Les malfaçons du béton corrigées sur le réacteur de Flamanville

Les malfaçons sur le béton de l'EPR en construction à Flamanville ont demandé plusieurs mois pour être corrigées, mais la mise en service du réacteur est toujours prévue en 2016.

"On a eu des défauts c'est vrai. Ca a pris un peu de temps à réparer", mais ni le calendrier du chantier ni son coût ne sont modifiés, a indiqué le directeur du chantier pour EDF, Antoine Ménager, en marge d'une commission locale d'information qui réunit EDF et élus locaux.

 

Cette réparation, qui selon EDF a pris environ "trois mois", s'est terminée "début mai", a assuré M. Ménager. Il a ainsi confirmé partiellement des informations du Canard enchaîné évoquant "quatre mois" de réparation et des "trous de 42 cm".

 

"Ce n'étaient pas des trous, c'étaient des fissures" réparties sur trois zones de l'enceinte interne du bâtiment réacteur, a affirmé M. Ménager. Cette enceinte fait environ 50 mètres de diamètre et plus de 1,30 m d'épaisseur, selon EDF.I

 

l existait des "zones de béton qui étaient plus pauvres en gravier que ce qui est souhaité", a expliqué Guillaume Bouyt, chef de la division de Caen de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

 

Du béton de mauvaise qualité ?

 

"Les trous, c'est faux. Il y avait du béton de mauvaise qualité qu'EDF a enlevé, en prenant des marges, pour faire une réinjection", a-t-il ajouté. Selon EDF, Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier, n'a pas enfreint de règles.

 

D'importantes malfaçons ont déjà été détectées à plusieurs reprises depuis le début du chantier en 2007. EDF en a constaté en 2008, en 2011 (à deux reprises), en 2012. Et en 2013, le dôme du réacteur a été endommagé par la chute d'un engrenage.

 

Le chantier emploie 3.650 personnes dont 2.850 salariés d'entreprises sous-traitantes d'EDF, a indiqué M. Ménager. 19% de ces salariés sous-traitants sont employés par des entreprises étrangères, et il s'agit "à plus de 80%" de Portugais (soit environ 600 personnes), a-t-il détaillé lors de la réunion.

 

Ce chantier accuse un retard de quatre ans et son coût a presque triplé à 8,5 milliards d'euros.Il s'agit d'un des tout premiers EPR en construction dans le monde, avec celui d'Olkiluoto en Finlande et les deux de Taïshan en Chine qui sont les plus avancés.

 



Source : batirama.com / AFP

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