TSE et Lhyfe annoncent la réhabilitation verte du site des Fonderies du Poitou (86)

Le site industriel des Fonderies du Poitou, en friche depuis un an.

TSE et Lhyfe ont créé un consortium pour reprendre le site des Fonderies du Poitou et créer un parc industriel. Objectif : produire un hydrogène vert, alimenté par l’électricité photovoltaïque.




Un an après la fermeture définitive de la Fonderie du Poitou Alu, sous-traitant automobile qui employait 290 salariés situé à Châtellerault (Vienne), le tribunal de commerce de Paris a validé le rachat des actifs fonciers par un consortium français alliant TSE, producteur d'életricité solaire et Lhyfe, spécialiste de l'hydrogène renouvelable.

 

Vers la production d'un hydrogène vert et renouvelable

 

Cette reconversion, après dépollution, doit permettre aux repreneurs de développer leurs activités conjointement sur le site des Fonderies d'Ingrandes (43 ha, 40.000 m² de bâtiments) tandis que TSE reprendra en propre le centre d'enfouissement technique d'Oyré (35 ha) pour y produire de l'énergie solaire à hauteur de 45 GWh.

 

"La puissance photovoltaïque que TSE planifie d'installer (...) pourrait alimenter en électricité le site des Fonderies d'Ingrandes, et permettre à Lhyfe de produire un hydrogène vert et renouvelable", peut-on lire dans un communiqué conjoint. "L'électricité produite représentera l'équivalent de la consommation de la ville de Poitiers", soit 90.000 habitants environ, peut-on lire.

 

dessin du futur projet

Le projet © TSE / Lhyfe

 

D'autres sociétés pourraient se joindre au projet, avec des marques d'intérêt de la part d'une entreprise de logistique industrielle ou d'entreprises productrices de e-carburant (e-méthanol et rDME).

 

Ce parc industriel pourrait ainsi, "avec la contribution de toutes les entreprises concernées", permettre de créer "250 à 300 emplois" pour un investissement de "plusieurs centaines de millions d'euros", fait valoir le consortium.

 

Un site en friche depuis un an

 

Le site des Fonderies du Poitou, longtemps sous-traitant de Renault, comptait 2.000 salariés dans les années 1990-2000 avant de devoir réduire progressivement son activité. La fermeture définitive du dernier site avait été prononcée à l'été 2022.

 

"C'est un projet emblématique de reconversion d'un site industriel majeur", s'est félicité Alain Rousset, président (PS) de la région Nouvelle-Aquitaine, saluant "un second souffle pour le bassin d'emploi" de Châtellerault.

 

Cotée en Bourse, la société Lhyfe (149 salariés) a commencé à exploiter en septembre 2021 un premier site de production d'hydrogène vert, alimenté par des sources d'énergie renouvelables, en Vendée, et plusieurs autres sites de production sont en construction en France, Allemagne et Suède. TSE, de son côté, compte 17 centrales solaires et a inauguré en 2021 la centrale photovoltaïque de Marville, la seconde plus grande centrale de France.




Source : batirama.com & AFP / Photo © Fonderie du Poitou

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