Le groupe de travail "Logement" dans le cadre du plan "Sobriété énergétique" a commencé

Le groupe de travail

Pas plus de 19°C pour le chauffage, pas moins de 26°C pour la climatisation, individualiser les frais de chauffage... Mais aussi l'annonce de 4,8 milliards d'euros supplémentaires pour renforcer les CEE.



La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, accompagné d'Olivier Klein, ministre délégué à la Ville et au Logement, ont réuni ce mercredi 27 juillet les représentants des acteurs publics et privés du secteur du logement, en présence des énergéticiens et d'experts.

 

Après les groupes "Etat Exemplaire" le 29 juin, "Entreprises et organisation du travail" le 1er juillet, et "Etablissements recevant du public et grandes surfaces commerciales" le 7 juillet, il s'agit du 4ème groupe de travail lancé par le ministère dans le cadre du plan "Sobriété énergétique", qui avait été annoncé par la Première ministre Elisabeth Borne le 23 juin, et qui a pour objectif de réduire de 10% nos consommations d'énergies d'ici 2024, et de 40% d'ici 2050.

 

Présents à la réunion, les experts de RTE, de GRTgaz, mais aussi du Réseau Action Climat ont partagés leurs constats sur les grands enjeux énergétique du secteur. De leur côté les acteurs du logement dans toute leur diversité (promoteurs, syndics, bailleurs sociaux, établissements publics, associations...) ont fait la part des actions déjà en place pour réaliser des économies d'énergie, tout en partageant leur détermination à aller plus loin encore.

 

 

Faire connaître et appliquer les règles en vigueur

 

 

En matière de températures dans les bâtiments, le Code de l’Energie fixe des règles très claires : 19°c maximum pour le chauffage et 26°c pour la climatisation. Il a été décidé de davantage communiquer sur ces règles aujourd’hui méconnues, et en particulier sur leurs bénéfices : respecter les 19°c de chauffage, c’est avantageux pour la santé comme pour réduire la facture d’électricité (1 degré de moins permet 7% de consommation énergétique en moins).

 

Les participants ont également fait part de leur volonté de franchir un cap en matière de sobriété énergétique dans les logements, en travaillant à la mise en œuvre d’actions simples à effet rapide, comme mieux faire respecter les consignes de température, notamment les 19° de chauffage ; calorifuger les réseaux d’eau chaude traversant des espaces non chauffés (5 à 10% d’économie d’énergie par an) ; travailler sur un meilleur déploiement de l’individualisation des frais de chauffage (gain de consommation estimé à - 15%) ; installer des  détecteurs de mouvement afin d’éteindre les lumières inutiles dans les parties communes ; déployer des systèmes de pilotage, en particulier de thermostats (entre 100 et 200 euros d’économies chaque année).

 

Agnès Pannier-Runacher a rappellé : "notre objectif, c’est d’encourager une sobriété d’usage avec des actions très concrètes sur le chauffage, l’eau sanitaire ou l’éclairage."

 

 

4,8 milliards d'euros supplémentaires en soutien à la rénovation énergétique

 

 

Les participants se sont accordés sur l'importance de renforcer les dispositifs de soutien à la rénovation énergétique, notamment MaPrimeRénov' et les Certificats d'économies d'énergies (CEE). Les ministres ont annoncé un renforcement significatif de l'accompagnement des CEE, à hauteur de 4,8 milliards d'euros à travers :

 

  • une hausse de 25% du niveau d'obligation des CEE,
  • le lancement d'un appel à programmes de 150 millions d'euros pour accompagner les ménages en situation de précarité énergétique,
  • l'extension du "coup de pouce chauffage" aux bâtiments résidentiels collectifs pour le raccordement d'un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur, l'installation d'une pompe à chaleur collective à absorption de type air/eau ou d'une chaudière biomasse collective.

 

Pour rappel, le dispositif des CEE a permis de réaliser 2 millions de travaux d'isolation et 800.000 travaux de remplacement de chauffages gaz et fioul. Au dernier trimestre 2021, 10.000 travaux de rénovation globale performante de logements ont été engagés avec le soutien des CEE.

 

De son côté MaPrimeRénov' a permis de financer 650 000 dossiers l'année dernière, dont deux tiers des bénéficiaires était des ménages aux revenus modestes et très modestes.

 

Le gouvernement a également annoncé la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures d’ici le 1er janvier 2023 dans le cadre des dispositifs d’aides à la rénovation énergétique du parc résidentiel privé en faisant évoluer certains aspects de MaPrimeRénov ou en accélérant le raccordement à des réseaux de chaleur via le fonds chaleur a été évoqué.

 

Olivier Klein a ajouté : "Ce groupe de travail illustre la méthode du Gouvernement qui est d’écouter, de dialoguer et de co-construire avec l’ensemble des parties prenantes. La sobriété énergétique de nos logements est une nécessité. Je souhaite que nous accélérions sur la rénovation avec MaPrimRenov’, en accompagnant mieux et en accompagnant tout le monde, notamment les plus fragiles."

 

Le groupe "Logement" doit poursuivre son travail durant tout l'été, afin de mettre au point un plan d'action d'ici fin septembre. 

 

 

La FFB était présente à la réunion de groupe.

 

 


Source : batirama.com / Photo © twitter @AgnesRunacher

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