Flamanville : le procès pour travail au noir reporté en mars

Le procès des sociétés Bouygues, Atlanco et Elco accusées d'avoir employé illégalement 460 ouvriers sur le chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche), est reporté.

La recherche de cette entreprise internationale, qui n'a pas répondu à sa convocation en justice, va désormais passer par le "biais des conventions internationales", c'est-à-dire des ministères français, irlandais et chypriote de la justice. Le siège d'Atlanco est implanté dans l'un de ces deux derniers pays, selon le parquet.

 

La demande a été faite par le président du tribunal correctionnel de Cherbourg Nicolas Houx, avant de renvoyer l'audience, selon le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard.

 

Sur son site internet Atlanco se présente comme un "fournisseur" de main d'oeuvre "professionnelle", "dévouée", "économique" avec "un champ d'action paneuropéen".

 

Travail dissumulé pour 59 ouvriers polonais 

 

Atlanco a déjà été condamnée pour "travail dissimulé" de 59 ouvriers polonais en février dernier par le tribunal des Prud'hommes de Cherbourg mais l'avocat qui la défendait alors a fait savoir qu'elle n'était plus sa cliente.

 

L'affaire qui devait être jugée mardi concerne 163 ouvriers polonais d'Atlanco et 297 Roumains de la société de BTP Elco. Les deux entreprises sont poursuivies notamment pour "travail dissimulé".

 

Un préjudice de 10 millions d'€ pour l'Etat

 

Les entreprises françaises Bouygues BTP, sa filiale Quille, et Welbond Armatures, devront répondre pour leur part de "recours aux services d'une entreprise pratiquant le travail dissimulé".

 

L'Etat a chiffré à une dizaine de millions d'euros son préjudice dans cette affaire, selon le parquet. Les peines maximum encourues sont des amendes de 225.000 euros par salarié soit 103,5 millions d'euros.



Source : batirama.com / AFP

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