flippingbook bati notre dame

29 Virginie Bassetti met la première main sur la coloration définitive des anses de la cloche Marcel (note Rè dièse, 1 925 kg) à la fonderie fonderie Cornille Havard, en novembre 2012. © Stéphane Compoint décide alors de procéder à un appel d’offre dans l’anonymat le plus total. C'est Virginie qui remporte la commande (parmi quatre candidats, c'est son projet qui est choisi par Monseigneur Jacquin), qu'elle qualifie de "plus gros projet de sa vie" , des quatre cloches en bronze, ensuite majorées au nombre de neuf, incluant le bourdon Marie, qui lui est coulé aux Pays-Bas. Plus de neuf tonnes de métal en fusion ont été utilisées pour concevoir ces huit cloches. La jeune femme travaille sans relâche, dans une fosse creusée à cet effet dans l’atelier, à trois mètres de profondeur. Elle aligne ainsi 2 000 heures de travail afin de dessiner et sculpter à la cire d’abeille mêlée à de la paraffine les différents motifs de ciselure, chaque épaisseur ne devant pas dépasser les 3 et 4 mm, afin que les notes de chaque cloche s’accordent parfaitement au bourdon Emmanuel. Avant d'autoriser les ouvriers à couler les cloches, il faut vérifier les motifs gravés dans les moules en creux, et à l'envers. Depuis, Virginie Bassetti s’attache à partager son savoir-faire. Elle enseigne l’art plastique dans un collège, accompagne un étudiant en CAP et continue d'expérimenter des modelages inédits tout en menant une recherche personnelle sur la symbolique et l'esthétique de la cloche. Source : batirama.com / Laure Pophillat

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