DTU 59.4 – Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux

DTU 59.4 – Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux

L’adhérence des revêtements muraux est en particulier jugée sur la présence ou l’absence de défaut de tenue conduisant à un gonflement ou un cloquage apparent.

photo@Emeline Hue



Domaine d’application

 

Le DTU 59.4 « Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux » définit les conditions techniques de réalisation des travaux de pose de papiers peints et de revêtements muraux réalisés à l’intérieur des bâtiments :

 

  • pour les travaux neufs sur tous subjectiles (y compris les travaux de décoration sur les subjectiles en plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux) ;
  • pour les travaux de rénovation réalisés sur anciens fonds, préparations assimilées.

 

Il s’applique, par extension, aux travaux de mise en œuvre de revêtements en plafond, selon les mêmes techniques.

La version en vigueur de ce DTU, à la publication de cette fiche, est celle de février 1998.

 

Matériaux visés

 

Les exigences que doivent respecter les revêtements et produits concernés sont données dans le chapitre 3 de la partie 1 « Cahier des clauses techniques » du DTU 59.4.

 

Mise en œuvre : l’essentiel

 

Travaux préparatoires et d’apprêt

 

Avant la mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux, des travaux préparatoires et d’apprêt sont à prévoir. Ils sont nombreux et variés mais surtout dépendants de l’état de finition recherché (A, B ou C) et - pour les fonds peints ou bloqués, mats, satinés ou brillants, tapissés ou revêtus – de la qualité de finition des subjectiles. Ils peuvent consister en un/une :

  • lessivage ;
  • grattage ;
  • égrenage, ponçage, rebouchage ;
  • impression ;
  • enduit non repassé ;
  • enduit repassé ;
  • ponçage, époussetage ;
  • fixateur de fond, impression maigre ou primaire d’accrochage ;
  • etc.

 

Selon l’état de finition recherché, les familles de revêtements considérées et la qualité de finition des subjectiles existants, le cas échéant, les travaux de pose consisteront en :

  • une mise en œuvre :
    • à demi-joints ;
    • à joint vif ;
    • à double coupe ;
    • tendu ou collé-tendu ;
  • une mise en peinture 2 couches.

 

Les subjectiles visés par le DTU 59.4 sont :

  • les enduits de plâtre. Ils doivent être exempts de tâches et en particulier de bistre, d’huile ou de graisse. Au moment de la mise en œuvre, ils devront respecter certaines caractéristiques d’humidité (inférieure à 5% en poids), de dureté (dureté SHORE C supérieure à 40, 60 ou 80) et de pH (compris entre 6,5 et 10,5) selon le type de plâtre les composant. La planitude locale de l’enduit ne doit pas faire apparaître d’écart supérieur à 1 mm sous une règle de 20 cm. La tolérance sur la planitude générale est de ne pas dépasser un écart de 5 ou 10 mm sous la règle de 2 m, respectivement pour les enduits exécutés sans nus ni repères et ceux exécutés sur nus et repères ;

 

  • ceux à base de liants hydrauliques (mortiers, béton, béton cellulaire) et de maçonnerie.

    Ces subjectiles ne doivent pas présenter de tâches, en particulier grasses, d’efflorescences ou de salpêtre. L’humidité doit être inférieure à 5% en poids et le pH ne doit pas excéder 13. Selon leur type, ils devront respecter les DTU 26.1 (enduits, mortiers de ciments et de chaux), 21 (subjectiles en béton brut de décoffrage et produits industriels en béton) ou 20.1 (maçonnerie en blocs et dalles de béton cellulaire). Leur tolérance ne doit pas présenter, sous une règle de 2 m, une flèche supérieure à :
    • 1 cm pour un enduit courant ;
    • 0,5 cm pour un enduit exécuté entre nus et repères ;
    • entre 0,5 et 0,7 cm pour un subjectile maçonné selon le type d’exécution souhaité ;

 

  • les fibres-ciment. Leur humidité doit être inférieure à 15% en poids, leur pH ne doit pas dépasser 13 ;

 

  • les éléments préfabriqués en plâtre, fibres-ciment, de cloisons et plafonds. Ils doivent être constitués par des matériaux respectant les exigences ci-avant pour celles qui les concernent ainsi que leur NF DTU respectif ;

 

  • en bois. Selon leurs essences, leur choix d’aspect et leur forme, les subjectiles doivent respecter les normes françaises correspondantes ainsi que les NF DTU dont relève l’ouvrage considéré ;

 

  • métalliques. Ils peuvent être ferreux, non ferreux ou galvanisés, ferreux métallisés, imprimés, en aluminium ou en acier galvanisé prélaqués en continu. Ces subjectiles doivent être exempts de matière grasse (graisse, huile, etc.) et de toute salissure, y compris de chantier ;

 

  • en plastique.

 

Mise en œuvre

 

De manière générale, la mise en œuvre des papiers peints et revêtements muraux ne peut s’envisager que dans un local où la température ambiante est comprise entre 10°C et 30°C et dont l’hygrométrie est inférieure à 65 % HR. Certains produits peuvent nécessiter des conditions plus contraignantes selon les prescriptions des fabricants.

 

Trois types de finition peuvent être mis en œuvre allant de la finition C (état de finition de surface reflète celui du subjectile) à la finition A (aspect uniforme – faible défauts d’aspect). Celui choisi devra être précisé dans les documents particuliers du marché. Si tel n’est pas le cas, c’est la finition B qui sera retenu.

 

Une finition spécifique peut s’appliquer, sous réserve de l’inclure dans les documents du marché. Ce cas particulier n’est pas prévu dans le DTU 59.4.

 

La mise en œuvre des revêtements est le plus couramment réalisée par collage, dont un calepinage des lés devra au préalable être effectué par l’entrepreneur. Une attention particulière sera portée sur le choix du produit de collage, qui devra être adapté aux conditions de mise en œuvre (revêtements, subjectile, conditions sur le chantier, etc.). Il peut se présenter sous forme de poudre à préparer, en dispersion aqueuse ou sous forme de colle à solvants.

 

Ensuite, l’application de la colle peut se faire au dos du revêtement ou directement au mur. La première technique aura tendance à préconiser l’utilisation d’un produit en poudre à préparer dans l’eau ou prêt à l’emploi, la seconde plutôt une colle en pâte à base de résines ou en poudre préparée dans l’eau. L’outil d’application dépendra de la viscosité de la colle. Il sera choisi parmi un rouleau à poils, une spatule à dentelures fines et régulières ou une brosse.

 

Une fois toutes ces étapes finalisées, les revêtements muraux pourront être mis en œuvre selon les prescriptions des fabricants. Le joint entre lés pourra être à demi-joint (recouvrement de 0,2 à 0,5 cm), à joint vif (bord à bord) ou à double coupe (superposition de deux lés et coupe simultanée).

 

Une attention particulière doit être portée à la finition périphérique des surfaces à revêtir ou dans les angles (coupes nettes, double coupe, coupe d’angle).

 

Vérifications

 

Sans spécifications dans les documents particuliers du marché, certaines vérifications devront être faites afin de pouvoir réceptionner les travaux. Elles consisteront notamment à l’appréciation visuelle des découpes, de l’aplomb, de l’aspect de surface et de l’adhérence, à 2 m sous un éclairage incident normal.

 

N.B. : Cette fiche rapporte l’essentiel du DTU 59.4. Elle ne se substitue en aucun cas à ce document normatif. Pour tout complément souhaité sur ce type de mise en œuvre, consultez le NF DTU disponible auprès de l’AFNOR ou du CSTB.



Source : batirama.com

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