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BATIRAMA N°479 I JUIN - JUILLET 2018 25 MARCHÉ BARDAGES ET VÊTURES le nœud de la guerre Bâtirama : Qu’est ce qui soutient le marché des bardages hors bois et composite bois dans le résidentiel ? S. Lambert : Pour l’instant, sur le marché de la maison individuelle, c’est l’isolation thermique par l’extérieur. Si la part de ces travaux reste confidentielle et orientée vers le neuf, le potentiel est inépuisable dans la rénovation. D’autant qu’il existe une grande diversité de solutions. Mais au regard de l’investissement nécessaire porté par les ménages, la règle générale reste la solution économiquement la plus intéressante : le bardage ventilé sur ossa- ture, tels que les clins fibro-ciment por- teurs quand ils imitent le bois. Quels sont pour vous les vecteurs de croissance de ce marché ? Les attentes restent traditionnelles par rapport au bardage. Le particulier veut du bois ou du composite bois parce qu’il ne connaît pas les autres matériaux. Il faut donc accompagner les entreprises sur leur marché local en leur apportant un panel de solutions techniques et esthétiques, et en leur donnant les moyens pour les diffuser auprès de leurs clients. D’autant que ces produits aux qualités industrielles ont d’importants atouts techniques à faire valoir du point de vue de la performance, de la durabilité, de la résistance aux chocs, à la saleté... Il faut montrer ces bardages aux maîtres d’ouvrage car le rendu une fois mis en œuvre est assez exceptionnel. Le coût est-il un frein ? Si l’entreprise de pose est accompagnée pour montrer à son client final l’intérêt esthétique, la durabilité et le gain sur la consommation énergétique quand ces produits sont associés à une ITE, le coût s’absorbe. Maintenant, la compétence des entreprises est aussi un levier de crois- sance. Elles doivent pouvoir proposer un panel de solutions, des systèmes com- posites d’isolation thermique extérieure (Etics) jusqu’aux bardages, vêtures et vêtages, pour apporter la réponse la plus adaptée aux clients par rapport aux spéci- ficités du chantier. AVIS D’EXPERT « Les bardages industriels restent des solutions méconnues » Stéphane Lambert, président du SNBVI (Syndicat national des bardages et vêtures isolées) Les Cahiers du CSTB n°3316-V2 et n°3194 modifiés et les Avis Techniques en vigueur décrivent les règles de conception et de mise en œuvre de ces bardages ventilés respectivement sur ossature en bois et métallique. En ce qui concerne le respect des exigences relatives à la sécurité incendie, il convient de se reporter à la réglementation, arrêtés en vigueur et à l’Instruction Technique (IT) n° 249. Dans les zones sismiques (le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 délimite le territoire français par communes en cinq zones de sismicité), les texte de référence sont : • NF EN 1998-1 dit Eurocode 8 • NF P 06-014 dit règles PS MI89 révisé 92 • Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » • Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique • Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français • Arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » • Cahier du CSTB n°3533 • Note d’Information du CSTB n°13 de mai 2012 révisée • Guide « dimensionnement parasismique des éléments non structuraux du cadre bâti – Justifications parasismiques pour le bâtiment à risque normal » - édition 2014 (dit Guide ENS) • CP-MI Antilles -Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles - 2004, rédigé par l’Association française de génie parasismique (AFPS) CE QUE DIT LA REGLEMENTATION De la personnalisation sur les murs Outre la durabilité, ces solutions percent aussi « par la diversité de couleurs : des aspects bois très prisés, des gris anthracites en harmonie avec les menuiseries et même des teintes vitaminées. Le client final veut une réponse individualisée », reprend Sébastien Sterckx. Du coup, sur ce créneau porteur, « la toiture se pose aussi à la verticale grâce à des tuiles en terre cuite plates aux teintes modernes du noir jusqu’au blanc », souligne Marc Bel- lair, directeur national des ventes façades chez Wienerberger. Si cette offre relève du micro-marché, comme les acteurs du zinc qui investissent ce marché grâce à des teintes et des aspects de surface dans l’air du temps, elle confirme ce souhait d’une esthétique contemporaine en façade, durable, d’autant qu’elle protège aussi l’isolant. Du stock et de l’accompagnement chez les négociants spécialisés « Si le professionnel cherche avant tout des produits simples et faciles à poser, cette diversité demande au négoce de gérer un stock conséquent », confie Sébastien Ster- ckx. Prime est alors offerte aux spécialistes, capables de proposer des gammes larges aussi d’un point de vue des accessoires asso- ciés. Et surtout, de l’accompagnement aux entreprises. « Car, les couvreurs qui posent des échafaudages sur les chantiers ont tout intérêt à vendre aussi ces solutions de bar- dages esthétiques en y associant une ITE. C’est un relais de croissance rentable et pas uniquement du chiffre d’affaires », appuie le directeur général d’Asturienne. D’autant que lame d’air ventilée d’au moins 20 mm en sous face et pose sur ossature obligent, la technicité est à faire valoir quand ces pro- duits trouvent aussi des débouchés en GSB. S. LACAZE

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