flippingbook bati notre dame
Notre-Dame fin avril 2024, à 7 mois de la livraison ou presque. Le fût en bois de la flèche est laissé à l'air libre parce qu'il faut démonter l'échafaudage pour fermer la voûte du transept. Pas sûr que ce soit le mode idéal de ressuyage, surtout en période d'été. © Jonas Tophoven L'une des quatre plateformes sollicitées pour le pré-assemblage des éléments de charpente, en protégeant les arbres du square Jean XXIII. Plus de bois désormais, mais le métal des échafaudages. © JT 25 D’un autre côté, il y a une logique dans ce résultat. Premièrement, livrer des grumes bien droites compatibles avec les besoins de la charpente n’est possible qu’avec une sylviculture de haut vol et dont la durabilité s’atteste en particulier par le regard rétrospectif vers les générations passées. Ces dynasties de sylviculteurs ont tout intérêt à éviter le dénigrement du bois d’œuvre, comme il s’est déchaîné après l’incendie de la cathédrale. Participer à la reconstruction est pour eux un honneur et les modalités du don le rende économiquement compatible, surtout quand on donne un nombre limité de grumes. de repérer les arbres utiles et d’une organisation permettant une bonne efficacité. – Au Moyen-Âge, le besoin extrême de chêne de futaies régulières pour des charpentes d’église sur voûtes de pierre était largement pourvu par les possessions du clergé et des abbayes. Si l’incendie de Notre-Dame jette une lumière sur les origines sans doute antiques de la futaie régulière, sa pratique reste largement plongée dans la nuit des temps. Avec la certification, PEFC dit implicitement : la futaie régulière de chêne peut être une pratique durable. Mais PEFC dit implicitement aussi : si l’on récolte le chêne jeune pour en faire des charpentes en bois de brin, c’est également durable. Mais PEFC précise : "Dans son standard de gestion forestière, PEFC France n’a pas vocation à être un guide de sylviculture qui exigerait la mise en place de telle ou telle sylviculture, du moment que celle-ci respecte le référentiel PEFC qui assure l’équilibre entre les dimensions environnementale, économique et sociale de la forêt" . La futaie régulière de chêne, patrimoine de l’humanité Le premier de ces sylviculteurs est le domaine public avec l’ONF qui a pesé finalement lourd dans l’approvisionnement du chantier, d’une part à cause des qualités de ses bois, d’autre part grâce à ses capacités logistiques. En particulier, l’ONF disposait des belles forêts domaniales (certifiées), des agents capables
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