Le pont-canal de la Somme attribué au groupement mené par Bouygues Travaux Publics

La Société du Canal Seine-Nord Europe a confié au groupement mené par Bouygues Travaux Publics la conception et la réalisation du pont-canal de la Somme, ouvrage clé du futur Canal Seine-Nord Europe.

La Société du Canal Seine-Nord Europe, l’un des ouvrages d’art majeurs du futur Canal Seine-Nord Europe appelé à relier les grands bassins fluviaux européens.

Le Canal Seine-Nord Europe, grand projet d’aménagement du territoire combinant performance technique, respect de l’environnement et sécurité, reliera à l’horizon 2032 Compiègne (Oise) à Aubencheul-au-Bac (Nord). Long de 107 km et large de 54 m, ce canal à grand gabarit constituera un maillon stratégique de la liaison fluviale Seine-Escaut, connectant le réseau français aux 20 000 km de voies navigables européennes. Il favorisera le transport fluvial, solution écologique et compétitive pour les marchandises, tout en renforçant l’attractivité des territoires. D’un montant supérieur à 7 milliards d’euros, ce chantier est financé par l’Union européenne, l’État français et les collectivités locales, sous la maîtrise d’ouvrage de la .

Le groupement réunit, pour la partie construction, , sa filiale Bouygues Travaux Publics Régions France ainsi que Razel-Bec. La maîtrise d’œuvre de conception est assurée par Egis, SBE, ISL Ingénierie, Lavigne Chéron Architectes et Signes Paysages, avec l’appui de l’ingénieur Michel Virlogeux.

 

Découvrez en images l'emblématique Pont-Canal qui franchira la vallée de la Somme. Cet ouvrage, d’une longueur de 1 330 mètres, prendra place entre Cléry-sur-Somme, Péronne et Biaches. Il sera le trait d’union du Canal Seine-Nord Europe entre ces communes. © Canal Seine-Nord Europe

 

 

Un ouvrage stratégique pour la continuité du canal

Franchissant la vallée de la Somme, l’ouvrage permettra d’assurer la continuité hydraulique comme la navigabilité du canal tout en s’insérant dans un environnement paysager particulièrement sensible. Le pont-canal développera une longueur de 1 330 mètres pour une largeur de 45 mètres, à près de trente mètres au-dessus du fond de vallée.

Le marché porte sur la réalisation d’environ 3,13 kilomètres de linéaire, comprenant le pont-canal proprement dit, deux avant-ports ainsi que des sections courantes du canal. Il inclut également la mise en œuvre des mesures environnementales et paysagères nécessaires à l’intégration de l’ouvrage dans la vallée.

Pièce structurante du futur axe fluvial, ce franchissement contribuera au développement du transport de marchandises par voie d’eau, dans l’objectif de renforcer les capacités logistiques tout en réduisant l’empreinte carbone du transport de fret.

 

 

Un ouvrage ouvert sur le territoire

Au-delà de sa fonction de franchissement pour les convois fluviaux, le projet prévoit l’aménagement d’espaces accessibles au public. Des cheminements piétons et cyclables d’environ 4,5 mètres de large seront aménagés et raccordés aux itinéraires existants, complétés par des points d’observation sur la vallée de la Somme. L’ouvrage a ainsi été pensé comme un équipement d’infrastructure mais également comme un nouveau lieu de découverte du paysage, susceptible de renforcer l’attractivité du territoire.

La conception du projet intègre un ensemble de dispositifs destinés à préserver et à renforcer la biodiversité locale. Le programme prévoit notamment la création de plus de 7,5 hectares de boisements, ainsi que la restauration ou l’aménagement d’environ 15 hectares de prairies et de milieux humides à partir d’essences locales adaptées.

Des mesures de protection de la faune seront déployées durant les travaux, tandis que des opérations de transplantation et de recolonisation végétale accompagneront le chantier. Parallèlement, la Société du Canal Seine-Nord Europe conduit l’aménagement de plus de 85 hectares d’espaces dédiés à l’environnement à l’échelle du projet.

 

 

Un ouvrage conçu pour dialoguer avec le paysage

Dans leur note architecturale, les équipes de , un ruban suspendu de plus d’un kilomètre accompagnant le paysage avec retenue : l’ouvrage reposera sur 34 piles supportant un tablier de 8 m de hauteur, culminant par endroits à près de 30 m au-dessus du terrain naturel. L’ensemble sera réalisé dans un matériau unique – le béton – utilisé aussi bien pour les culées que pour les piles et le tablier.

Ce choix du béton, préféré au métal, répond à la fois à des exigences structurelles et à une volonté d’inscription dans la tradition des grands ouvrages minéraux. Ce matériau, particulièrement adapté au support de charges importantes, sera produit directement sur site, avec des retombées attendues pour l’économie et l’emploi local.

 

 

Le projet représente un investissement global supérieur à 440 millions d’euros. La partie travaux est répartie entre pour 295,2 millions d’euros, et Razel-Bec pour 126,5 millions d’euros. La mission de conception confiée aux équipes d’ingénierie et d’architecture représente quant à elle 18,7 millions d’euros.

 


Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Lavigne Chéron Architectes

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