Bureaux : coût d'arrêt après 6 mois de reprise en Ile-de-France

Le marché des bureaux en Ile-de-France (ventes et locations mêlées) a vu son activité chuter de 17% au 3e troisième trimestre sur un an, mettant un coup d'arrêt à six mois de reprise.

En volume, les transactions de bureaux dans la région ont porté sur 368.900 m2 de juillet à septembre, en baisse de 17% par rapport au troisième trimestre 2013, selon l'enquête trimestrielle publiée par le groupement d'intérêt économique Immostat. Il réunit les sociétés de conseil en immobilier d'entreprise BNP Paribas Real Estate, CBRE, DTZ et Jones Lang LaSalle.

 

Ce "net ralentissement des commercialisations au 3e trimestre, principalement imputable au fléchissement des grandes transactions, est venu rappeler le contexte particulièrement difficile dans lequel évoluent les entreprises", souligne Roman Coste directeur général de CBRE, au vu de ces chiffres.

 

"Les propriétaires, confrontés à des utilisateurs potentiels indécis et exigeants, maintiennent des niveaux d'avantages commerciaux élevés", poursuit-il. Sur les trois premiers trimestres, ces transactions s'inscrivent toutefois encore en hausse de 13% comparé à la même période de l'an dernier, et ont porté sur 1.530.500 m2 de "demande placée" (ventes et locations).

 

Un taux de vacances de 7,1 %

 

Mais après un "excellent 1er semestre" (+24 % de janvier à juin), "l'été a été assez calme", note-t-on chez CBRE. Sur l'année, cette demande placée est attendue "autour de 2,1 millions de m2" selon les prévisions d'Immostat, qui table sur un rebond fin 2014.

 

L'offre immédiate de bureaux en Ile-de-France, après avoir grimpé de 9% l'an dernier, s'établit au 30 septembre à 3,906 millions de m2, stable par rapport au trimestre précédent. Le taux de vacance est de 7,1%. Selon DTZ, un taux de vacance de 7 à 8% représente un "seuil de fluidité" permettant de proposer sans attendre des surfaces aux entreprises à la recherche de bureaux.

 

Mais ici ou là, ce taux est encore élevé, comme dans le Croissant Ouest (Hauts-de-Seine hors Défense) où il est de 12,8% et à La Défense (11%), observe BNP Paribas Real Estate. Ce dernier pronostique même de "nouveaux ajustements" des loyers, pour les immeubles anciens des secteurs "sur-offreurs" de l'ouest parisien.

 

De fortes ristournes consenties par les bailleurs

 

Ainsi les mesures d'accompagnement (franchise de loyers, prise en charge de travaux) consenties par les bailleurs représentent-elles "17% du loyer annuel en moyenne sur l'ensemble de la région parisienne" note BNP Paribas Real Estate, contre 10% en 2007, qui avait été une excellente année pour le marché locatif francilien.

 

Ces mesures "devraient rester soutenues en périphérie, notamment à La Défense (23%), à comparer aux niveaux plus modérés dans Paris (14%)", comente Richard Malle, directeur de la recherche France de cette filiale de la BNP.

 

Le loyer facial - hors ces ristournes consenties par le bailleur, importantes à l'heure actuelle - moyen des bureaux de seconde main en Ile-de-France, s'élève à 309 euros hors taxes au m2 et par an.Il a été calculé sur la base des transactions réalisées au troisième trimestre (+2% par rapport au trimestre précédent).

 



Source : batirama.com / AFP

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