Bouygues renforce sa rentabilité en 2025 avec un bénéfice net de 1,1 milliard d’euros

Le groupe Bouygues affiche en 2025 un bénéfice net en hausse à 1,1 milliard d’euros, porté par l’amélioration de sa rentabilité opérationnelle. Dans la construction, le carnet de commandes reste à un niveau élevé.

Le mastodonte Bouygues, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a réalisé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6 %, et ce malgré la contribution exceptionnelle pesant sur les grandes entreprises, pour des ventes stables à 56,9 milliards d'euros (+ 0,2 %).

 

 

Des résultats jugés "très solides"

Le groupe Bouygues a enregistré en 2025 un bénéfice net part du groupe de 1,1 milliard d’euros, en progression de 7,6 %, tandis que son chiffre d’affaires est resté globalement stable sur l’exercice.

Le conglomérat français, maison-mère notamment de Equans, Colas, Bouygues Telecom et TF1, fait état de résultats jugés "très solides". Son résultat opérationnel courant des activités (ROCA), principal indicateur de rentabilité du groupe, progresse de 4,7 % pour atteindre 2,7 milliards d’euros.

Le groupe indique par ailleurs que la contribution exceptionnelle au rétablissement des finances publiques devrait peser à hauteur de 69 millions d’euros sur son bénéfice.

 

 

Un carnet de commandes toujours élevé dans la construction

Dans la construction – qui regroupe Colas, Bouygues Construction et Bouygues Immobilier – le groupe affiche fin décembre un carnet de commandes de 32 milliards d’euros, un niveau qualifié de "très élevé" et offrant une bonne visibilité sur l’activité. Ce volume recule toutefois de 1 % sur un an. Dans le détail :

– on note + 2 % en Europe (hors France) ;

– On relève une stabilité en France et - 4 % à l’international hors Europe.

 

 

Un dividende en hausse pour les actionnaires

Fort de ces performances, Bouygues prévoit de proposer à ses actionnaires un dividende de 2,10 euros par action, en hausse de 5 %, sous réserve de l’approbation lors de l’assemblée générale prévue le 23 avril, avec pour objectif de maintenir un niveau de rentabilité élevé.

Pour 2026, le groupe vise un chiffre d’affaires stable à taux de change constants, après une progression de 1,3 % en 2025. L’exercice écoulé a été marqué par un impact de change négatif de 580 millions d’euros, presque entièrement concentré au second semestre.

Bouygues entend également maintenir son résultat opérationnel courant à un niveau historiquement élevé. L’amélioration attendue de la rentabilité d’Equans devrait notamment compenser la baisse anticipée de celle de TF1 – pénalisée par les tensions sur le marché publicitaire linéaire – ainsi que celle de Bouygues Telecom, liée à une hausse des amortissements.

 

 

La crainte d'Olivier Roussat, le patron de Bouygues

Le patron de Bouygues, Olivier Roussat, a exprimé sa "peur" de voir s'installer pour "plusieurs années" la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises – reconduite en France pour 2026, compte tenu du niveau de dépenses de l'État – dans l’émission Ecorama sur Boursorama. "Nous pensions que l’exceptionnel porterait sur la durée. En réalité, il porte sur le montant, car cet impôt pourrait finalement s’inscrire dans le temps", a-t-il déclaré.

Le dirigeant estime que la participation des entreprises peut se comprendre, à condition qu’elle reste ponctuelle. "Que les entreprises contribuent de manière exceptionnelle à améliorer les recettes fiscales de l’État, pourquoi pas. Mais si, en parallèle, il n’y a pas de réforme des dépenses publiques, l’exceptionnel ne peut pas rester limité à une seule année", a-t-il ajouté.

Interrogé sur une possible reconduction du dispositif en 2027, Olivier Roussat a reconnu la redouter "sincèrement".

 

Comme plusieurs dirigeants d’entreprise avant lui, Olivier Roussat, ici en photo, explique que, selon lui, les entreprises utilisent plus efficacement leurs ressources que la puissance publique : "nous utilisons mieux l’argent de nos investissements que l’État ne peut le faire. Si l’on retire des moyens aux entreprises pour créer de la richesse, elles en créent moins, et il y en a donc moins à redistribuer". © Groupe Bouygues



Source : batirama.com / AFP / Laure Pophillat / © Bouygues Construction

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