Les actionnaires du géant français du BTP et des services à l'énergie Vinci ont reconduit pour quatre ans le mandat du président du conseil d'administration de la société, Xavier Huillard.
Les actionnaires de Vinci ont choisi la stabilité : réunis en assemblée générale, ils ont largement approuvé le renouvellement du mandat de Xavier Huillard à la présidence du conseil d’administration pour quatre années supplémentaires. À 71 ans, le dirigeant emblématique prolonge ainsi son influence sur un groupe qu’il a profondément transformé, tout en accompagnant une gouvernance désormais articulée autour du directeur général Pierre Anjolras.
Une reconduction largement plébiscitée par les actionnaires
Le vote ne souffre aucune ambiguïté : 91,91 % des actionnaires ont soutenu le renouvellement du mandat d’administrateur de Xavier Huillard, préalable à sa reconduction à la présidence. Le conseil d’administration avait d’ailleurs clairement indiqué son intention de le maintenir à ce poste en cas d’approbation. "La résolution est adoptée et je vous en remercie", a sobrement réagi l’intéressé à l’issue du scrutin. Cette reconduction s’inscrit dans le respect des statuts du groupe, qui fixent à 75 ans la limite d’âge pour exercer la fonction d’administrateur.
Cette forte adhésion traduit la confiance persistante des investisseurs dans la stratégie menée depuis près de deux décennies par celui qui dirige Vinci depuis 2006, et en tant que PDG depuis 2010.
Une gouvernance réorganisée autour d’un tandem expérimenté
Si Xavier Huillard conserve la présidence, le groupe a amorcé une transition managériale. Depuis le printemps 2025, la direction générale est assurée par Pierre Anjolras, 60 ans, après une phase de co-pilotage entamée en 2024 en tant que directeur général opérationnel.
Ce passage de relais progressif s’est déroulé dans un contexte structurant, marqué notamment par la réorganisation des activités de construction, avec l’intégration d’Eurovia au sein de Vinci Construction.
Le maintien de Xavier Huillard à la présidence garantit ainsi une continuité stratégique, tout en laissant à Pierre Anjolras les leviers opérationnels afin de piloter la croissance comme les transformations à venir.
Un groupe renforcé et diversifié sous l’ère Huillard
Le bilan de Xavier Huillard à la tête de Vinci est celui d’une profonde mutation. Le groupe est devenu le premier exploitant aéroportuaire privé au monde, avec 72 plateformes dans 14 pays, incluant des actifs majeurs au Japon (Kansai, Osaka, Kobe) et au Royaume-Uni, avec notamment les acquisitions de Gatwick et d’Édimbourg.
Parallèlement, Vinci a consolidé ses positions dans les concessions autoroutières – une activité hautement rentable mais régulièrement critiquée – et accéléré son développement dans les métiers de l’énergie, devenus un relais de croissance clé.
Sur le plan financier, l’exercice 2025 illustre cette solidité : un bénéfice net stable à 4,9 milliards d’euros, malgré un contexte fiscal moins favorable en France, et un chiffre d’affaires en hausse de 4 %, à 74,6 milliards d’euros.
Source : batirama.com / AFP / Laure Pophillat / © DR / hbrfrance.fr