Le département garantit la moitié du prêt du Grand Stade de Lyon

Le département garantit la moitié du prêt du Grand Stade de Lyon

Le conseil général du Rhône a de nouveau voté une garantie financière de 40 millions d'euros pour la construction du futur Grand Stade de l'OL, attendu d'ici mi-2015.




Les conseillers généraux ont décidé de garantir à la filiale foncière de l'OL le remboursement de la moitié d'un emprunt de 80 millions d'euros, par 36 voix pour (PS et UDI), 15 contre (10 élus UMP, 2 EELV, 2 PCF et un PS), et deux abstentions (1 PS, 1 PCF).

 

Le département avait déjà pris une décision identique, par deux délibérations de novembre et décembre, avant de se rétracter fin mai faute d'avancée dans le montage financier de ce stade de 58.000 places prévu à Décines, à l'est de Lyon.

 

"Depuis lors, la situation a évolué, les recours engagés contre la construction du Stade ont pour l'essentiel été rejetés" et la foncière est "en mesure de boucler son financement", a argumenté la présidente UDI du conseil général, Danièle Chuzeville, dans son rapport soumis à l'assemblée.

 

En butte à de nombreuses oppositions locales, venues de riverains et d'une coalition hétéroclite d'élus allant du parti communiste à l'UMP, ce projet lancé début 2007 et initialement prévu pour l'été 2010 a déjà pris beaucoup de retard.

 

Les opposants déplorent principalement l'impact écologique et la desserte du Grand Stade, plus excentré que l'actuel stade de Gerland situé à Lyon, et refusent tout financement public pour ce projet "entièrement privé".

 

Dans un communiqué, le député UMP du Rhône, Philippe Meunier, s'est d'ailleurs indigné vendredi de "l'indécence d'une caution qui confine au scandale".La livraison du "Stade des Lumières" est attendue d'ici la mi-2015, afin de pouvoir accueillir les rencontres de l'Euro de football 2016.

 

Le 12 février, l'Olympique lyonnais et le groupe de BTP Vinci ont signé un accord portant sur un investissement global pour l'OL de 405 millions d'euros, en principe financés à 50% par des "fonds propres ou quasi fonds propres" et 50% de dettes.

 

Dans son rapport, Mme Chuzeville détaille le plan finalement retenu: 135 millions d'euros de fonds propres, 137,5 millions d'emprunt bancaire, 112 millions d'obligations à souscrire par Vinci ou l'une de ses filiales (80 millions) et par la Caisse des dépôts et consignations (32 millions).

 

Enfin, 8 millions d'euros doivent être obtenus par un crédit-bail mobilier, et 12,5 millions d'euros "seront générés par les revenus d'exploitation du Grand Stade pendant la phase de construction", complète le rapport. Fin juin, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, affirmait "n'avoir jamais été aussi proche du début des travaux" de l'enceinte.

 

Selon lui, "l'ensemble des terrassements" était terminé et la première pierre devait être posée "d'ici les prochaines semaines".Dans l'intervalle, la cour administrative d'appel a rejeté le 12 juillet les recours des opposants contre le permis de construire et la modification du plan local d'urbanisme permettant l'édification du stade, comme en première instance.

 

La juridiction d'appel, qui a également rejeté le 11 juin les recours contre l'arrêté déclarant l'enceinte d'intérêt général, doit encore examiner à l'automne les recours contre les déclarations d'utilité publique permettant les expropriations.




Source : batirama.com / AFP

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