments, grâce à l’intégration du bois et d’isolant biosourcé. Cette solution est déployée pour la première fois sur le chantier NEOZ à Castelnau-le-Lez (34), l’un des premiers projets de logements "augmentés" développés par Linkcity et réalisé par Bouygues Bâtiment Centre sud-Ouest en région Occitanie. Le programme NEOZ doit servir de démonstrateur afin d’évaluer la solution à l’échelle d’une opération complète. Pour Bouygues Bâtiment France, cette première application s’inscrit dans sa stratégie climat et vise à apporter une réponse concrète à la décarbonation du secondœuvre. Elle participe également à l’objectif fixé par Bouygues Construction de réduire de 30 % l’empreinte carbone de ses activités bâtiment à l’horizon 2030. Batirama s’est rendu sur place. Deux fois moins de carbone à performances identiques Cette cloison présente plusieurs atouts environnementaux et opérationnels. Constituée de matériaux entièrement réemployables, recyclableset valorisables énergétiquement, elle affiche un faible impact carbone grâce à un recours important aux matériaux biosourcés. WeWood / Bouygues Bâtiment France met également en avant un rapport coût/réduction des émissions de CO 2 parmi les plus compétitifs des solutions dedécarbonationactuellement disponibles. Sur leplan technique, lesystèmeconserve les mêmes performances mécaniques, acoustiques et de résistance au feu que les cloisons traditionnelles, à épaisseur identique. Son caractère non structurel lui permet d’être intégré sans contrainte particulière dès la conception ou en cours dechantier.Enfin,samiseenœuvrereprend les techniques habituellement utilisées par les entreprises : « nous cherchions à décarboner un lit du second œuvre qui restait dominé par l’ossature métallique, sans complexifier le travail des plaquistes ni faire de compromis sur l’aspect du bâtiment livré ou les surfaces disponibles. La cloison séparative à ossature bois remplit exactement cette promesse : la mise en œuvre reste familière pour les équipes chantier et l’impact carbone des cloisons en question est divisé par deux », expliqueChristelleAtié, la chargée de projets bio et géosourcés WeWood / Bouygues Bâtiment France. Au-delà de son caractère innovant, cette cloison à ossature bois cible un poste encore peu exploré dans les stratégies de décarbonationdes bâtiments alorsmême que le lot cloison-doublage représente 10 à15%dubilancarboned’unbâtiment – et 100 % des projets utilisent des cloisons à ossature métallique. Dans le détail, une cloison séparative traditionnelle génère entre 20 et 25 kgCO 2 eq/m 2 , dont près de la moitié est imputable à son ossature métallique, tandis qu’en substituant celle-ci par une structure en bois, son empreinte carbone descend à environ 12 kgCO 2 eq/m 2 . La solution a obtenu une Atex de cas A délivrée par le CSTB en novembre 2025. Elle satisfait aux exigences réglementaires en matière de résistance mécanique, de performances acoustiques et de sécurité incendie, tout en conservant une épaisseur comparable à celle des cloisons traditionnelles. Non structurelle, elle peut être intégrée aussi bien dès la conception du projet qu’en cours de chantier. Elle peut également être déployée sur tous types de projets, en neuf comme en rénovation. Conçue avec plusieurs partenaires, cette innovation vise à réduire l’empreinte carbone des bâtiments tout en répondant aux exigences techniques et réglementaires du logement collectif et des bâtiments tertiaires
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